« 2008-06 | Page d'accueil | 2008-08 »

31.07.2008

canicule

Pfff ! ... vais-je avoir le courage de sortir ? ... Ici (à domicile) c'est pénombre et ventilo. Hier après-midi, ça cognait tellement que je me suis demandée une fois dehors si je n'avançais pas en faisant du sur place ... J'ai eu cette même impression, il y a très longtemps à Toulouse alors que le cagnard tombait à la verticale. Seule une fille du nord-est était capable de s'aventurer avec une telle inconscience ... les volets des maisons étaient pourtant tirés de façon explicite et la sieste battait son plein.
Le problème est que je ne parviens plus à me lever tôt le matin pour profiter de " la fraîche " ... Un quart de siècle passé en sorties nocturnes a complètement faussé mon horloge biologique, moi qui me levais facilement à 5 heures 30 jadis ... Autres temps, autres moeurs !
Je viens d'annoncer une reprise d'un célèbre Ingmar Bergman par ailleurs et au moment d'aller voir le film, voilà que je cale !
Nous n'allons pas tarder à souhaiter la pluie ... qui d'ailleurs est annoncée.
Dans l'intervalle, il ne reste plus qu'à multiplier les aller-retour en direction de la douche. Sale temps pour les dragons ! ...

dd5b52ad1a1cded44aa85cb0d1e5f1e7.jpg
(soleil aux rayons X : c'est l'enfer !)

N.B. - zut ! je constate que j'ai laissé passer un concert (unique) en hommage aux castrats : airs pour Farinelli à St-Julien-le-Pauvre, hier soir à 20h.30 avec Nguyen Duy-Thông. (contre-ténor) castrat, haute-contre, contre-ténor ... la nuance est subtile. Au lieu de cela, j'ai connement regardé la télé : autant pour moi !

30.07.2008

Rive Gauche ...

Le Reflet-Médicis est un lieu que j'affectionne tout particulièrement, les salles y sont agréables et surtout, le cinéma est situé sur ma bien aimée rive-gauche, quartier dans lequel je vécus 15 ans au sortir de ma province.
Les loyers y sont désormais hors de prix et y trouver un logement n'est plus dans mes moyens, alors pour me consoler, j'y situe la plupart de mes loisirs ...
Tout cela pour vous dire qu'au sortir du film coréen vu hier, et un peu avant aussi car j'étais en avance, je me suis amusée à prendre quelques photos.
Les voici, j'ajouterai quelques commentaires un peu plus tard quand j'aurai suffisamment potassé mon Jacques Hillairet et consorts que je remercie au passage.
A + ...

87f0ca2f5c1940b51f97ef99878d29f4.jpg
(La fontaine St-Michel, bien sûr, lieu de rendez-vous par excellence ! ...)

Cette fontaine monumentale (26 mètres de hauteur et 15 mètres de large) symbolise le triomphe du Bien sur le Mal (nous dit-on) et représente St-Michel terrassant non pas le dragon comme je l'ai écrit par ailleurs ... mais le diable. Située au croisement du boulevard St-Michel et de la Place St-André des Arts, elle fit partie du plan d'aération conçu par le baron Haussmann à l'époque de Napoléon III.
L'emploi de matériaux polychromes (pierre, granit rose, marbre et bronze) est censé compenser le mauvais éclairage de l'emplacement.
La conception en revient à Gabriel Davioud, Flament, Simonet et Halo.
Elle fut inaugurée le 5 aôut 1860 et saluée par ce quatrain anonyme,

" Dans ce monument exécrable,
" On ne voit ni talent, ni goût,
" Le Diable ne vaut rien du tout,
" St-Michel ne vaut pas le Diable.

- un postulant évincé, sans doute ? ...



L' HOTEL de CLUNY, de l'autre côté (boulevard) on restaure actuellement ...
7a878f5157ec218ec926cae301bbd014.jpg

- ( Ah ! les bagnoles ... on devrait interdire le stationnement face aux monuments historiques, impossible d'éviter cet anachronisme révoltant. Dans ces cas là, j'aurais (presque) une âme de terroriste. Boum ! allez, dégagez ! )


Je parlerai des ruines gallo-romaines des Thermes de Cluny une autre fois, quand les travaux seront terminés. Contentons nous (si je puis dire) * de cet Hôtel des Abbés du Cluny dont le commun des mortels pourrait dire * que les locataires en question ne se mouchaient pas du pied. Il faut dire * qu'on les chouchoutaient à l'époque ... Mazette !

