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29.02.2008

muflerie ...

vendredi : 29 février ...16 heures, j'entends diffusé sur les ondes : " Michèle Morgan, 88 ans aujourd'hui " - ce qui m'amène à deux réflexions, les années où classiquement, février n'a que 28 jours comptent elles ? ... par ailleurs, si Radio Classique (précisément) fait preuve d'une telle délicatesse, que pourrions nous entendre sur Radio Loubards ? ... ( Elle porte un autre nom, mais croyez moi, elle existe et même à plusieurs exemplaires ! )
Allez, tiens - n' hésitons pas, je viens d'envoyer un message à ce malotru afin de lui dire ce que je pensais de sa façon de faire car il semble bien qu'il n' y ait pas que les chefs d'états pour être grossiers et un homme qui cite avec une telle insistance la date de naissance d'une actrice est selon moi, le dernier des goujats !
J'ai eu la chance de ne pas être célèbre car encore quelques décennies et j' y aurais droit ! Faut-il en accuser mai 68 ? Non, puisque ceux qui sont contre ne se comportent pas mieux.
N'importe, l'éducation est devenue une notion complètement obsolète. Et la subtilité, bordel ! Vous n'avez pourtant pas l'excuse d'être un minet, Monsieur Pangon si j'en juge par votre photo ...

auto-flagellation.

Oui, et bien c'est clair : l'informatique, je ne suis pas tombée dedans quand j'étais petite pour la simple et bonne raison que ce n'était pas encore en vigueur.
Je me bats les flancs depuis une semaine pour rediriger un blog vers un nom de domaine que je viens de m'offrir tout simplement pour rendre mes chroniques de théâtre plus accessibles sur internet et d'évidence, moi y' en a être complètement nulle !
Comment disait Jospin chez les Guignols déjà ? ... " pays de merde ! " - et bien non, c'est planète de m ... qu'il faut dire. Le papier et le crayon ne suffisaient plus, il a fallu passer par un écran avec toutes les obligations que cela présuppose. Aïe ! aïe ! aïe ! ...
Bon, on ne va pas s'énerver, je vais bien finir par trouver LA solution mais dans l'intervalle : que de temps perdu ...
Du train où vont les choses, nos descendants à force de fixer l'écran verront de moins en moins clair (déjà que les djeuns se bouzillent les oreilles avec leurs MP3 collés en permanence sur les oreilles) et bientôt leurs jambes ressembleront à des rames à haricots à force d'oublier de s'en servir car on n'a pas encore inventé l'ordinateur sur lequel on pianote en courant. Cà viendra peut-être ? ...
Vous ne croyez pas qu'on est un peu cinglés ? ... Aliénés serait plus exact.
Inutile de se donner la peine de faire défiler en marchant au pas, puisqu' on est tous parqués dans une petite boîte dont la superficie s'amenuise au fil des ans, (because, le coût des loyers) assis bien sagement en face d'un écran.
Quel beau conte de fée !

28.02.2008

sélections de la semaine ***

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" Je m'appelle Marilyn " une pièce de Yonnick Flot, mise en scène par Smaïn au Théâtre des Variétés : 7 bd Montmartre 75002 Paris - Loc. 01 42 33 09 92 avec Virginie Stevenoot.

