29.03.2008

Il a fallu qu'un jour ...

" Il a fallu qu'un jour " je clique sur les liens préconisés par Teddy
http://atheologie.hautetfort.com
(serais-je devenue disciple ? Ce serait le comble !) pour me retrouver sur http://alberto.joueb.com
En principe, je ne m'égare pas en direction d' Alberto étant donné qu'il se réfère constamment à des références que j'ai écartées depuis longtemps car je suis persuadée que cela fausse l'esprit. Entrave sa liberté, en tous cas.
Et puis je tombe sur " La Reine des prés : dédié à Simone " ???
Quel honneur ! (mieux vaut préciser tout de suite que la flatterie déclenche immédiatement chez moi un système d'alarme) et autant vous dire également que je ne connais absolument pas le langage des fleurs et n'ai nullement l'intention de me renseigner.
J'ai effectivement, il y a quelques temps éliminé ses commentaires sur un autre blog car je trouvais que nous nous enferrions, lui et moi.
Pourquoi en effet, poursuivre des discussions vouées à l'échec et d'évidence, pour l'avoir maintes et maintes fois prouvé, Alberto ne sait pas s'arrêter !
J'ai déjà précisé " en long, en large et en travers " que j'étais agnostique et bien résolue à le rester car c'est la conséquence d'une longue réflexion.
Je ne fais fi de personne mais ne veux pas perdre mon temps.
Contrairement à ce que pense mon interlocuteur accidentel, je respecte les opinions politiques et religieuses des autres tout en précisant que je compte bien continuer à raisonner différemment.
Il est vrai, j'ai le sang un peu vif et la réaction prompte ! On ne se refait pas et puis j'ai l'éternité (ou néant si vous préférez) devant moi pour être enfin zen. Mais il n'y aucune urgence et dans l'intervalle, j'essaie de ne pas tricher.
Je viens donc d'assister à mon couronnement (avec ou sans épines ? ...)
Il fut une époque où il est vrai, j'ai joué les reines de tragédie, il faut croire qu'il en est resté quelque chose ... Ah ! ah! ah! Mieux vaut prendre cela à la blague.
Mais oui, voyons, je suis une divinité puisqu'un de mes copains d'enfance me comparaît à Athéna. Il faut dire que le pauvre garçon jonglait tant bien que mal entre un catholicisme qu'il aurait souhaité pur et dur (étant italien) et une trouble attirance pour les dieux et déesses de la Grèce antique. Ce fut mon Hippolyte quand je jouais Phèdre et il oubliait de me donner la réplique parce qu'il m'écoutait.(bis repetita concernant Britannicus et Agrippine) Evidemment, les foudres de la fille de Zeus suivaient immanquablement. Trève de plaisanterie, soyons un peu sérieux.
Alberto, je trouve très bien - parfait même - que tu sois devenu croyant si cela te rend heureux mais en ce cas, pourquoi sans arrêt te frotter à ceux qui pensent différemment de toi ? Par masochisme ? ... Par vain espoir de les convertir ? -
J'ai trouvé très triste que tu aies détruit ce tableau représentant une femme que tu as aimé tout simplement parce qu'un vulgaire " directeur de conscience " (quelle horreur ! ) te l'avait conseillé. " faut les détruire " - De quel droit te disait-il cela ?
Moi, confrontée à cette phrase, j'aurais immédiatement choisi le cadre le plus somptueux qui soit. Ta pensée est inaliénable.
Cesse de te référer à des textes que tu n'as pas écrit toi-même.
Ce jour là, le dialogue sera possible entre nous mais pas avant.

p.s. Bon, comme la semaine prochaine je serai envahie par les électriciens, je retourne à mes cartons ! Eh ! Alberto, au lieu d'essayer de m'évangéliser, tu ne veux pas venir me donner un coup de main ?
Lundi je débranche tout, qu'on se le dise ! bien que d'évidence, vous ne vous bousculiez pas trop au portillon pour commenter mes écrits ... Mais qui sait, au retour, j'aurai peut-être une surprise ?

