27.09.2008

fulgurance télévisuelle

Hier, au cours d'un zapping je tombe sur une interview - mieux vaut que je continue à ignorer le nom de celui qui prononça cette phrase - au sujet du Nabucco qui doit se jouer ce soir au Stade de France car mes oreilles incrédules entendirent ceci,

- " Si Verdi vivait actuellement, ce serait le Johnny Halliday local " ( ! ! ! )

Confrontée à une connerie aussi abyssale, il n'y a plus rien à ajouter.

26.09.2008

FAUBOURG 36 de Christophe Barratier

Bon ! l'icône image est inactive et le bouton " aide " se trouve situé à l'extérieur de mon écran. Tout va bien !

Inutile d'insister, l'ajout d'image est dans les choux ... je troque Safari pour Firefox histoire d'avoir accès à l' aide.

(vous ne pourrez pas dire que je ne vous tiens pas au courant à mesure ! )

fbg.36.jpg Et voilà, la preuve est faite, obligée d'abandonner Safari (mon petit chouchou) bien plus cool que Firefox mais on ne m'a pas demandé mon avis ! cochon de payant, va !
A +


J'espérais un chef d'oeuvre et suis tombée sur un chromo.
Bien sûr, on ne pouvait reconstituer le Paris des années 30 qu'au moyen de décors mais ces derniers sentaient le trucage à plein nez ! Le caractère farouche de nos aînés qui rougiraient s'ils voyaient les comportements actuels m'a semblé pour le moins folklorique, assez " plan-plan " pour tout dire. Rien que des stéréotypes !
On patauge dans la carte postale à 2 sous. Gérard Jugnot fait du Jugnot et du pire. Pourtant je l'ai vu sur scène il n'y a pas si longtemps dans le rôle de Ste Beuve et puis témoigner qu'il est capable d'être sobre quand il veut ou quand il est bien dirigé mais là, c'est une autre histoire ... Clovis Cornillac est égal à lui-même mais sans plus. Pierre Richard utilise toujours les mêmes tics, c'est sans appel.
Celui qui m'a bluffée, est Kad Merad que j'ai trouvé ici remarquable et la découverte est bien entendu la très jolie Nora Arnezeder.
Bref, sur le plan interprétation tous les comédiens, y compris Bernard Pierre Donnadieu ont fait ce que l'on attendait d'eux sur un film d'un académisme assez consternant. On espérait la subversion, on a eu le mélodrame.
Marcel Carné peut dormir en paix, Christophe Barratier ne fera aucune ombre à sa mémoire. Vous allez dire que j'ai la dent dure ? Non, je suis déçue.


Simone @

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25.09.2008

légère pagaille ...

Il n'y a pas quelqu'un qui pourrait m'expliquer ce qui se passe en ce moment ?
C'est la pagaille dans mon ciel astral ? ... Zeus se désintéresse de moi ? ...
Nom de d' là ! - Hier, je me suis fait une douce violence pour aller voir une pièce que je ne nommerai pas, suis tombée en pleine représentation destinée aux scolaires (le mercredi, c'était prévisible). Oh ! les pauvres gosses, ils ont dû souffrir ... Pas autant que moi face à ces deux nanas qui roulaient des mécaniques. A croire qu'elles avaient effectué toutes les répétions chez Moune. Chauve qui peut comme aurait dit Yul Brynner !
Autant je suis la première à défendre les gays quand ils sont attaqués, autant j'exècre cet extrémisme caricatural. Bon, passons !
Ce matin, brusquement plus de téléphone, plus d'internet. Le service de dépannage d' orange m'a expliqué qu'il fallait que je débranche régulièrement ma live-box afin de la purger. V' là aut' chose ! ... Toujours ce fichu progrès qui donne surtout l'impression que ce sont les complications qui progressent à la vitesse grand V.
Tout à l'heure, histoire de me changer les idées, j'irai voir FAUBOURG 36 j'ai tellement entendu parler du Front Populaire comparativement auquel MAI 68 fut un pétard mouillé ... que j'aimerais me faire une opinion. Ce ne sera jamais que celle du réalisateur il est vrai, lequel vu son âge ne peut qu'avoir une vision lointaine et forcément déformée de l'événement. Inutile d'annoncer le film par le biais de photos comme d'habitude puisque j'ignore si dans le contexte actuel, elles seront visibles d'un autre écran que le mien.
A part ça, tout va très bien madame la marquise. Comme chaque matin, j'ai fait le tour de mes blogs préférés ... risqué un commentaire ou deux. Finalement et à peu de choses près, ce sont toujours les mêmes qui participent. Ceux qui se contentent de lire sont ils plus prudents que nous ? ... Bien possible ! Tout dépend des sujets évoqués et puis autant s'exprimer tant que nous le pouvons encore, non ?