Marilyn, éternel fantasme des hommes : la poupée au corps parfait, à la chevelure platine, femme-enfant et vamp tout à la fois ! Même les gays en sont fous ...
Nous allons découvrir un lit blanc d'hôpital au pied duquel une poupée conforme à l'original est posée, dérisoire réplique muette, en réduction.
Dans l'intervalle Radio Luxembourg a annoncé la mort de Kennedy nous sommes par conséquent en 1963.
Le personnage au physique reconnaissable confirme qu'elle est bien Marilyn mais ici, personne ne veut la croire. Alors elle se raconte en une interview imaginaire, à la fois nerveuse et fragile, tour-à-tour confiante ou désespérée, rageuse aussi même, parfois. Elle a dissimulé dans un tiroir les pilules qu'elle est censée prendre car elle s'y refuse encore en un sursaut d'indépendance, et puis quand elle se shoote c'est à l'amour, non aux médicaments enfin ... plus maintenant !
Pour calmer sa paranoïa galopante, elle se raconte, avance des preuves, évoque ses anciens amants qui furent nombreux, mais comment aurait-il pu en être autrement ?
Les ombres de Clark Gable (qu'elle surnommait : Daddy), celle de Marlon Brando, de Sinatra, de ? ... vous savez bien, l'acteur-chanteur français ! ... d' Arthur Miller, sans oublier les frères non pas Karamazov mais Kennedy passent en une ronde que même Schnitzler n'aurait osé imaginer.
Pour réaliser son rêve : égaler Garbo, elle était prête à tout et puis quand on y pense, " le sexe, quel merveilleux moyen d'expression ! " Tant pis pour ceux qui croient avoir de l'esprit en évoquant sa marche horizontale. D'ailleurs, jouir ou jouer, il n'y a finalement qu'une petite lettre de différence ...
Seulement, voilà, plus on grandit et plus les rêves rapetissent.
Grâce à son talent, Virginie Stevenoot entretient l'illusion. Qui est réellement son personnage ? Marilyn est là sous nos yeux, évoquant son existence pour devenir de plus en plus réelle et quand la comédienne précisera : " Marie, c'est l'autre, moi je m'appelle Marilyn " elle nous a tellement touchés que sans hésiter, on décide de la croire.

S.A.
theatrauteurs.




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photo : Hugues Marcouyau.

" Ma colocataire est encore une garce " de Fabrice BLIND, Michel DELGADO et Nelly MARRE , Mise en scène : Anne ROUMANOFF.
au Palais des Glaces : 37 rue du fg du Temple 75010 Paris. (M° République)
Tél. 01 42 02 27 17


Que peut donc faire un télescope dans un salon, surtout s'il n'est pas braqué en direction du ciel ? Etrange ... Il semble pourtant que la belle Sasha soit une experte en utilisation télescopique. Elle a le coup de main, l'oeil et le bon !
Arrivée inopinée d'un beauf qui déclare être le propriétaire des lieux pour en revendiquer la restitution puisque le bail arrive pile-poil à expiration.
Confusion de dates (en apparence du moins). Pas folle la guêpe, Sasha voyant bien que le visiteur est sensible à son charme va essayer de récupérer la situation en faisant notamment passer Luigi (son petit ami) pour son frère et parviendra même a éloigner l'importun pour une durée qui s'avérera plus courte que prévu.
Tous les ressorts de la comédie boulevardière fonctionnent au quart de tour.
Répliques destinées à déclencher l'hilarité du public, retournement de situations, bref chacun joue son numéro avec bonheur mettant les spectateurs en joie.
C'est sympathique et même si on ne risque pas une hernie au cerveau, on passe sur place un moment agréable. A voir pour le simple plaisir, ce qui en ces temps moroses constitue une perspective à ne pas négliger.

S.A.
theatrauteurs.






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" En attendant le vote des bêtes sauvages " Opéra-Théâtre d'après le roman d'Ahmadou Kourouma publié aux Editions du Seuil.
Adaptation et mise en scène : Sugeeta Fribourg - Musique d' Alain Huteau.


Théâtre Silvia Monfort : 106 rue Brancion 75015 Paris (M° Porte de Vanves)
Tél. 01 56 08 33 88