28.03.2008

Ploum ploum tra la la 1947 Robert Hennion

photo exhumée spécialement pour Teddy, (comme promis) -

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Luce Feyrer & Gautier Sylla.

Si contrairement à moi, quelqu'un a eu la chance de voir ce film, j'aimerais connaître son sentiment.

27.03.2008

O, douce Rrreine !

Ah ! les lecteurs de Point de Vue, Images du Monde vont s'en donner à coeur joie ! Toute la génération élevée dans l'espoir insensé du prince charmant (n'en doutez pas, il en reste) va palpiter en feuilletant les magazines proposant moult images du séjour du nouveau couple présidentiel en Angleterre.
A part qu'ici, c'est l'inverse qui se passe. Carla Bruni n'a rien de Cendrillon et son mini-époux rien, mais absolument rien d'un prince charmant !
Facétieux, le Daily mail avait exhumé la photo de la dame dans le plus simple appareil alors qu'elle est arrivée tout de gris vêtue, boutonnée jusqu'au col, un bibi inspiré des années 50 sur la tête, souliers plats avec l'ancestral obligatoire sac à main à bout de bras. A en juger par la façon dont elle le tenait, il était évident que ce n'était pas dans ses habitudes, pas plus que de se soumettre à l'art de la révérence qu'elle avait dû plus d'une fois répéter mais comme dirait ma crémière : " faut c'qui faut ! "
Sarko toujours aussi élégant avait lourdement insisté sur l'habit à queue de pie qu'il avait commandé pour la circonstance mais une fois de plus, il est évident que son tailleur avait oublié des épingles dans le col ...
On ne touche pas la reine d'Angleterre, par conséquent, cette octogénaire descendit seule de son carrosse ayant juste pris la précaution de faire passer son invité devant elle, en guise d'éventuel amortissement sans doute ?
Bizarre, tout ce beau linge frappé d'armoiries se serre la main en conservant les gants ? (baisemain à Carla inclus.) Dans le passé, nous enlevions un gant avant de nous saluer mais ce n'était peut-être que moeurs en vigueur dans la roture et nous n'allons certes pas consulter Nadine de Rothschild pour cela !
Bref, Carla tout sourire semblait à l'aise et Nico fort peu.
Est-ce pour souligner l'indéfectible amitié franco-anglaise que l'un des chevaux de l'équipage se nommait Azincourt ? sans parler de la devise royale en langue française, ce depuis Henri V " Dieu et mon droit " située sur le blason surmontant le dais tapissé de moquette rouge et de fleurs. Effectivement, le sort de la France et de l'Angleterre fut longtemps lié ... Qui osera encore parler de " perfide Albion " quand le sang des britanniques et des français se mélangera sur la terre d'Afghanistan ? ...
Le roi dit " nous voulons " et Sarko 1er, " je décide."

25.03.2008

Avant, c'était comment ?