22.09.2008

En attendant ...

Peut-être devrais-je adopter la formule utilisée par Pascal Mérigeau dans le Nouvel Obs' et parler de plusieurs spectacles au fil d'un même papier ?
Je ne pense pas que cela pourrait satisfaire les attachés de presse puisque j'ai toujours écrit une chronique entière par spectacle. Pour une raison que j'ignore mais peut-être est-ce moi qui ne maîtrise pas l'actuelle formule en vigueur sur Hautetfort (?) dès que je mets en place des images, je ne peux plus ajouter de texte et j'ai effectivement repéré que certains disposaient les photos, après)
Il fut un temps pas si lointain (la saison dernière ...) où cela était encore possible puisque j'annonçais par le biais de visuels avant que le commentaire suive.
Ah ! et puis zut : autre temps, autres moeurs: n'importe, tout va trop vite et perturbe quelque peu mon rythme d'intervention.
Décidément, on prend aisément des habitudes en ce domaine comme en d'autres ...
Bref, me voilà une fois de plus avec des chroniques en retard et sans doute vais-je choisir de les annoncer désormais ici. Demain, c'est décidé, je me boucle et j'écris pour theatrauteurs.

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(Là au moins, c'est possible, je peux sans problème ajouter du texte !)

J'avais comme tout le monde vu Jacques Bonnaffé au cinéma mais autant que je me souvienne ( ... vu le nombre de spectacles auxquels j'ai assisté depuis 25 ans ) jamais sur scène et croyez moi, c'était une lacune à combler ! Il a une énergie que l'on peut qualifier de galopante. L'espace scénique de la Maison de la Poésie (cela se déroulait dans la grande salle) n'est pas petit et le comédien, lui était partout : au pied de la scène, côté cour, côté jardin, dans les cintres tout cela à une allure folle. A vous en presque donner le tournis.
A ma grande confusion, je ne connaissais pas Jean-Pierre Verheggen et même s'il ne risque pas de devenir un jour mon auteur préféré ses exercices langagiers étaient à découvrir.



0c5a976a1a172da2ed01602c3c064e3a.jpgLes monologues sont à la mode depuis assez longtemps et j'ai tendance à le déplorer considérant que c'est en quelque sorte de l'anti-théâtre mais comment se plaindre quand on a en face de soi une comédienne telle que celle là?
Cette irlandaise issue de parents bretons (on ne risque pas de l'oublier, confrontés au bleu de son regard ...) a bien mérité d'avoir reçu le prix de la meilleure actrice lors du Dublin Theatre Festival en 2003.
Un nom à retenir : Olwen Fouéré car il y a peu de comédienne de cette envergure de par le monde ...

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" La femme qui se cognait dans les portes " de Roddy Doyle,
adaptation et mise en scène : Michel Abécassis.

19.09.2008

Pléthore de papes ... (cherchez l'erreur)

Un pape dans le vent ...

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& Représentant de la laïcité positive ...
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... Au secours, sauve qui peut !

18.09.2008

A y bien réfléchir ...

" Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es " phrase que prononçait ma mère quand une amie d'enfance ne lui plaisait pas, quand elle voulait mettre fin à l'une de mes relations. Généralement, je n'étais pas d'accord - bien sûr ! -
J'ai très tôt aimé avoir des amis très éclectiques, ce à un point tel qu'il m'était difficile d'imaginer des rencontres entre eux tous tant ils étaient dissemblables. Cela tombait bien puisque j'ai toujours préféré le dialogue. Trois personnes en face de moi et me revoilà seule contre tous. Question de tempérament, d'indépendance surtout !
Il me reste encore deux chroniques-théâtre à écrire et pour l'instant, je me sens peu disposée à ... Quand on écrit sans en ressentir le besoin impératif, c'est mauvais, forcément. Je vais donc attendre que les mots viennent d'eux mêmes d'autant que si l'un des spectacles m'a plu, je ne suis pas parvenue à " entrer " dans le second. Ce sont des choses qui arrivent ...
La faute à qui ? Mystère ! Mieux vaut conclure que je n'étais pas en état de réceptivité. Cela se produit souvent avec les livres. On décide de s'attaquer à une lecture et puis au bout de la dixième page voire plus, on finit par conclure que non, décidément " mieux vaudrait réessayer demain ..."
Le lendemain, même scénario mais on insiste plusieurs jours de suite (moi, du moins) et puis de guerre lasse, on finit par replacer l'ouvrage sur son étagère. Il sera dévoré presque d'un seul trait quelques mois ou quelques années plus tard. J'attends toujours que cet état de grâce me tombe dessus concernant Proust.

d993a7694237d8dbc6b8ed787baee31a.jpgPrécisément, sur un blog voisin, Solko (pour ne pas le nommer) propose (apparemment à son tour ...) un petit jeu qui consiste à ouvrir un livre donné à la page 123 recopier les lignes 5 à 10 et faire suivre à 4 personnes censées posséder déjà l'ouvrage ou avoir envie de se le procurer aux fins de commentaires ? ...
Sélection : l' Argent de Charles Péguy auteur peu honoré chez moi,
( O Meuse emmerdeuse ! ...)
Je lui substituai donc l' Argent d' Emile Zola (chacun son truc) et voilà ce que ça donne,

" ... Mais il rencontra le regard raisonnable de Mme Caroline, qui souriait elle aussi, sceptique, un peu fâchée même; et il eut honte de son enthousiasme.
" N'importe, mon cher Hamelin, nous ferons bien de tenir secret ce couronnement de l'édifice, comme vous dites. On se moquerait de nous. Et puis, notre programme est terriblement chargé, il est bon d'en réserver les conséquences extrèmes, la fin glorieuse, aux seuls initiés.
- Sans doute, telle a toujours été mon intention,
... " ??? ...

STOP ! ici, ça ne se voit pas mais sur mon livre les dix lignes sont surlignées.

Cette opération de taguage culturel est alors censée frapper 4 victimes de mon choix, ce dont je me garderai bien car, scrognegneu ! chacun est libre de lire ce qu'il veut ! ... D'autant que pour commenter en toute connaissance de cause, à moins que cette lecture soit encore toute fraîche à votre esprit, vous allez devoir vous farcir dans un temps record : 497 pages que vous n'aviez pas prévues ...

Ce serait donc faire preuve de terrorisme pur et simple, démarche à laquelle je me refuse obstinément. Ceci étant, si le coeur vous en dit ... bon courage !

N.B. A l'extrait évoqué je choisirai plus volontiers ce dernier selon moi plus " parlant " qui s'affiche au dos du volume folio qualifié de quintuple ! ...

" Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l'extrême confiance, l'engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s'il en était temps encore. Les cours, de chute en chute, tombèrent à 1500, 1200 à 900. Il n'y avait plus d'acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. Au dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès. Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture le dernier cours de 830 francs fut connu. "

Et bien voilà, je ne vous indiquerai pas la page parce que je n'ai pas eu le temps de la trouver mais au moins, cet extrait est porteur si je puis dire, vu les circonstances, ô combien, d'actualité !

14.09.2008

Insomnie.