L' Afrique au coeur de notre Histoire, à la fois lointaine et présente.
N'ayons pas peur de reconnaître que l'homme blanc s'est toujours cru supérieur à ceux à qui il imposait une civilisation extérieure au mépris des croyances et coutumes de ces peuples. Peuplades, rectifieront certains car la diversité créée parfois la division. Nous avons donc apporté ce que nous nommons culture, en une forme d'instruction hiérarchisée à ces êtres nus ou presque, leur imposant même notre religion sans nous soucier de leurs croyances initiales qui valaient bien les nôtres.
Ce faisant, nous avons toujours au nom de la Civilisation, dévoyé leurs goûts naturels en les incitant à couvrir leurs corps peinturlurés de vêtements, puis de décorations réelles ou fictives.
Leurs guerriers ont servi dans nos armées et certains sont morts pour des guerres qui n'étaient pas les leurs. Les diplômes, l'éducation militaire ont alors monté à la tête de certains qui, obnubilés par le chemin parcouru ont ensuite tyrannisé leurs frères.
Le texte d' Ahmadou Kourouma nous raconte tout cela et beaucoup plus encore car les racines ethniques ne disparaissent pas aussi facilement.
Musique et lumières (toutes deux particulièrement réussies) sont les deux éléments indispensables à la mise en valeur du texte et les situations font mouche.
Nous sommes ici à mi-chemin entre le conte humoristique et la chronique.
Koyaga ressemble à beaucoup de dictateurs africains dont la formation a eu lieu en Europe. Autre figure remarquable du spectacle, cette femme éternellement belle et jeune mais qui se déplace cassée en deux, en laquelle on peut voir une allégorie de l' Afrique éternelle ployant sous le joug extérieur qui lui est imposé. Elle restera la mémoire de ce qui fut, l'énergie de ce peuple et Anne Le Coutour a une voix magnifique ! Un autre personnage fera la liaison semblable à ceux qui mus par de bons sentiments et en dépit de racines différentes veulent intercéder. (le comédien aux traits gréco-latins et à la voix européenne est maquillé en noir).
Les choeurs figurent tout à la fois la foule et les bêtes sauvages qui, si besoin est revendiqueraient le droit de vote afin que l'identité des indigènes soit préservée.
Apprenons à respecter le caractère spécifique de l' Afrique, nous prédateurs blancs.
S.A.
theatrauteurs

Journal d'une femme de chambre ...

ae1bd72604ff7a7af9c5bdacc3540ef1.jpgIl y a peu de temps, la télé par le biais d'un cycle consacré à Jeanne Moreau nous a programmé le Journal d'une femme de chambre inspiré d' Octave Mirbeau.
La plupart d'entre nous connaissait déjà ce célèbre film de Bunuel et je pense que nous fûmes nombreux à le revoir.
Confier dans le même temps (ou presque) le rôle à une très jeune comédienne risquait d'être particulièrement scabreux mais après tout, pourquoi pas ? La valeur n'attend pas ... comme aurait dit Corneille et puis ceux qui vont au théâtre ne regardent pas obligatoirement la télé !
Je pris donc en fin de semaine dernière (puisque cela se déroule chaque samedi), le chemin qui mène au Guichet Montparnasse situé juste à côté de la tour du même nom et pour être plus précise au 15 de la rue du Maine. 75014 ...
Histoire de nous aider à patienter, une voix off fredonnait une rengaine très connue, lalala, lala ... laissant à chacun le soin de se remémorer les paroles.
Une grande fille blonde sortit bientôt d'une trappe comme le fond souvent les domestiques chargés de récupérer une bonne bouteille à la cave.
Comme elles sont deux à jouer ce rôle en alternance, ce soir là il s'agissait de Karine Ventalon. La jeune comédienne avait d'évidence travaillé sérieusement son rôle et je n'ai aucun reproche à lui adresser sinon qu'elle est presque trop clean pour le personnage. Certaines interprétations requièrent un minimum de vécu et cette sensualité canaille que l'on attendait de la soubrette lui fait quelque peu défaut mais peut-on le lui reprocher ?
Le choix d'un interprète relève de la responsabilité du metteur en scène et uniquement de lui. J'envisage donc d'assister à la seconde distribution et par conséquent d'y retourner afin de me faire une idée plus précise de cette réalisation. (Mise en scène, William Malatrat) La chronique définitive figurera sur theatrauteurs quand j'aurai récupéré la main. (comme on dit) - En attendant, si le coeur vous en dit, c'est à 19h. chaque samedi et ce, jusqu'au 3 mai.
Pour cela il suffit de composer le 01 43 27 88 61
... et comme je ne doute pas que vous soyez moins intransigeants que moi, vous passerez sans nul doute une bonne soirée puisqu'apparemment, tous les spectateurs autour de moi étaient visiblement ravis.
S.A

Ce jour d'hui ...

Pauvre (blo) gueuse que je suis !

