29.11.2008

fin de semaine (une de plus)

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Et bien voilà, ceci est ma siamoise, la vraie ! celle dont les yeux bleus virent au jaune quand ce n'est pas au rouge sous l'éclair du flash, campée sur ce champ de bataille qu'est mon bureau. L'enquiquineuse qui me réveille la nuit quand l'idée lui vient de me tirer de cette position horizontale afin de mieux s'installer à ma place.
C'est un cadeau, celle-là ! A contrario, Salammbô reste tranquille, respectant mon sommeil et attendant que je décide que l'heure est venue d'ouvrir une paire de sachets-fraîcheur. Là, elle se précipite ... Souvent l'autre s'en fiche complètement ! Ce n'est donc pas la faim qui la motive. Le besoin que l'on s'occupe d'elle, sans nul doute. J'imagine que certaines femmes doivent être comme cela ? Aïe ! je me tais car on va encore me taxer de misogynie. Ce n'est tout de même pas de ma faute si (à de rares exceptions près) je m'entends mieux avec les hommes. C'est que je n'aime pas les complications. Tant pis si certaines subtilités passent au travers. Sont elles à ce point indispensables ? Droit au but reste ma devise. Ainsi, on gagne du temps, nous n'en avons déjà pas trop. Finalement, hier et une fois de plus, je ne suis pas sortie, me creusant les méninges pour savoir ce que j'allais bien pouvoir raconter au sujet de ces Bidochon vus au théâtre ... Ce n'est certes pas mon habituelle tasse de thé. (Tiens, en parlant de thé, il me faut renouveler le stock. J'en fais une telle consommation ! ) L'autre jour, lors d'une de mes excursions à la Fnac, j'ai négligemment ajouté à la pile de livres un Michel de Grèce. " Le Rajah Bourbon." J'ai toujours affectionné les romans historiques et si je ne trouve pas son style extraordinaire, du moins se lit-il avec une évidente facilité. Hier soir, n'étant pas sortie, je me suis couchée trop tôt, bilan à 2 heures du mat' n'ayant plus sommeil je me suis relevée pour une pause-lecture d'une bonne paire d'heures.
Je commenterai sans doute dans les jours à venir ? Le film sélectionné - quant à lui - attendra lundi. On ne peut être au four et au moulin et il me reste en attendant mille et une choses à faire ...

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25.11.2008

Retour en arrière.