(" dire-dire-dire ", Oooh ! c'est dur-dur-dur, quand je me relis : m'est avis que je ne devais pas être complètement réveillée ce matin, quand j'ai écrit ça ! Heureusement que comme dirait John, " on n'est pas sur internet pour faire de la littérature " ...)

Construit en pur gothique flamboyant, le bâtiment est un remarquable spécimen de l'architecture civile de la fin du Moyen Age.
Jusqu'à la Révolution où il fut vendu comme bien national, il appartenait au grand monastère bourguignon qui le louait souvent à des hôtes de marque.
Parmi eux, (en 1515 seule date que nos écoliers retiennent ...) Marie d'Angleterre, veuve du roi Louis XII lequel décéda trois mois après leur mariage ... (elle avait alors 16 ans et lui 53) et soeur du redoutable Henri VIII .
François 1er l'ayant logée en ces lieux puis découvrant ses frasques avec le duc de Suffolk, les maria promptement avant d'expédier le couple en Angleterre ...
Le roi d' Ecosse, Jacques V y séjourna également en 1536.
Demeure royale s'il en fut, par conséquent.


83f0430cb74b224940a9d653de6c2578.jpg

- ( Prenons de la hauteur tant que les voitures ne volent pas ... )

d5cb6a6e16baf926c4ae673ab401453d.jpg

( En contournant le jardin, je découvre Montaigne, tranquillement assis depuis des lustres, sans doute ? Je ne l'avais jamais remarqué, comme quoi, on devrait toujours avoir un appareil photographique en poche, cela rend plus attentif. )

Adossé au square P.Painlevé rue des Ecoles, se trouve cette statue en bronze représentant Michel Eyquem de Montaigne. Le personnage est assis, jambes croisées et très étrangement, la pointe relevée de son pied droit rutile comme un cuivre que l'on viendrait tout récemment d'astiquer ...
Il paraît que les étudiants de la Sorbonne ont coutume de venir toucher le pied en question afin d'assurer le succès de leurs examens. Un de mes amis ayant écrit une pièce sur cet auteur laquelle a rencontré pas mal de succès, je crois qu'à son retour de vacances, il va être gentiment raillé ...
C'est amusant car j'ai vu une femme l'autre jour faire exactement la même chose en direction de la statue de Jeanne d'Arc qui se trouve juste derrière les grilles de St-Denys de la Chapelle.
Superstition quand tu nous tiens !

Voilà ! ce sera tout pour aujourd'hui.

Simone @

28.07.2008

Histoire de chattes (suite)

J' avais prévu d'aller voir un film ... suis sortie pour renouveler mon stock de papier destiné à l'imprimante. Il faisait tellement lourd que je suis revenue bien vite couver mon ventilo ... Dehors, pas un poil d'air ! En revanche, nous n'avons pas eu droit à l'orage annoncé. Sans doute a t-il eu lieu ailleurs ? ...
Demain, il devrait faire le même temps, j'essaierai quand même de voir le film annoncé. Ts' Eu ne cesse d'éternuer ... je me demande si je dois ou non l'emmener chez le véto ? ... Décidément, on ne peut jamais être tranquille !
En attendant, voici quelques scènes de la vie ordinaire,


p.s. 21h.30 : ça y est, il pleut, ouf ! ça va rafraîchir quelque peu.


342cc1cde4b834bfac4af83cee44307e.jpg

" Je pense, donc je suis ... " (Ts'Eu et non Lao-tseu)
- " bizarre, j'ai l' poil hirsute, là d'ssus. C'est la chaleur qui me décoiffe ! "


e977bcb87a8241ce6cafd49d2dbee443.jpg

- " Oh ! mieux vaut faire la sieste " ...

f6cb1bcd0a41c2cce6719fb5a2b427af.jpg

- " Intéressants, les journaux, aujourd'hui " ! (Salammbô dixit)

4ae8b8980f8c885db3024d671adc3d8e.jpg

" - Vous nous excuserez mais l'heure de la bouffe, c'est sacré " !

aa4d31d138b9464315b0ccb0ad8afd77.jpg

- Et la Simone, elle va dormir où ? ... dans le panier à chats, peut-être ?

