15.07.2008

film, dehors ou dedans ? ...

069d564046cc508873cf7b1cebdac6ec.jpgAh ! et zut - encore un film annoncé (LE VOYAGE AUX PYRENEES) que je ne vais pas voir ... Cà m'arrive de temps en temps or j'annonce précisément pour me contraindre à sortir et malgré cela, parfois, ça foire !
Il y avait ce bouquin que je voulais absolument terminer (419 pages en 3 jours) autant dire que je m'y suis littéralement immergée.
J'ai même écrit mon commentaire par ailleurs (*) avant de refermer le livre. Comme décidément le thème me collait aux basques, en dépit des critiques pour le moins dénonciatrices, j'ai voulu regarder le film de Luc Besson, hier soir sur M6 ... Certes pas un chef-d'oeuvre ! L'héroïne était complètement hystérique.(coïncidence ou choix délibéré ?)
Vincent Cassel dans le personnage de Gilles de Rais était ridicule au possible, très " mignon " de Henri III ce qui détruisait tout le caractère redoutable du personnage, une simplification imbécile ayant transformé le Maréchal sodomite en vulgaire folle. Même John Malkovich n' était pas bon. Quant aux dialogues ces derniers étaient indéniablement d'une platitude consternante.
Tout ceci n'explique pas pour quelle raison j'avais cru mémoriser que Yolande d'Aragon - véritable deus ex machina du règne de Charles VII - avait lancé sur les routes de France, plusieurs Jeanne en même temps. En tous cas, si je l'ai lu quelque part, ce n'est pas chez Philippe Erlanger. Il convient par conséquent de faire amende honorable ma mémoire m'ayant joué un tour à quelques décennies d'intervalle. Ce qui m'apprendra à affirmer avant vérification. Autant pour moi !
Messire d' Orléans avait beau lieu de s'indigner, je lui adresse par conséquent mes plus plates excuses ...
Hier il a fait un temps superbe (c'est peut-être pour cela que je ne suis pas sortie ?) et aujourd'hui après une matinée pleine de promesses, le ciel se couvre de nouveau. Décidément, entre Paris et le soleil, c'est éternelleement " je t'aime, moi non plus. " Comme chaque année, à l'époque des vacances, je renoue avec cette ancestrale manie qui consiste à plonger dans un livre et oublier tout le reste. Ensuite, une lecture en amène une autre et les films suivent un schéma identique. Obsession provisoire car je ne me laisse plus jamais piéger. Un sujet m'intéresse ? ... Il convient alors de le presser comme un citron avant de passer à autre chose mettant ainsi au défi quiconque de me taxer de névrose obsessionnelle. La santé de l'esprit passe par l'indépendance. Comprenne qui veut. Je me suis tellement enferrée jadis que dès que je perçois l'ombre d'un piège, immédiatement je cherche la sortie.
Après les pétards avec lesquels les gosses nous ont cassé les oreilles depuis 2 jours, voici le toutou esseulé qui reprend sa consternante petite chanson. Pourquoi avoir des animaux si c'est pour les rendre malheureux ? Il m'arrive de regretter que la loi du Talion ne soit plus applicable.


(*) http://nouveauxeclatsdedire.hautetfort.com

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Commentaires

S'indigner, s'indigner... avec vous, je ne "m'indigne" plus de grand chose, vous savez ! Non, simplement, je m'interrogeais tout haut sur la validité de cette thèse que vous m'avanciez, concernant cette étrange multiplication de Jehannes. Et tant pis pour Messire Erlanger.
Je demande donc à Monsieur le Prévot de notre bonne cité de démonter séance tenante le bûcher qu'il avait commencé à faire dresser sur le parvis de la cathédrale en votre honneur ! Il fait assez chaud comme ça, non ?

Cela dit, je n'ai pas vu le film de Besson. Mais d'après ce que j'en ai lu ici ou là, sa version de la Pucelle est pour le moins aussi hard que personnelle. Et ce n'est pas votre point de vue qui va arranger les choses, dirait-on.

Ah, au fait : ne comptez pas sur moi pour vous taxer de "névrose obsessionnelle" ni de rien de ce genre !

Écrit par : Messire de Beaulieu exécrable, pardon... excusant | 18.07.2008

En me relisant (ça m'arrive et plutôt 2 fois qu'une) je constate avoir écrit éternellement de façon très particulière. L'éternité ne me suffisant pas de toute évidence. O lapsus ! Trouvant la démarche (involontaire) trop jolie ... je laisse en place. Merci de me signifier que vous continuez à me lire car mes blogs sont parfois bien muets. Heureusement que le compteur interne est là pour me rassurer. En effet, de tous les films tournés sur le mythe : Jeanne (là, je prévois déjà votre réaction) avec Ingrid Bergman, Jean Seberg, c'est encore la plus ancienne celle de Dreyer avec Falconetti qui reste la meilleure. Il faut dire qu'elle était aussi bien entourée : Antonin Artaud et le grand Sylvain - que tout le monde a oublié - qui jouait ce cochon d'évêque. Au sujet de ce dernier, il faut que je vous raconte une petite anecdote. Devenu professeur au Conservatoire, il était l'époux d'une Agnès à la cuisse fort légère et la dame prisait fort les élèves du Maître ... Sylvain s'étant offert un bâteau l'avait baptisé Louise. Un jour, se promenant avec l'un de ses élèves, il lui demande : " alors, tu as vu ma Louise ? ... Elle est belle, hein ? ... Tu es monté dessus ? " l'élève complètement écarlate, se met à bafouiller : " Oh ! non, Maître, vous n'y pensez pas ! " et Sylvain de conclure : " cochon, c'est mon bâteau. " - Encore une petite histoire leste qui me vaudrait le bûcher aux yeux des intégristes mais vous n'en êtes pas que je sache. D'ailleurs, j'ai déjà échappé aux flammes il y a 2 ans, rue d' Aix. L'épreuve du feu a donc été traversée et je ne cours décidément pas après les 2 autres (si vous voyez ce que je veux dire ? ...)

Écrit par : de simone à .... | 18.07.2008

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