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Hier, je suis retournée à Levallois, ville dans laquelle j'ai effectué mes dernières années de galère bureaucratique. J'avais à tout hasard glissé l'appareil-photos numérique dans mon sac mais une fois sur place, n'ai pas eu envie de l'utiliser.
Levallois est une ville froide - béton et verre / verre et béton - mais depuis quelques temps les sociétés l'abandonnent au profit de la Défense ce qui crée un supplément d'absence d'âme. Il faisait assez froid aussi avais-je pris la précaution de ressortir de l'armoire ce long manteau beige doublé de fourrure (synthétique, rassurez-vous) censé me dispenser de l' impression de morsure ressentie au creux des reins l'autre jour.
La ville étant truffée de caméras aucun SDF à l'horizon. Sans doute les ramassent-ils ? Pour faire croire que la misère épargne certaines villes, les indésirables sont priés de faire un grand détour ... Je n'aime pas cette ville, vous l'avez compris et rien que le nom de Balkany suffit à déclencher dans mon esprit un tas de réactions en chaîne ... Le lieu le plus sympathique est un immense magasin Leclerc (c'est dire ! ...) où je m'arrêtai histoire de faire ample provision de nourriture pour mes chats et ne tardai pas à constater que pour une marque identique, j'étais gagnante. Les prix varient tellement d'un magasin à l'autre ... La démarche était exceptionnelle car j'imagine mal la possibilité d'aller m'approvisionner en banlieue puisque je n'ai pas de voiture. Bizarre quand même que le seul lieu où j'ai eu envie de revenir soit un super-marché ! Cela en dit long sur la société dans laquelle nous vivons ...
Tiens, dommage qu'ils ne vendent pas de recharges d'imprimante car je les aient oubliées au retour ... Il y a un très long chemin à parcourir depuis le métro Louise Michel (la vierge rouge dans une municipalité "bourge", marrant ! ) jusqu'à la banque où j'allai récupérer ma nouvelle carte bleue. Je me souviens avoir fait ce trajet en patinette quand c'était la mode, m'amusant ainsi à étonner mes collègues qui ne brillaient pas par la fantaisie. Je trouvais très drôle également d'aller travailler en jean et baskets quand les autres s'endimanchaient au moyen de pseudo- Chanel. Si l'on m'avait dit quoique ce soit, la réponse était toute prête : " augmentez-moi ! " Bien entendu, personne ne s'y est risqué. J'étais rarement en contact avec la clientèle (autrement que par téléphone) et faisais parfaitement mon travail puisqu'ils n'ont pu découvrir une faute professionnelle avant de me licencier.
Cela dit, mon parachute bien qu'en zinc en aurait quand même contenté certains.
Ce que je supportais le moins à la fin avait pour nom " transports-en-commun-aux-heures-de-pointe. " même pas moyen de lire tant nous étions serrés. De vraies sardines en boîte et la mauvaise humeur en prime ...
Heureusement, au mépris de toute fatigue, il y avait la compensation suprême le soir, à savoir le spectacle choisi. Très paradoxalement, il m'est plus difficile de sortir maintenant que je n'ai plus à faire preuve d' énergie particulière.
Comme vous pouvez le constatez, je n'ai pas grand chose à dire en ce moment. J'envierais presque les ours qui hibernent. Ah ! rester sous la couette à regarder des vidéos en compagnie de mes chattes tout en me goinfrant de mandarines et de chocolats. Mais je me connais, j'en aurais vite marre, cela pourrait durer tout au plus une paire d'heures. Je me dis parfois que la vie est un peu morose sans alcool et sans tabac ... règles que je me suis moi-même imposées et qui, certains jours me paraissent excessives. On est censé ne vivre qu'une fois pourtant, non ?

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podcast

Philippe Meyer (extrait de l'album "Paris la grande " : Métro correspondance (Gaston Ouvrard fils)

22.11.2008

Chat bath !

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J'avais vaguement projeté d'aller voir un film aujourd'hui, en avais même sélectionné deux ... (pile ou face ?) Ce genre d'approche est dangereuse parce que presque jamais suivie d'effets. Je vise une séance, puis une autre, m'aperçois que je me suis trompée ( voyons, ... pour cette heure là ? ... et bien non, c'était l'autre ! ) et finalement reste vissée sur place. Il faudrait également que je remplace les cartouches de mon imprimante car le voyant rouge clignote à tout va. Bref, il faudrait que je sorte ! Envie terrible dans la foulée de m'offrir un album de bandes dessinées politiques. Une grande affiche dans le métro fait la pub d'un album dont le graphisme me plaît assez. J'ai cessé de lire des BD vers l'âge de 11 ans ... ma tante m'ayant fait honte. " Si tu continues à lire ça, tu deviendras aussi bête que ta soeur " - Perspective horrifique ! J'ai aussi sec plongé dans la lecture de Jules Verne (même pas illustré)
A la radio, juste avant mon magazine théâtral, il y avait précisément une équipe constituée de fans de B.D. L'un d'entre eux, peut-être complexé m'avait nettement dans le collimateur. Je devais à ses yeux faire figure d'intello-chiante, sans doute ? Pourtant tout me destinait à ce genre de lecture puisque j'ai appris à dessiner très tôt en recopiant tout ce qui me tombait sous la main. Ma mère posait un livre illustré ou une revue sur la table, me calait deux bottins sous les fesses, et m'ayant fourni feuilles vierges et crayons de couleurs, se ménageait ainsi une bonne heure de tranquillité, voire plus. C'est même la raison pour laquelle je suis arrivée à l'école sachant écrire mais pas lire ... Je recopiais tout ce que je voyais ! De même que je répétais tout ce que j'entendais mais ça, c'est encore une autre histoire ...
Les enfants présentent à l'état d'ébauche, tous les signes de ce qu'ils deviendront (ou pas) selon les hasards de la vie. Je crois que j'aurais bien aimé être caricaturiste mais il faut pour cela un esprit caustique - certes pas inné - et touchons du bois ... je fais partie des êtres " protégés." puisque quoiqu'il arrive, cela aurait pu être pire. Je passe souvent à côté des catastrophes sans même m'en rendre compte. Comme s'il existait une bulle invisible autour de moi.rencontre.jpg
L'exemple le plus significatif fut ce jour où sortant du métro situé Place des Ternes, une femme flageolante, se cramponna aux grilles en me disant : - " Mais c'est inouï, vous vous rendez-compte ? En plein jour ? " Je la regardai sans comprendre. Deux hommes m'avaient croisée, revolver au poing et je n'avais strictement rien vu. Leur monde n'était pas le mien.
Un épais tapis de feuilles mortes recouvre les pavés de la rue sur laquelle donne mon unique fenêtre. J'ai l'impression que tous ceux qui cultivent une sensibilité de gauche, sont aujourd'hui un peu K.O. avec ce qui vient de se passer hier au P.S. (là, ce n'est pas Ts'Eu qui bouge tout le temps quand je veux la prendre en photo mais son sosie - à peu de choses près)
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Ma siamoise était ravie puisque j'ai écouté les commentaires au rythme nocturne de France-Infos jusqu'à 4 heures du matin (encore une nuit en pointillés) ravie que je me réveille aussi souvent, Ts'Eu ronronnait tellement fort qu'elle en couvrait presque la radio en sourdine ... Il faut souhaiter qu'elle ne pense pas (car un chat, ça pense, n'en déplaise à certains) qu'il en sera de même cette nuit ...