Depuis hier, je relis le contenu d'un petit carnet noir écrit en 1968, non pas régulièrement mais par intermittence ... Dommage ! La démarche me laisse songeuse ... c'est à peu près tout ce qu'il reste de cette époque et je constate avoir oublié beaucoup de choses et de gens ... Souvent il m'est impossible de juxtaposer un visage sur un nom. Il en est de même pour tout le monde, sans doute ? Ma mémoire a toujours été très sélective. Ce qui n'arrange rien.
M'ont ils oubliée, eux aussi ? Sans nul doute. Que reste t' il d'une vie, une fois que les personnes ont disparu ? Finalement, presque rien. La survenue des blogs a fort heureusement permis que plus de gens écrivent, se racontent, laissent des témoignages.
Mon père avait l'écriture facile et autant que je sache, il n'a jamais rédigé aucun journal. Il se contentait d'envoyer des lettres le plus souvent revendicatrices ...
En plus, il m'a eue très tard puisqu'il avait 51 ans quand je suis née. J'aurais aimé connaître sa vie d'avant et n'en ai grappillé que des bribes. Il en est de même pour n'importe qui. Dommage ... Certes, on ne peut tout écrire, certaines choses doivent rester enfouies surtout si on commence à publier ses écrits. Préservons jalousement nos jardins secrets.
N'importe, il convient aussi de ne pas devenir amnésique. Une vie bien pensée peut constituer un trésor incroyable ! Or, nous passons à côté de tellement de choses ... J'ai commencé à écrire le jour où je me suis dit que j'étais une vraie passoire. Ma mère comme tous les gens qui ont peu lu retenait tout, le moindre détail et vous ressortait tout cela, en vrac des années après. J'en étais éberluée car pour ma part, j'avais laissé courir ...
Il n'est que trop évident que deux personnes ayant vécu le même événement en même temps, ne mémoriseront pas les mêmes choses. Tout est filtré par le prisme personnel. Or le temps passe et les gens disparaissent ... On constate alors que l'existence est du sable qui fuit entre nos doigts.

22.03.2008

Et ... oui !

Une vague issue du Gulf Stream vient de me submerger (rassurez-vous, à bon escient) car ce courant chaud issu du passé est venu déposer un peu de baume sur mes plaies que je cache ... farouchement !
Un jour, avec la subtilité qui la caractérise (permettez moi de ne pas la nommer) une comédienne m'a dit : " si tu n'as pas continué à faire du théâtre, c'est que ce n'était pas essentiel pour toi " - J'aurais très bien pu plagier notre actuel président lors de son passage au Salon du Livre ... mais cette réplique m'était impossible à utiliser puisque je l'avais entendue de la bouche même d'un technicien de radio où j'ai effectivement passé dix ans.
Le théâtre est un feu qui nous consume et dont on ne peut se passer quoiqu'il arrive. Seul Prométhée enchaîné à son rocher pourrait comprendre ...
J'ai senti un plateau sous mes pieds pour la première fois alors que j'avais tout juste 7 ans et y suis revenue sans cesse, comme l'insecte vers la flamme d'une bougie.
On parle beaucoup actuellement de 1968 dont on célèbre l'anniversaire 40 ans plus tard en s'interrogeant sur l'héritage ... J'étais complètement immergée dans le théâtre à cette époque et comme j'habitais Rive Gauche, mon compagnon qui allait chaque semaine donner ses cours en province, dans ce Conservatoire où je l'avais connu était très inquiet de me laisser ainsi avec l'attraction que le mouvement contestataire pouvait exercer sur moi. Il trouva la parade immédiate en mettant une pièce en répétition afin que je ne pense plus qu' à cela. C'est ainsi que j'ai raté ma révolution ...
Les années aidant, j'ai acquis la conviction qu'il ne faut jamais rien regretter.
Je n'irai certes pas jusqu'à dire " c'était écrit " mais force est de constater que je suis devenue très fataliste.
Ce qui ne signifie nullement défaitiste faut-il le préciser ?
Quelqu'un m' a dit un jour que la devise des Rose-Croix (ne surtout pas confondre avec les rosicruciens a t' il ajouté ...) est " Fais ce que dois, advienne que pourra " - cela me semble constituer la sagesse même.

21.03.2008

Les toilettes du pape (Durée : 1h.35)

Film uruguayen de Enrique Fernandez & César Charlone.
avec César Troncoso, Virginia Mendez, Mario Silva, Virginia Ruiz.

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( - j'y vais et commente au retour ...)