f76ea3ddee27e463d60edba325f8ed08.jpgJe me suis réveillée en catastrophe pour échapper à un rêve-séquelle de mon passé. Nous avons tous notre part d'irrationnel et la mienne aurait tendance à s'exercer en direction de la télépathie. Le cerveau n'est il pas après tout une sorte de radio émettrice ou un appareil récepteur ? ... C'est selon. Ajoutez à cela quelques coïncidences venant conforter ce qui n'est peut-être qu'un fantasme, une utopie et le wagon se retrouve sur les rails.
Nobody is perfect.
J'écris dans une position très inconfortable l'ouverture du lit-armoire m'obligeant à déplacer des petits meubles qui durant le jour sont situés devant. Bref, je me suis casée sur un tabouret-tambourin (tiens, ça revient à la mode) récupéré à la cuisine et j'ai une cuisse sur le rebord du meuble télé qui habituellement durant la nuit est casé devant l'ordinateur éteint. Très pratique !
Les deux chattes pendant ce temps là se prélassent sur ma couche en toute quiétude. " Chouette, elle nous a laissé toute la place ! " semblent elles se dire et dans le silence de la nuit, mon clavier fait un boucan du diable ! Pas au point quand même de réveiller le voisin du dessus : ce n'est pas une Underwood ...
Il fut une époque où j'aimais bien écrire la nuit, période durant laquelle les idées viennent toutes seules. Enfin ... en principe !
Je ne suis pas allée à République me joindre à la manif' de protestation à la venue du pape. Il devait y avoir trois pelés et un tondu et puis quand les carottes sont cuites on ne s'insurge pas du fait qu'elles ont été arrachées. Cela ne sert plus à rien. J'entendrai sans nul doute quelques commentaires dans quelques heures sur ma radio favorite du dimanche ... si je me réveille à temps !
Dans la courte mémoire populaire, la venue de Kadafi, celle du Dalaï-Lama et enfin la présence du pape, se trouvent réunies par un même fil rouge contestataire ...
Il est choquant en effet de recevoir ostensiblement ( et à nos frais, ne l'oublions pas ) des invités quand on oblige le pays à se serrer à ce point la ceinture !
Nous savons tous que la diplomatie a ses contraintes et obligations mais un peu plus de discrétion serait la bienvenue.
Hier matin, j'ai enfin réussi à mettre la main sur un exemplaire de Siné Hebdo.
La présentation fait un peu trop penser à celle de Charlie, tactique ou erreur ? Seul l'avenir le dira. En tous cas, à peu de choses près, les lecteurs sont les mêmes.
Bon, sur ce il est maintenant plus de 2 heures et je vais essayer de me rendormir ... Pourvu que le meuble télé ne craque pas trop quand je vais le remettre en place.
Envie d'espace !!!

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12.09.2008

Matou-pacha & princesse siamoise.

C'est Georges qui va être surpris de trouver son matou ici.
Par la même occasion, je le présente à Geneviève !


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Le chat de votre technicien préféré se nomme : ROUXY. Cà vous étonne ? ... le roux, Rouxy ... certains noms sont incontournables ! Et des grosses papattes comme des gants de boxe. L'une de mes chattes en est folle amoureuse à un tel point que je culpabilise presque de ne pas les laisser ensemble.
Un jour, nous les avons trouvé dans un placard, dans les pattes l'un de l'autre à se faire des léchouilles. Geojo et moi sommes repartis très discrètement ...


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Ts'Eu Hi, complètement énamourée ... très femelle alanguie.
Rien d'une amazone !

08.09.2008

BISMARCK FONDATEUR D'EMPIRE, par Emil Ludwig

f64bc04da2fc43264614b51d6fceecf8.jpgCe dont souffre le plus l'époque actuelle, c'est de l'absence de grandes figures.
A contrario, le XIXème siècle en fut intensément peuplé.
De même qu'il n'est pas rare que l'amour s'accommode de la haine, on pouvait alors avoir de la considération pour celui qui personnifiait l'ennemi, dans la mesure où son envergure justifiait semblable sentiment.
Quel homme fut plus détesté et plus admiré que le prince Otto von Bismarck ?
La réunification de l'Allemagne, sa grandeur furent son oeuvre personnelle.
Il employa pour parvenir à ses fins, tout à tour la diplomatie et la guerre.
Or pour lui, l'ennemi était tant à l'intérieur qu'en dehors des frontières qu'il avait élargies. Monarchiste convaincu, il n' hésita pas à s'opposer aux catholiques, à une partie des libéraux et au mouvement social-démocrate qui venait de naître.
Parallèlement, il institua une retraite obligatoire et fut l'instigateur d'une assurance santé et accident destinée aux travailleurs, ce qui lui permit de calmer la classe ouvrière, la dissuadant du même coup de rejoindre le mouvement socialiste. Car c'était un stratège avant tout !
Tout au long des 125 pages de ce livre, Emil Ludwig énumère les actions de cet homme que nos biographes actuels peineraient sans doute à évoquer en un volume d'une capacité double ou triple. Vous en fournir un résumé est d'autant plus difficile. Sachez seulement, si vous ne le saviez déjà que Paris assiégé depuis le 19 septembre 1870 suite aux défaites successives de Mac-Mahon et de Bazaine, Napoléon III déchu de ses droits ... la proclamation de l'empire allemand aura lieu à Versailles (...) le 18 janvier 1871 et le discours sera bien entendu, prononcé par Bismarck s'exprimant au nom de Guillaume 1er. qui lui devait tout ou presque.