J'ai flippé à mort en face de cette page blanche traversée d'une bande rouge, alors que sur Hautetfort; d'autres blogs avaient l'air intacts; cela tombait hyper mal car je venais de choisir la formule pro, avec option d' un nom de domaine que je reste infichue de mettre en place or apparemment, c'est à moi de le faire ! ... Pas très logique mais passons.
Par ailleurs, (à peine parano, la Simone) je m'étais une fois de plus payé la tête de Sarko mais là, je ne suis pas seule à le faire et s'il devait poursuivre tous ceux qui agissent ainsi, ça l'occuperait à temps complet - d'autant que contrairement à lui, je n'utilise pas l'insulte mais l'ironie.
Savoir s'il ne va pas rénover le crime de lèse-Majesté ?
- " Ah ! ça ira, ça ira, ça ira " ... ( çà tombe bien, La Lanterne, il aime ! )
Au fait, il a reculé sur le problème des CM2 et de la Shoah ... Cà lui apprendra à dire et faire n'importe quoi. Un président de la République se doit d'être responsable et surtout réfléchir avant d'agir. Là, je ne pense pas que cela soit le cas. Il fait exactement l'inverse de ce qu'il faut faire tout comme un môme ... On avait déjà vu qu'il avait oublié de grandir, mais quand même, il y a des limites à l'inconséquence.
Par voie de comparaison, Fillon se tricote maille à maille, une cotte de chef du gouvernement (Il était temps ! ) et si j'en crois le Canard plus déchaîné que jamais, au sortir du Salon de l' Agriculture et de son élégante algarade, le p' tit chef averti qu'il avait été filmé aurait déclaré : " Putain, quelle merde ! Il vont me faire chier avec ça ... " Toujours aussi stylé notre number one !
A contrario, son prédécesseur s'est offert un chaleureux accueil en ce même lieu et un vent de nostalgie a même soufflé sur le Salon. Le bon sens populaire ne dit-il pas que l'on sait ce qu'on perd mais jamais ce que l'on prend ?
Jacques Chirac n'était certes pas irréprochable mais avait une autre allure, évidemment. Ce dessin de Cabu figurant au même Canard, illustre bien la situation, non que je considère Nadine de Rothschild comme le nec plus ultra en matière d'élégance.

* Au fait, elle avait coûté combien, cette particule au baron ? ...
Je parle de l'ancêtre, bien sûr puisqu'il paraît que tout s'achète.

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27.02.2008

Le plaisir de l'attente.

af3e6567710bb0275dab5c628b754068.jpgL'attente aura duré 2 ans ... C'est la durée habituelle pour permettre à un livre à succès de se retrouver en format de poche.
Le pavé (1390 pages) est là, posé à gauche de l'ordinateur, couverture rouge et blanche.
Deux ans, cela passe très vite (la preuve !) et comme me le fit un jour remarquer un de mes amis " - le temps ne signifie rien pour toi."
Sans doute mais c'est peut-être une ruse que j'utilise contre le vieillissement ? ... On se défend comme on peut !
Bref, " Les Bienveillantes " de Jonathan Littell sont enfin en ma possession. J'ai laissé passer tous les commentaires (nombreux) qui n'avaient pas manqué de suivre sa parution (Goncourt 2006) ainsi pourrai-je tout à loisir me forger ma propre opinion une fois que j'aurai terminé celui en cours et que j'ai une fois de plus oublié sur l'étagère de mon armoire-lit, ce matin ! ...
Dans ces conditions il faudrait presque prévoir une lecture pour le jour et une autre pour la nuit or j'ai horreur de lire deux livres en même temps, de même que je ne vais jamais voir deux spectacles au cours de la même journée considérant que c'est du gâchis.
Tiens au fait, je me suis complètement trompée de lieu et de pièce pour ce soir. Heureusement que je m'en suis rendue compte à temps ! J'ignore encore si je gagne au change. Soyons fataliste : on verra bien !
Je me sens un peu perturbée depuis quelques jours et c'est sans doute pour me consoler que je suis allée me procurer ce livre ... Il me semble que ce serait ma première réaction si tout autour de moi s'écroulait : j'irais me réfugier entre des pages. Mes livres et mes chats, ce sont mes deux priorités en ce bas monde.
Aïe ! les quelques amis qui me lisent vont dire " et nous alors ? "
C'est différent, on sort de soi pour aller vers les autres, on reste avec soi quand on lit ou que l'on caresse la fourrure satinée d'un chat dont le ronron sécurisant a le même impact qu'un feu qui crépite dans la cheminée. Apaisement identique et puis gardons nous bien de comparer l'incomparable.
J'appréhende toujours un peu le mois de mars car, " ne soyons pas superstitieux, ça porte malheur ! " on entre dans le signe du même nom, or je suis bélier et les Ides de Mars ont toujours eu mauvaise réputation. Allons, allons ! restons rationnels ... En partant de ce principe, novembre ne vaut guère mieux. C'est ainsi que commencent les croyances : dans l'appréhension de ce que l'on redoute. Dans ces cas là, une seule solution, plonger dans un livre le plus captivant possible et oublier le reste. En principe, ça marche.