Le film est parti d'un fait divers réel.
En 1988, Jean-Paul II est allé (entre autres) en Uruguay démarche et discours retransmis par toutes les télévisions, bien entendu.
Or ce périple dont certains attendaient beaucoup s'est soldé par un désastre économique pour les plus pauvres. Les médias ayant comme toujours brodé autour de l'événement, certains y ont crû et n'ont pas hésité à s'endetter persuadés qu'ils étaient que cette visite allait leur permettre de s'enrichir comme par miracle. La petite ville étant située à proximité de la frontière brésilienne, Beto et sa famille survivent de menu trafics de contrebande.
Sa femme Carmen, économise tant bien que mal un peu d'argent pour permettre à leur fille Silvia de réaliser son rêve qui consisterait à prendre des cours à Montevideo afin de devenir journaliste. Pas facile ...
Puisque télé et radios annoncent des visiteurs en masse toute la petite ville est sur le pied de guerre pour fournir la restauration que la nombreuse suite du pape ne manquera pas de consommer.
Beto lui a eu une idée géniale : construire des toilettes publiques et convertir sa femme et sa fille en dames-pipi ce qui selon lui, devrait s'avérer rentable. Branle-bas de combat, les voisins et amis aident à la construction des murs, et Beto finalement parvient à acheter un siège, l'amarre solidement sur le porte-bagage de son vélo et tente d'être de retour sur place dans les temps.
N'étant pas parvenu à emprunter la somme nécessaire il utilisera les économies destinées aux études de sa fille, persuadé qu'il pourra ensuite non seulement récupérer le capital mais faire des cadeaux.
Seulement voilà, les nombreux cars annoncés ne vont pas venir, les habitants consternés vont rester avec toute cette boustifaille sur les bras et pour le reste !!! ...
Bref, le fameux " aide toi et le ciel t'aidera " ne s'est pas justifié.
Pourquoi à l'instar de ces habitants ai-je été déçue ? Je m'attendais sans nul doute à une chronique anti-cléricale bien grinçante et d'évidence, le ciel m'a punie. C'est du moins ce que diront certains. On rit, certes - parfois - mais je demeure persuadée que le film aurait pu se révéler mille fois plus drôle.
N'est pas Claude Autant-Lara qui veut !

S.@

18.03.2008

retour ...

Là, je ne sais plus où donner de la tête (des doigts sur le clavier serait plus exact) le cousin Hautetfort est reparti avec une nouvelle formule que je ne maîtrise pas encore et à laquelle - même si je demeure allergique - il me faudra bien me soumettre.
Ici, en passant par S ..., j'ajoute des images sans peine alors que par ailleurs en utilisant F ... (vivement conseillé et imposé par les faits), c'est pour moi, actuellement galère. Peut-être parce que je n'ai pas encore l'habitude ? Pas tout compris. Possible.
Encore deux chroniques-théâtre à écrire et je serai de nouveau à jour. Ouf ! -
J'envie ceux que rien ne touche, qui n'adhèrent pas aux difficultés, les êtres sur lesquels les problèmes glissent comme la pluie sur les plumes d'un canard.
J'en ai rencontré quelques uns qui me regardaient réagir, complètement effarés, visiblement incrédules. Moi non plus, je ne les comprenais pas.
A l'époque où j'étais à la radio (n'exagérons rien, je ne faisais que sévir sur la bande FM mais cela a quand même duré 2 décennies) chaque petite heure d'émission me demandait plusieurs jours de préparation.
J'étais sur place, bien entendu une demi-heure au préalable et attendais 9 fois sur 10 que le technicien se pointe complètement essoufflé, 2 minutes avant que l'émission commence (quand ce n'était pas 2 minutes en retard) et j'étais censée trouver la situation normale ... Parfois je me dis qu'en dépit des apparences, nous ne vivons pas tous sur la même planète.