Dix jours plus tard Paris exangue, capitulera et l'armistice franco-prussien sera signé. Il faudra attendre le 18 mars pour que le peuple parisien se révolte et proclame la Commune de Paris. Adolphe Thiers se chargera de la suite ...

Flammarion, Collection " Hier et Aujourd'hui " édition : 7-1933.

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04.09.2008

De Louise à Catherine ...

Whaaa ! Je viens de retrouver les poèmes philosophiques de Louise Ackermann. (O joie, ô bonheur, ô volupeuté ! ) Il faut dire que le volume est tout petit et avait dû glisser ... S'il n'était aussi ancien, je crois que je l'aurais en permanence dans une poche. Mais ce serait moeurs trop cavalières et cette édition ancienne bien que non reliée mérite le respect.
Je tombe par hasard sur un extrait de l'Amour et la Mort.

"Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l' Amour,
Chacun rapidement prend la torche immortelle
Et la rend à son tour. "


Ce petit volume ira donc ce soir rejoindre l'étagère située dans mon lit armoire où là, je ne saurai l'égarer. Lire quelques vers avant de s'endormir n'a jamais fait de mal à personne, bien au contraire !


3ca495f49f268de269f34ea4797070b0.jpgEn réalité, je voulais vous parler de LA GRANDE CATHERINE écrite par la Princesse Lucien Murat. Ce n'est certes pas la première biographie que je lis concernant Catherine II de Russie mais j'avoue avoir été un peu déçue par celle-là. L'avertissement de son auteur(e) aurait dû me mettre la puce à l'oreille ...

" Si vous feuilletez ces pages, n'y cherchez pas l' Impératrice géniale qui a incliné la Russie vers l'Europe et reculé adroitement ses frontières mouvantes; vous y trouverez plutôt une souveraine dont les caprices anobllrent les sujets qu'elle distingua. Ainsi l'astucieuse Catherine associait son bon plaisir à la grandeur du pays qu'elle gouverna superbement. Le coeur viril de Sa Majesté ne réclame pas notre indulgence puisque dans sa vie tout fut calcul, même l'amour. "

Là, j'ai envie de crier au régicide !

On ne devrait en réalité n'écrire que les biographies de personnages que l'on aime. Sinon, c'est les tuer gratuitement une seconde fois.
Je n'ai pas retrouvé ici l'indéniable génie de la Grande Catherine mais une sorte de despote nymphomane qu'elle était sans doute or ce n'était qu'une des multiples facettes de sa personnalité hors norme.
Maurice Rostand lui a mille fois mieux rendu hommage par le biais de sa pièce, CATHERINE EMPEREUR que plus personne ne joue car il y a bien entendu trop de monde et que par ailleurs, il faudrait trouver la comédienne susceptible de l'incarner. (L'idéal eut été Bette Davis si elle n'avait déjà interprété Elisabeth 1ère d'Angleterre, la reine vierge car pour rester au cinéma, Marlène dans l'impératrice rouge ne nous a fourni qu'une version très hollywoodienne du personnage.)

Madame Lucien Murat a également écrit la biographie de Christine de Suède que l'on peut se procurer par internet à des prix réactualisés (!) ... mais je resterai sur le souvenir de Garbo interprétant le rôle, cela vaudra peut-être mieux ? ...

Rappel : La Grande Catherine par la Princesse Lucien Murat - chez Flammarion édition de 1927 collection " Hier et Aujourd'hui " que l'on trouve parfois sur les quais où quelques vendeurs sont encore honnêtes.

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