NIGHT AND DAY (Bam gua Nat) Durée : 2h.25

c7d59628dcb2b039b4e217d5b8c18182.jpg Film coréen de Hong Sangsoo avec Kim Young-Ho, Hwang Soo-Jeong, Park Eun-Hye ...

Oui, et bien, après la chatte blanche, la chatte rouge ... Comme ça, la collection est complète !

Vous me croirez si vous voulez mais la scène de l'affiche ... je ne l'ai pas vue.
S'agissait-il d'une publicité mensongère (la pudeur des asiatiques étant connue) ou bien me suis-je un temps endormie ? ... Allez-savoir et quelle importance, du reste ! Sung-nam a dû quitter précipitamment la Corée afin d'éviter un emprisonnement pour avoir fumé de la marijuana.
Il est venu se réfugier à Paris où il descend dans une pension coréenne située dans le 14ème arrondissement.
Le hasard va lui faire rencontrer une ex-conquête qu'il ne va pas reconnaître tout de suite, ce qui bien entendu mettra la dame de mauvaise humeur ... Toutes les femmes sont un tantinet hystériques dans ce film ... elles ne peuvent pas se souffrir et ce sont des piailleries à tout bout de champ. Bonjour l'image de la femme asiatique discrète et soumise ! Comme notre homme est un tantinet cavaleur, les rivalités qui vont naître n'arrangent pas les choses ... Tout se compliquera lorsqu'il va tomber amoureux de Yu-jeong une jeune étudiante des Beaux-Arts qu'il va harceler tout en continuant de téléphoner régulièrement à son épouse restée au pays.
La construction du film est calquée sur le compte-rendu d'un journal intime et par conséquent, nous suivons les personnages au fil des jours ...
Rien de réellement torride dans toute cette histoire dépeinte sur un fond de nostalgie non dénué d'une ironique distanciation.
Un autre film de ce réalisateur devrait sortir sur nos écrans le 20 août prochain.

Simone @

472d99267988623dd1947f88b24156be.jpg
Sophie Dulac Distribution.

27.07.2008

La Chatte Rouge de Jean-Pierre Chabrol

7fa53f0bdf6070f8d21eec03763276ed.jpgComme vous pouvez le constater, le bouquin a souffert ... Les outrages du temps d'abord, le côté gauche est tout jauni ne parlons pas des pages qui semblent avoir effectué un périple à Venise tant elles sont gondolées du fait des lances de pompiers. Enfin ! il est quand même passé au travers de tous ces outrages, y compris des miens habituels car je ne sais lire un livre sans en casser la tranche ce qui permet à un oeil avisé de déterminer en arrivant chez moi ceux qui furent lus ou non. J'aggrave mon cas en surlignant le contenu d'abondance, ce qui explique ma préférence pour les formats de poche alors que je dédaigne les livres reliés qui bénéficient d'un respect distancié créateurs de doublons.

Mais je ne me déferais pour un Empire ni des uns ni des autres, bien entendu !

En fait, celui-ci faisait partie d'une série que je m'étais procurée dans la perspective d'interviewer l'auteur qui se produisait au Théâtre Grévin en février 1988, le billet d'invitation se trouvait toujours dans le livre ...

En règle générale, les auteurs se plaignent des journalistes qui ont coutume de leur poser des questions bateau sans avoir lu une seule ligne d'eux.
J'ai donc voulu pallier une éventuelle vachardise mais étais encore en dessous de la réalité.

Jean-Pierre Chabrol à l'époque, donnait des cours aux élèves journalistes de la rue du Louvre, c'est du moins ce qu'il m'apprit en me voyant brancher le Marantz que j'utilisais à l'époque. J'ai commencé à faire de la radio fin 83 et traqueuse de tempérament n'avait pas une grande expérience de ce genre de situation que je rôdais à la fois sur le tas et sur le tard ...

Histoire de me complexer à mort, le bonhomme ajouta même (je cite) " Jacques Chancel est le plus mauvais journaliste de France " - Je m'étonnais bien entendu et il me précisa aussitôt : " Vous n'avez pas remarqué qu'il ne pose que des questions fermées ? " C'était pourtant vrai mais j'avais oublié de lui dire que mes " interviews " étaient en réalité des entretiens ce qui présupposait un minimum de sympathie réciproque. Cà commençait mal ...