propos en vrac.

b943bf51382d3e2e1255bda7bb6fba4a.jpgHier soir, un Claude Chabrol pas vraiment mémorable sur France 3, " le maître " nous ayant habitués à mieux. Film sorti en 2002, déjà vu et oublié comme tout ce que je trouve inutile de mémoriser parce que n'en valant pas la peine.
Histoire d'une famille ayant des ambitions politiques et un passé encombrant.
Si l'on excepte la regrettée Suzanne Flon, tous ses autres partenaires ont été meilleurs dans d'autres films. Sur le plan dialogue : deux phrases ont attiré mon attention (je cite) " Depuis la nuit des temps, les gens vivent comme des faux-culs, c'est ce que l'on nomme la civilisation " ou bien " le temps n'existe pas, c'est un présent perpétuel." Ce film relativement court (moins de 2 heures) s'étire jusqu'à n'en plus finir par manque réel de ressort. Un petit coup de fatigue, Claude ? ...

Ce soir, je dois me rendre au Palais des Glaces pour le lancement de " Ma colocataire est encore une garce " mis en scène par Anne Roumanoff. Ce genre de spectacle ne correspond nullement à ma tasse de thé habituelle et je crains le pire mais l'attaché de presse a beaucoup insisté pour que je vienne alors, allons y ! ... C'est à République, mon ancien quartier et cela me rappellera des souvenirs dont je n'ai du reste nulle nostalgie si j'excepte le fait que me trouvant alors en plein centre de Paris, c'était plus pratique pour me déplacer.

Hier, Libé faisait sa une avec un titre coup de poing : Et la laïcité, nom de Dieu !
et oui, il fallait s'y attendre : l'actuel locataire de l' Elysée joue avec les allumettes. Les religions tout comme l'amour ont besoin d'intimité. Un coup de projecteur et on découvre les vices ... Actuellement les laïques convaincus de leur bon droit, constatent qu'ils n'ont pas été assez vigilants et les libres penseurs qu'ils s'étaient purement et simplement endormis sur leurs convictions.
Vous n'avez pas encore compris que Sarko 1er s'est fixé pour but de dynamiter tout ce que l'on croyait acquis en une révolution négative ? Il serait temps d'ouvrir les yeux !
Jadis, mes parents m'avaient précisé que si je voulais conserver mes amis, j'avais deux sujets à éviter : la politique et la religion, sujets brûlants par excellence.
Quand on est jeune, la sagesse ancestrale passe pour de la tiédeur ou pire, du ramollissement, les conseils existent pour qu'on n'en tienne pas compte ... alors imaginez au stade national !
La cohabitation pacifique des communautés est un leurre, voyez le Liban et le modèle de théocratie israëlien n'est certes pas à imiter. De toutes façons, ici, c'est impossible.
Les philosophes du Siècle des Lumières doivent bigrement se retourner dans leur tombe ...
Sur ce, bonne journée à tous !
Et oui, c'est comme ça, je m'en vais d'un seul coup, c'est dans mes habitudes. Un de mes amis m'avait même surnommée " Le Simoun " ( je me demande ce qu'il avait voulu dire ... eh ! eh ! )

26.02.2008

ça vous fait combien ?