19.11.2008

Réflexion.

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J'ai l'impression de devenir de plus en plus " à-quoi-bonniste " ...
Le dialogue de sourds s'est installé depuis longtemps dans notre société.
Chacun monologue face à l'autre ... les tentatives de réponse tombent dans le vide.
Pourquoi un échange passerait-il mieux alors sur internet ?
On dit parfois à un inconnu ce que l'on ne confierait pas à son meilleur ami.
Etrange démarche ... Les confidences se mondialisent. C'est surréaliste !
Une génération de kamikazes irresponsables voit le jour à chaque seconde.
Plus besoin de curé, plus besoin de psy. On a pour se libérer écran et clavier.
Soupape de sécurité (?) permanente ...
Une vague impression nous traverse l'esprit ? Crac ! la voilà formulée " brut de pomme " - Au diable les conséquences !
Je n'ai pas échappé à l'épidémie mais parfois ai envie de rentrer dans ma coquille. Ne plus faire le jeu des observateurs, refuser de sacrifier à l'ironie malsaine ...
Quel malin démon porte à s'exprimer ?
L'atrabilaire Alceste s'il avait connu les moeurs actuelles aurait-il utilisé la Toile pour y déverser ses invectives ou bien s'en serait-il détourné avec mépris, destinant ses foudres à ceux qui pratiquent ce nouvel exercice ?
Le monde va t-il si mal que nous en soyons réduits à accoucher de mots ?
L'écriture plus ou moins harmonieuse, est devenue fonction.
On écrit désormais comme on défèque : pour se libérer alors qu'en réalité on s'enferre ... Nous construisons des moulins à vent pour mieux les attaquer.
La réaction a remplacé la réflexion engendrant toute une suite de conséquences parfaitement inutiles. Certains ayant beaucoup lu mais conscients de la lourdeur de leur plume se contentent de citer, ce qui évite aux autres d'approfondir, leur fournissant ainsi un remake de Reader's Digest. D'autres règlent leurs comptes .. Que restera t-il de tout cela ? Nous construisons dans le vide.
Et moi, j'écris pourquoi, au fait ? ... I don't know.
Heureusement, parfois nous rencontrons un poète. Quelqu'un qui sait encore prendre son temps pour exprimer les choses, pour ciseler les rimes ... Perle rare égarée sur la paille en décomposition, rayon de soleil au milieu d'un ciel gris.
Fait rarissime. Oh ! et puis zut ! ce sera tout pour aujourd'hui. Je tire l'échelle.