L'échange se déroula malgré tout à une anicroche près car j'avais malencontreusement posé une question ... "fermée" et il me rétorqua aussi sec,
- " Qu'est-ce que vous voulez que je réponde à ça ? "

Paix à ses cendres mais c'était tout de même un fameux putain de salopard !

Voilà pour l'homme. Le conteur lui, était excellent et l'auteur maintenant que le temps a passé m'arrache des éclats de rire (et non de dire) de chapitre en chapitre.

Les halles actuelles n'ont plus aucune ressemblance avec ce qu'elles furent jadis. Cet endroit qui abrita si l'on remonte très loin dans le temps, la célèbre Cour des Miracles, où tourna le pilori ce, du règne de St-Louis, jusqu'à la Révolution ... comportait une (et sans doute plusieurs) taverne(s) galante(s) que d'aucuns nomment bordel, celle-ci, baptisée La Chatte Blanche sous l'ancien régime, devenue La Chatte Rouge après que la Bastille eût été prise. (Les anglais n'ayant strictement rien à voir dans l'histoire)

L'action se situe après la dernière guerre alors que les jours de cette sorte d'établissement étaient comptés du fait de la dénommée Marthe Richard.
Là, s'y chantait depuis le XVème siècle,

" Venez en aide aux pauvres dames !
" Sans la baguette d' Adam,
" Leur chemise brûle
... "

Et comme Eros et Thanatos vont toujours de pair,

" A la Fontaine des Innocents,
" Lonfa maluré dondaine
" La mort rit de toutes ses dents,
" Lonfa maluré longtemps
... "

La rue de la Grande Truanderie se situe toujours à l'angle de l'église St-Leu car jadis il n'était pas rare qu'un bordel fut accolé à une église. Allez savoir pourquoi ?

Bref, Jean-Pierre Chabrol nous décrit avec truculence cet univers où " la chaleur des misères qui transpire, pue mais ne se vend pas. " en dehors du métier, bien sûr ...
Voici une petite anecdote pour vous donner un faible aperçu du ton employé,

- " Vous connaissez le marchand de parasols ?
- " Oui.
- " Et bien, il vend des parapluies maintenant !
- " Y' a du malheur pour tous.
"

Et 276 pages de bonheur assuré !
Après, on viendra me dire que je suis rancunière ...

24.07.2008

dans le quartier des Halles - I - (à suivre)

a589ff8fc00371559c227591a3c3c3cb.jpg

... (un peu plus joyeux et fréquenté que sous la pluie, évidemment.)

Erigée pour fêter l'entrée solennelle à Paris du fils de François 1er, (Henri II) cette fontaine était antérieurement située à l'angle de la rue St-Denis et de la rue aux Fers (actuelle rue Berger).
Conçue par Jean Goujon sur un dessin de Pierre Lescot, le sculpteur Pajou réalisera la quatrième face en 1788, prenant pour modèle la statue de la Paix de Goujon qui se trouve actuellement au musée du Louvre.
En 1810 des bornes sont ajoutées aux quatre coins afin que les porteurs d'eau à bretelles puissent s'y approvisionner.
En 1858, un square étant créé pour remplacer le marché, la fontaine est à nouveau déplacée de quelques mètres afin d'être implantée au centre et Gabriel Davioud ajoute un piédestal à six vasques sur chaque face.

N.B. " La fontaine des Innocents " est le titre d'un roman de Max Gallo.


f49d93834682702185c2f5805826b5ca.jpg

(St-Eustache vue d'une allée ombragée.)

La première pierre fut posée en 1532 mais la construction fut lente faute d'argent puisque l'église St-Eustache ne fut consacrée (encore inachevée) qu'en 1637 par le premier archevêque de Paris, Jean-François de Gondi.
L'édifice est de structure gothique alors que le décor est de style Renaissance.
Ses proportions la font considérer comme le plus beau monument religieux de Paris après Notre-Dame. Ses vitraux datent de 1631.
S'y trouvent le tombeau de Colbert et une superbe Vierge de Pigalle.


aa8e738060e4384fc57adb63b6237311.jpg

( ... la même, sous un autre angle)

ddde6d2df8bb84b3ec2839ca8c93907b.jpg

rue St-Denis, l'église St-Leu-St-Gilles à l'angle de la rue de la Grande Truanderie.(tout un programme !)