Cool ... il faut que je me pose. C'est exactement ce que devrait se dire l'actuel président mais en est-il capable ? Actuellement et plus que jamais la névrose nous guette et quand elle s'installe il devient difficile de la déloger. Course en avant, encore et toujours, maximum de pression pour aller plus vite, les conditions sont requises et bien malin celui ou celle qui parvient à toujours passer au travers.
Il faut pour résister, avoir à son acquis un potentiel d'indolence qui n'est pas souhaitable. Qui n'est pas in est out : lapalissade anglicisée.
Jadis nos anciens cultivaient un rythme de vie qui correspondait à l'âge de leurs artères. Maintenant il n'en est plus question. Vieux est devenu une insulte ! Quant à la sagesse, il faut aller bien loin pour la dénicher puisqu'on ne retient plus que le radotage. Encore faudrait-il avoir envie d'écouter et nous n'en avons décidément pas le temps. L'être humain est devenu une toupie folle qui épuise son énergie avant de retomber définitivement sur le côté et comme l'on dit : pierre qui roule ... je vous fais grâce de la suite. Il me semble avoir lu quelque part que le naturaliste Buffon (1707-1788) affirmait que l'homme était fait pour vivre 130 ans, lui-même ne frôla pas le chiffre et il faut espérer qu'il s'est trompé dans ses calculs. D'ailleurs, nos centenaires actuels restent des exceptions. Une chaudière s'use plus vite si l'on en force la combustion alors du train où va le monde, progrès de la médecine ou pas nous restons loin du compte mais faut-il vraiment le regretter ?
En parcourant Libé de ce jour, je n'ai pas résisté à la tentation d'en extraire ce dessin de Willem, résolument d'actualité.

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Poor, poor Elisabeth ! On fait de ces rencontres, à notre époque ...

En manque dès que l'écriture fait défaut.

Au placard ! - Nous sommes lundi 25 février et je ne peux qu'écrire pour moi. (blog Hautefort indisponible)
j'en avais l'habitude jadis, avant l'invention des blogs. Je me levais même deux heures plus tôt le matin afin de pouvoir un peu écrire avant d'aller au bureau.
L'exercice a duré 20 ans, mes écrits (non relus car je n'en ai ni le temps ni l'envie) s'entassent dans une cantine pleine à craquer, à la cave. Cà sert à quoi, tout ça, allez vous dire ? Si je le savais ! ... Peut-être à ne pas vivre tout à fait pour rien.
Car si on veut bien y réfléchir, nous vivons avec des gens que nous ne connaissons pas, dont nous ignorons à peu près tout et qui emporteront leurs souvenirs (parfois oubliés) dans la tombe. A jamais -
Un jour, j'ai réalisé que je savais finalement très peu de choses de mes parents, que l'homme avec lequel j'avais vécu ne m'avait livré que de grandes lignes de son passé ... bref, que les jours, les mois, les années s'étaient consumés en même temps que leur existence et qu'il n'en restait plus rien. Ou presque ...
C'est l'éternel " tout ça, pour quoi ? " -
Les animaux, on sait toujours quand on les rend heureux. Les humains, jamais !
L'être humain triche en permanence. Avec lui, avec les autres. C'est ce qu'il nomme être libre ! Cet objectif l'amène parfois à changer de chaînes ... la fréquence du changement variant selon les individus.
Ce matin, je me suis levée très tôt - 6 heures ! - ce qui ne m'était pas arrivé depuis longtemps. A une époque, pourtant (quand je ne sortais pas le soir) mon horloge biologique était réglée sur 5 h.30. Logique, j'ai eu un grand père paysan. J'aimais les bruits du petit jour, le message matutinal des oiseaux ... même en plein Paris.
Ici, je n'entends plus rien puisque je me réveille plus tard. Je me dis souvent qu'il faudra un jour, revenir aux anciennes habitudes, plus naturelles donc plus bénéfiques.
Décision prise de créer ce nouveau blog le lendemain. Ce n'est tout de même pas une technique défectueuse qui va me réduire au silence, non mais !

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