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RECTIFICATIF : prenons TOUS du recul. Le monde s'en portera mieux.

15.11.2008

le blues de novembre ? ...

Le ciel est gris, dehors l'atmosphère est froide et humide. J'ai à la fois l'intention de sortir et le désir de rester ici, dans cette chaleur raisonnable ( un peu plus de 19°) température censée m'épargner les rhumes ... Jusqu'ici, ça marche !

Dans mon précédent domicile, situé sous les toits, le thermomètre ne dépassait jamais 17° l'hiver et montait jusqu'à 34° ... l'été, ajoutez à cela 4 étages (sans ascenseur, bien sûr) que je trouvais très pénibles les jours de provisions.
Sinon, j'étais en plein centre de Paris et perdais beaucoup moins de temps dans les transports quand il s'agissait d'aller voir un spectacle. Maintenant, c'est toute une expédition, ce qui fait que parfois, je cale.

Superbe voix de contralto diffusée par Radio-Classique avec sans aucun doute : Kathleen Ferrier. Là, impossible de sortir, je reste scotchée. Aucune voix n'est plus agréable à mes oreilles. J'attends la désannonce. Brahms est à l'honneur, c'est certain. C'était bien elle. L'enregistrement de l'orchestre philharmonique de Londres remonte à 1947, est d'évidence remastérisé mais adroitement (pour une fois).

Le cinoche, c'est râpé ... à l'heure habituelle, du moins. J'ai parfois l'impression que ma vie se déroule d'un écran à l'autre : ordinateur, télé, grand écran. On n'en sort plus ! Il existe pourtant d'autres façons de vivre, non ? ... J'aurais sans doute mieux fait de reprendre un chien plutôt que ces chats qui m'incitent à rester à domicile.
Trop tard, maintenant qu'ils sont ici, il convient de les assumer et contrairement à un chien, eux ont le droit de se métamorphoser en bouillottes chaque nuit. Précieux avantage ...

Pour l'heure, je farniente ... Je coince la bulle ... Le temps s'écoule, en parallèle et puis, comme décidément j'aime les voix graves, pourquoi ne pas vous en faire profiter ? Certains reconnaîtront, sans doute.


podcast

la coupure est un peu sèche. Voici de quoi me faire pardonner - ce qui vous permettra d'identifier la propriétaire de cette voix exceptionnelle.
Sinon, demandez, on vous répondra.

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13.11.2008

Pas facile ...

Hier, je suis allée voir une pièce à Ivry. Ce n'est pas la porte à côté, l'opposé même ... bref, partie à 18 heures 30, je suis revenue du théâtre 5 heures plus tard ! On s'étonnera que j'aie parfois des ratés ... A la longue, ça fatigue. Heureusement, sur place, j'étais bien. Ressourcée en quelque sorte ! A cause du froid, sans doute, je suis partie avec un mal de rein épouvantable et au retour, il avait disparu. Comme quoi ! - Le psychisme mène le monde, c'est bien connu.
Ce matin, à 8 heures 20, les mômes de l'école en face m'ont réveillée mais ils n'étaient pas seuls, il y avait également les talons de la voisine du dessus qui allait et venait au dessus de ma tête. C'est fou ce que le béton est porteur ... (et la dame agitée)
Hier, une attachée de presse s'étonnait de mon silence ... j'ai donc dû la rassurer quant à mon état de santé. Encore une qui n'a pas réalisé que je n'avais pas le don d'ubiquité ! Il est vrai que mes sorties ont quelque peu ralenti ces derniers temps. C'est la troisième ou quatrième interlocutrice (je ne sais plus) qui s'inquiète ...
Faut-il en conclure que je leur ai donné de mauvaises habitudes ? Sans doute.
C'est presque un apostolat de faire ce que je fais et de temps à autres, j'ai envie de boucler le cercle, de me rassembler. Il en sera ainsi tant que je n'aurai pas décidé de changer de ville, de retrouver la nature qui parfois me manque, de ne plus nourrir mon esprit que de musique et de reprendre mes pinceaux abandonnés il y a si longtemps. Quelle technique serait la mienne aujourd'hui si je n'avais laissé de côté ce penchant hérité de mon père ! Pour cela, il faut de la place, l'huile a une odeur caractéristique et puis il convient tout simplement d'avoir ses aises et posséder une pièce rien que pour cela, claire, que l'on aére facilement.
Bref, tout ce que je n'ai plus depuis que je vis dans la capitale. Ne trichons pas, c'est peut-être aussi parce que je n'avais pas - à mon gré - trouvé une forme d'expression suffisamment personnelle. Sinon, c'est le plus agréable des passe-temps. Musique et peinture conjuguées en même temps, plus rien d'autre au monde n'existe !