Petite réaction au sujet de l'actualité. Montée au créneau concernant les Jeux Olympiques de Pékin. On en appelle au boycott ... Les mêmes (ou presque) se sont insurgés en ce qui concerne le boycott du Salon du Livre parce que l'invité d'honneur était Israël. Ne me dites pas que les deux événements ne sont pas comparables. Les chinois ont massacré des tibétains et les israéliens massacrent les palestiniens. Deux peuples dont on ne respecte pas l'identité. L'indignation devrait être semblable or il n'en est rien.
Deux poids, deux mesures. C'était ma minute d'équité politique.

17.03.2008

Help ! help ! help !

Annoncé une foule de spectacles que je n'ai même plus le courage de commenter tant cette situation me perturbe.
J'ai ouvert ce blog en mesure de sauvegarde puisque d'inexplicables perturbations (surtout sur le plan de la durée) m'empêchaient de me brancher sur l'administration des deux blogs utilisés jusqu'alors,

http://theatrauteurs.hautetfort.com
ainsi que : http://eclats-de-dire.hautetfort.com

Pour le premier, je venais de soucrire à une formule Pro avec acquisition de nom de domaine afin de raccourcir l'adresse. D'évidence, l'un et l'autre sont liés puisque lorsque le premier ne fonctionne pas, le second fait de même.

J'ai tout payé par CB comme d'habitude et suis harcelée depuis par PayPal organisme dont j'ignorais jusqu'alors l'existence. Ai téléphoné à ma banque qui m'a conseillé de ne pas en tenir compte puisque pour eux, tout était en règle. (Il y a tellement de pirateries informatiques qu'il convient de rester prudent)

Voilà 3 semaines que les 2 blogs évoqués sont en carafe - ce qui m'est très préjudiciable le premier ayant une fonction professionnelle.
Je suis confrontée au silence et surtout au manque d'explications. Quelqu'un pourrait il éclairer ma lanterne ? ...

15.03.2008

Les Combustibles d'Amélie Nothomb

5656ad91aad3ee4b68c08d4c0d3d263b.jpg Théâtre Daniel-Sorano de VINCENNES
16 rue Charles Pathé - Métro : Château de Vincennes - R.E.R. Vincennes.
Du 12 MARS au 20 AVRIL 2008
du mercredi au samedi à 20h.45,
dimanche à 16h.

Mise en scène : Stéphane Cottin
avec Julie Turin
Michel Boy
Grégory Gerreboo


Nous fûmes nombreux à avoir lu " Les Combustibles " d'Amélie Nothomb et certains ont même assisté à ce qui fut la création de la pièce il y a quelques années, à l' Essaïon de Paris avec Arlette Théphany dans le rôle du professeur, ce qui n'avait pas manqué d'en surprendre plus d'un.
Ici, le rôle sera confié de façon plus logique à Michel Boy grand gaillard à la voix tonitruante qui résiste au froid tout en refusant d'enfiler un pardessus uniquement par principe.
L'action se déroule donc dans cet appartement envahi de livres (logique puisque nous sommes au domicile de ce professeur d' université) et des bruits de guerre parviennent jusqu'à nous. S'aventurer à l'extérieur équivaut à un acte de suicide. Pour compagnons cet homme a un ancien élève devenu à son tour enseignant et la dernière conquête de ce dernier à qui le vieil homme offrira une hospitalité pas tout à fait désintéressée. En période de guerre quand la faim et le froid se font pressants la seule chose qui distingue encore l'homme de l'animal est sans nul doute la faculté de lire afin que passe ce " temps libre obligatoire "
Le froid hivernal (nous sommes d'évidence dans un pays de l' Est et l'on pense immédiatement à l'ex-Yougoslavie) a consumé tous les meubles que les flammes ont dévorés un à un - puis, au risque d'y laisser sa vie, on a commencé par ramasser des planches que les bombardements fournissaient en détruisant les maisons.
Maintenant, que sortir est devenu quasi impossible, il ne reste rien ou presque sinon les livres, ces chers compagnons dont on a dit jadis que l'on ne s'en séparerait pas pour un Empire !
Inactivité et froid aidant, Daniel se recroqueville de plus en plus tandis que Marina insiste avec véhémence pour que ces ouvrages reliés fournissent le combustible indispensable à leur survie à tous trois. C'est alors que l'évaluation des oeuvres va commencer puisqu'il s'agit maintenant de " mesurer le poids des mots à la valeur d'une flamme ".
Apparemment, celle du professeur n'est pas encore éteinte mais va se révéler bien insuffisante à réchauffer la jeune femme qui oppose à ce cynique un évident esprit pratique. La vivacité de Julie Turin fait merveille dans ce rôle de victime qui n'en est pas une tandis que Grégory Gerreboo semble en comparaison un peu statique tant son personnage au fort penchant idéaliste est emprisonné par son admiration pour " le Maître " qui se transformera en agressivité après avoir surpris ce qu'il était censé ignorer ...
Une parenthèse musicale et chorégraphique (à découvrir) tombe à point nommé pour réchauffer l'atmosphère de cette pièce dont le cynisme s'il ne nous faisait tant rire aurait suffi à nous glacer.