Si l'on en croit Jacques Hillairet auteur de Connaissance du Vieux Paris aux Editions Rivage, la rue St-Denis fut pendant longtemps, " la plus longue, la plus belle et la plus riche de Paris."
La réputation actuelle est tout autre car si un provincial s'enquiert de la rue aux putes gageons que le lieu sera cité.
Son tracé remonterait à l' An de Grâce 750.
On y trouve l'église St-Leu-Saint Gilles que l'on aperçoit mais la rue étant étroite et les boutiques environnantes un peu trop actuelles cela la rend difficile à photographier.
L'édifice fut remanié à diverses reprises au cours des siècles et il ne reste de sa reconstruction de 1320 que la façade et la nef.
Bien entendu, je n'ai fait que passer !

Pour ceux qui voudraient s'imprégner de façon ludique de l'atmosphère des Halles, lire " La Chatte Rouge " de Jean-Pierre Chabrol édité chez Gallimard (folio 796)


46a51448228316747cfb395ed1724d4c.jpg

la bourse du Commerce avec à gauche, la colonne astrologique.

L'ancienne Halle aux grains fut ravagée par le feu en 1854 et le bâtiment attribué à la Chambre de Commerce de Paris qui chargea l'architecte Henri Blondel de transformer ce lieu qui allait devenir l'actuelle Bourse du Commerce. Il modifia la coupole et rhabilla l'ensemble du bâtiment qui est classé monument historique depuis 1986.
(Bizarre, moi ça me fait penser à une énorme soucoupe volante ! ...)
La Colonne astrologique ou Colonne Médicis située à gauche de l'édifice, fut construite par Bullant et appartient à l'ordre toscan par son chapiteau et à l'ordre dorique par son fût. Hauteur : 27 mètres, diamètre : 3 - sa surface présente 18 cannelures, séparés entre elles par des arêtes dentelées, sur lesquelles on voit encore le monogramme d'Henri II. Elle contient un escalier à vis de 147 marches, éclairé par quelques étroites barbacanes.

Simone @

suite au prochain numéro.

LES PROIES (El rey de la montana) Durée : 1h.30

96c893c5d8f846fdf0a37969086096f7.jpg
Film espagnol
de Gonzalo Lopez Gallego.
avec Leonardo Sgaraglia,
Maria Valverde, Thomas Riordan, Andres Juste, Pablo Menasanch, Francisco Olmo.


J'ai un peu tardé à écrire le commentaire de ce film vu il y a 48 heures ... En réalité, je ne parvenais pas à décider s'il m'avait plu ou non ... Cà arrive, parfois !
C'est un film à suspens puisqu'il s'agit d'une impitoyable course poursuite et je suis restée spectatrice de bout en bout. Logiquement, l'angoisse aurait dû me gagner ... non, j'étais seulement curieuse de connaître la suite. Il y a juste la disparition d'un personnage que je n'avais pas prévue ... je ne vous dirai pas lequel pour ne pas casser la découverte. Sinon la métaphore finale du chien moins féroce que les humains m'a parue irréaliste au possible car on ne dresse jamais un animal sans modifier son caractère initial. Or celui là était conditionné pour la chasse à l'homme. Le découvrant, il pouvait difficilement le gratifier de léchouilles ...
On pense à certains films de Gus Van Sant même si l'impression n'est pas immédiate et aussi aux Chasses du Comte Zaroff, bien évidemment.
Léonardo Sbaraglia est un beau mec, du genre que l'on aimerait rencontrer dans une station service ou ailleurs ... bref, le film se laisse voir avec plus ou moins d'émotion mais là, c'est je pense, une affaire personnelle.
Pour tout vous dire, je suis un peu saturée de toute cette violence gratuite, résolument à la mode dans le cinéma actuel et que j'estime lourde de conséquences sur non seulement les jeunes esprits, mais tous en général.


Simone @

d02a5c8f8bb16d3ae25e154912db7bbc.jpg
Wild Side Films

21.07.2008

Promenade au jardin du Luxembourg ...

Le temps était (presque) beau ...

6d23b0ac88b505f2094070eb9548de46.jpg

Palais du Luxembourg.
476ef130f907b923bddfd70a47837049.jpg
Depuis 1613, il s'en est déroulé des évênements en ces lieux ! ...
fb4fd1f27926dc937450ecdb363183ba.jpg
La fontaine de Médicis, construite en 1620 par Salomon de Brosse.
1f54e57a2ec08cace5f1f1cbced844e6.jpg
monument d'Eugène Delacroix, oeuvre de Dalou
6ef4ac42d4af46410b9768845816e9e2.jpg
une statue dans son écrin de verdure ...

et puis la découverte complètement contemporaine, celle-là !