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Finalement, c'est peut-être un porteur admiratif qui m'a manqué ? ...

10.11.2008

Septième ciel (Wolke 9) d'Andreas Dresen.

Film allemand (Durée : 1h.38) avec Ursula Werner, Horst Westphal, Horst Rehberg et Steffi Kühnert. (ASC Distribution)
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Inge arbore la bonne soixantaine et est mariée depuis 30 ans. Elle a une fille, des petits enfants, apparemment tout va bien et pour améliorer l'ordinaire, effectue quelques travaux de couture à domicile.
Un client lui ayant confié un pantalon à retoucher va ... (comment dire ?) mettre la dame dans tous ses états et la séance d'essayage se convertira en dérapage caractérisé. Est-ce bien raisonnable ? ...
Ce sont des choses qui arrivent (presque) tous les jours, allez-vous dire !
Oui, mais en principe les femmes craquent alors pour un homme plus jeune qu'elles tandis que celui-ci avoue 76 ans, étant de ce fait encore plus vieux que le mari.
Mais comme chacun sait, le trouble, ça ne se commande pas et d'ailleurs le coeur ne vieillit jamais. (L'organe, oui - pas le ressenti qu'il symbolise.)
Si un français avait tourné un tel film, sans nul doute aurait-il choisi une comédienne botoxée à l'extrême et un septuagénaire aussi séduisant que Yves Montand le fut.
Les allemands sont beaucoup plus réalistes que nous et sur le plan esthétique, c'est là que le bât blesse ... je vous avouerai même que si je n'avais pas été coincée en bout de rangée contre le mur, j'aurais vraisemblablement pris la porte avant la fin. Sans doute aurais-je eu tort ?
N'importe, il ne vous viendrait pas à l'idée d'épier l'intimité de vos parents ou grand-parents ou alors, permettez moi de vous dire qu'il faut vous soigner avant que ça s'aggrave !
On pouvait selon moi dire exactement la même chose en éludant certaines scènes.
Il faut croire que cela plaît car la salle était pleine à craquer ce qui, en milieu d'après-midi est quand même assez rare. Ce film avait déjà recueilli le " coup de coeur du jury " à Cannes.
A chaque âge ses plaisirs ? Il semble que non, et notre époque se pose des questions qu'elle n'avait jamais osé aborder. A t-on tort ? ... A t-on raison ? ... Pour ma part, ce n'est pas le fait qui me dérange (les gens font ce qu'ils veulent aussi longtemps qu'ils le peuvent ...) mais est-il indispensable de nous infliger de telles images ? L'idée en soi n'est pas choquante mais l'esthétisme y perd beaucoup.
Ce n'est bien entendu, qu'un avis personnel.


Simone @

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le film fait polémique. France-Infos précisait ce matin qu'en Allemagne, on distribuerait des préservatifs dans les maisons de retraite ... modèle baleiné-spécial-séniors, sans doute ? ...