Simone Alexandre

www.theatrauteurs.com

14.03.2008

bulletin de situation

Me voilà contrainte de poursuivre mes commentaires-spectacles sur ce blog alors que les théâtres et autres attachés de presse sans compter les lecteurs "lambda" avaient coutume d'aller les récupérer sur,
http://theatrauteurs.hautetfort.com dont j'ai voulu raccourcir l'adresse au moyen d'une formule pro afin qu'elle devienne tout simplement theatrauteurs.com or, pour une raison que j'ignore : cela ne passe pas !
Mes déboires stagnent depuis le 25 février et je n'en vois pas le bout.
Superbe illustration de l'incommunicabilité alors que nous n'avons jamais eu (théoriquement) autant de moyens de communiquer jusqu'alors. Quel monde d'aliénés sommes nous en train de construire ? Chacun se barricade derrière un répondeur, un écran pour lequel un pseudo a été choisi ce qui permet souvent de dire n'importe quoi en toute impunité (ou presque). Et pendant ce temps là, les pièces tombent dans les tirelires : bling, bling ! car désormais plus rien n'est gratuit ce qui était pourtant au départ, la gloire d'internet. Quelle utopie, allez-vous dire ? Cela ne pouvait pas durer. Evidemment.
Depuis maintenant un quart de siècle (déjà ! et oui ...) je hante les théâtres trois soirs sur cinq (merci de me laisser les week-end) activité absolument bénévole mais amoureuse du théâtre depuis toujours me déclare remboursée par le plaisir que je prends en y allant.
Durant deux décennies j'ai financé moi-même les émissions que je produisais sur la bande FM, achetant magnétos, K7 puis mini-disc. (mes invités ravis repartaient avec une copie de l'enregistrement, ce qu'ils obtenaient rarement en allant ailleurs)
Depuis quelques années, j'ai remplacé l'expression orale par l'expression écrite et une fois de plus, ce n'est pas moi qui fais défaut mais comme disait une chanteuse célèbre que je ne nommerai pas : " l'intendance ne suit pas."
C'est rageant ! L'amateurisme n'est pas un état de fait mais un état d'esprit contre lequel je me suis insurgée durant toute ma vie.
Ayant appris l'art théâtral avec un vrai professionnel (il n'y en a pas tant que cela) mais ayant besoin de gagner ma croûte j'ai préféré laisser tomber plutôt que me commettre avec des amateurs dont les approximations m'auraient fait souffrir ...
Toute mon énergie est canalisée en direction de l'écriture et je supporte très mal ces bâtons dans les roues qu'il me faut subir actuellement.
Bientôt trois semaines de perturbations, c'est un peu long, tout de même et durant ce temps là, je ne cesse de payer : nouvelle formule (apparemment inefficace) nom de domaine, nouveau blog ...
Belle illustration de l'expression : " cochon de payant ! "

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