6ff09bf3699d398cff4a669d78c97dac.jpg
sculpture de Philippe Seené
http://p.seene.free.fr
car il vaut le détour !

Peut-être demain, ferai-je un saut à Paris-Plage ? Tout dépendra du temps !

La cérémonie de Claude Chabrol sur TMC, dimanche 20/7 : 20h.45

ef1a4be7e4ace70d0c95748042c1a4a5.jpg
avec Isabelle Huppet,
Sandrine Bonnaire, Jacqueline Bisset, Jean-Pierre Cassel, Virginie Ledoyen, Julien Rochefort, Dominique Frot, Jean-François Perrier, + ...


Glauque ce film, très, très glauque et par conséquent, du meilleur Chabrol ...
Esprits influençables s'abstenir !
Tourné en 1995 le duo Isabelle Huppert / Sandrine Bonnaire peut encore se permettre de jouer les sales gosses.
Jacqueline Bisset est absolument magnifique et nous retrouvons le Jean-Pierre Cassel que nous aimions.
Claude Chabrol aime planter des banderilles en milieu bourgeois.
Il ne va pas s'en priver ici, nous montrant ces nantis de province, convaincus de leur tranquille supériorité. Ils viennent enfin de trouver une nouvelle domestique en la personne de Sandrine Bonnaire au mutisme à la fois inquiétant et commode, le second sentiment l'emportant sur le premier.
De prime abord cette perle mutique donne satisfaction et puis peu à peu, Georges Lelièvre (Jean-Pierre Cassel) va avoir conscience que quelque chose ne tourne pas rond ... D'autant que cette Sophie choisit bien mal ses fréquentations, une en particulier : Jeanne (Isabelle Huppert) postière de son état, soupçonnée d'ouvrir lettres et paquets.
Or le comportement bizarre de la domestique a une explication, elle est analphabète et le cache jalousement d'où quelques problèmes - complexes refoulées qui à la longue, vont déboucher sur la haine encouragée en cela par cette âme damnée de Jeanne. Tout ira de mal en pis jusqu'à la curée finale.
Ici, le sulfureux réalisateur nous présente les deux faces de la société, d'un côté celle qui a pignon sur rue, aisance et valeurs morales et de l'autre ces deux filles complètement larguées qui ne connaissent pas le remord car ne distinguant aucunement ce que l'on a coutume de désigner par : bien et mal.
Quand le film s'achève on s'avoue un peu secoué, quand même ...


Simone @

9572d3bcc373ad485bd3d7c904866e38.jpg

19.07.2008

FOOL MOON (Durée, 1h.30)

Film français de Jérôme L'Hotsky.

avec François Morel, Bruno Salomone, Artus de Penguern, Christine Citti,
Elise Larnicol, Christophe Alévêque, Ged Marlon, plus ...

90dfc44cbca05bf68c3364fbd16c1e28.jpg
Zelig Films Distribution

Quand on a un chagrin d'amour et encore quelques illusions à perdre, il n'est pas rare que l'on se rapproche des amis ou supposés tels ... Ensuite, expérience aidant on relève le pont-levis et on attend que ça passe !
Apparemment, Tom (Christophe Alévêque) a choisi la première solution et emmène tous ses copains à la campagne. Comme ils se sont tous connus à Science Po ce week-end en Bretagne doit se dérouler avec l'interdiction formelle de parler politique. On constatera que ce n'est pas si facile que cela. D'ailleurs, rien n'est aisé entre eux. Une consigne mal comprise fera qu'ils n'ont rien à manger, tout le monde ayant apporté à boire ce qui donnera lieu à quelques scènes pour le moins arrosées. Un détail n'était pas prévu, c'est une nuit de pleine lune et certaines superstitions perdurent en ces lieux.
Les échanges amicaux vont tourner rapidement au vinaigre et un couple d'autochtones va leur jouer une autre version d'apocalypse now.
Tout ce à quoi nous assistons est tellement atroce que le spectateur ne peut que se réfugier dans le rire ce qui ne change rien à la conclusion, à savoir que les projectiles ont volé bas, très bas et qu'au final on aurait peut-être mieux fait d'aller voir un autre film.


Simone @

Toutes les notes