08.11.2008

Mésaventure journalistique

Il m'en est advenu une bien bonne hier soir ... il m'arrive parfois (assez rarement car j'ai en permanence un bon nombre de dossiers de presse qui attendent que je me déplace) il m'arrive parfois disai-je et répétai-je ... de prospecter, de me rendre dans un théâtre après un simple coup de fil, histoire de donner une chance à ceux qui n'ont pas trop les moyens de s'offrir les services d'un attaché de presse, afin de découvrir aussi des talents méconnus ...
Là, je crois bien que ce sont eux qui sont venus à moi par le biais d'un mail, puisque je ne prospecte jamais en dehors de Paris. Les rues de banlieue (nord, surtout) la nuit sont parfois " craignos " et comme je rentre tard, disons que sans être particulièrement peureuse (sinon, je ne sortirais pas ainsi) je me contraints à ce minimum de prudence.
J'arrive donc, avec une bonne demi-heure d'avance, histoire de repérer l'endroit et là, quelle n'est pas ma surprise de me voir imposer une entrée payante. Les comédiens eux-mêmes, déjà maquillés et costumés assuraient l'accueil. Bonjour la concentration préalable ! Comme j'avais échangé des mails avec le metteur-en-scène, je demande à le voir ... et ce dernier me confirme que, oui, je me suis adressée à une "compagnie honnête" (tant pis pour les autres) et que si je veux voir le spectacle, je vais devoir en passer par là.
Imaginez la tête que ferait un décorateur d'appartement à qui vous demanderiez de payer pour avoir l'insigne honneur de vous prodiguer ses conseils ! Il vous rétorquerait que c'est le monde à l'envers et ce fut à peu près mon discours, très bref car dans ces conditions là, je ne discute pas mais tourne les talons.
J'entendis dans mon dos, ce très modeste interlocuteur ajouter " vous ne savez pas ce que vous perdez ! " J'imagine surtout ce que j'ai évité ... De surcroît, la pièce durait presque 3 heures en un lieu visiblement inconfortable.
Tout cela pour vous dire que nous vivons dans un monde qui marche sur la tête, dont le moteur est devenu le culot.
Salut !

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podcast

(Jean-Roger Caussimon : Chanson des comédiens)

04.11.2008

Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen

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D'aucuns prétendent que c'est un génie mais je ne suis pas fan de Woody Allen.
C'est ainsi. Pourquoi alors être allée voir ce film ? ... Un peu par curiosité et beaucoup pour Javier Bardem que je trouve de plus en plus craquant.
Comme on disait de Gérard Depardieu (mais cela n'a pas duré) ... " belle bête ! "
En outre, l'action se déroule à Barcelone, ville que l'on ne peut concevoir sans le soleil ce qui constitue une agréable compensation en ces temps de Toussaint.
Deux belles plantes américaines, l'une brune, l'autre blonde débarquent de l'avion. La brune est plutôt sage, sérieuse et rangée tandis que la blonde (pour ne pas contrarier le mythe de Marilyn sans doute ?) est nettement plus explosive et un tantinet inconstante. En clair, complètement paumée.
Bien évidemment et comme on pouvait le supposer Juan, artiste peintre qui joue les maudits va croiser leur chemin et flanquer la pagaille parmi cette belle entente féminine. L'homme ne s'embarrasse pas de politiquement correct et va d'emblée proposer aux deux filles de les emmener en week-end à Oviedo afin d'y coucher avec elles deux, ensemble ou à tour de rôle après tout peu importe puisque pour lui, seul le résultat compte ! L'une se cabre, l'autre s'interroge mais est prête à céder et les deux vont finalement l'accompagner dans cette expédition à la hussarde.
Ce n'est que le début de complications que je vous laisse découvrir ...
Le rythme du film est effréné, les péripéties multiples, le propos à la fois léger et lourd de préoccupations existentielles.
Bref, c'est du Woody Allen tout craché !
Comme le public n'est pas venu là tout à fait par hasard, ça glousse allègrement. Ma voisine de droite qui était pourtant d'un âge canonique participait bruyamment en souvenance de tout ce qu'elle avait dû faire ou espérer ...
Bref, c'est un film que l'on va voir pour le plaisir du moment et qui selon moi, s'oublie presque aussi vite.

Film américain de Woody Allen, avec Javier Bardem, Rebecca Hall, Penelope Cruz et Scarlett Johansson ... Durée : 1h.37 Warner Bros France


Simone @

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03.11.2008

pensée du jour.


La mélancolie, c'est comme l'alcoolisme ... on ne s'en débarrasse jamais, elle fait de vous soit un poète, soit un dépressif.

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