10.12.2008

Irène Némirovsky : Le maître des âmes

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Quel beau titre de roman pour décrire la superbe manipulation à laquelle certains ou certaines se soumettent par faiblesse, par incapacité de résoudre leurs problèmes seul(e)s. Irène Némirovsky consciente du peu d'empathie que risquait de déclencher son personnage-vedette, sombre un temps dans le misérabilisme mais ce n'est que pour mieux camper la personnalité de l'être qu'elle va décrire.
Un petit levantin, traîne-savate las de ne pas gagner sa vie en exerçant sa profession va peu à peu dériver en direction de cette (bien souvent) pseudo-spécialité que l'on nomme : psychanalyse. Je ne dis pas que tous les psy' sont à jeter à la poubelle mais en regard du prix de leurs honoraires et de l'efficacité des résultats, disons que c'est le cas pour la plupart. Du reste, cette manie venue des U.S.A commence à avoir du plomb dans l'aile, ce qui n'était pas le cas à l'époque où commence l'action : durant les années 20.
L'auteur excelle à brosser le portrait de tous ces personnages pris pour la plupart dans la tourmente carriériste, portés par cette soif du paraître qui régit certains milieux. Parmi toute cette noirceur émerge le personnage de Clara, épouse plus que complaisante mais jamais coupable de ce singulier docteur Asfar.
L'instinct de conservation peut-il à ce point pervertir un individu ? Tous ceux qui ont connu des difficultés se vengent-ils de ce qu'ils ont vécu jadis ? J'aime à croire qu'il n'en est rien. L'amour immodéré de l'argent conduit aux pires excès, le fait s'est presque toujours vérifié. L'emprunt (sujet d'actualité) régit tout le déroulement de l'histoire. Eternelle confusion entre valeur réelle et valeur marchande. Ici, Irène Némirovsky nous fait visiter les coulisses de cette ascension exceptionnelle et si comme chacun sait, le plus difficile est de terminer un livre, elle y parvient avec une férocité inégalée.


Paru chez Denoël, collection Folio n° 4477

Commentaires

"Je ne dis pas que tous les psy' sont à jeter à la poubelle..." mais "la plupart" quand même ! N'ayons pas peur de faire comme pour les mouchoirs de papier : jetons quand ils ont trop servi, sinon ils deviennent de véritables nids à microbes. De quoi se choper du rhume de cerveau carabiné : pas sûr que quelques kilos d'orange suffisent à extirper la bête.

De toute façon, passé un certain degré, si on ne jette pas on se fait jeter : de l'autre côté, on a moins de scrupules à vous prendre pour une poubelle en vous faisant le réceptacle artificiel de drôles de "microbes" à la "férocité" aussi "inégalée" que leur parfaite inexistence !
"L'amour immodéré de l'argent" ? Sûrement. Ajoutons-y le ridicule de la chute des "Icare" d'une certaine "médecine" : la peur de la honte après les ors de la gloire. On temporise un moment en détournant l'attention sur la honte infligée au porteur des "microbes" susdits. Mais cela ne dure qu'un moment, précisément. Parce que, pas plus que ces "microbes" n'existe de microscope permettant de les identifier formellement ! De la "médecine" sans science, cela finit par faire désordre... ou à attester d'un "ordre" qui n'est PAS celui dont on parle. Non seulement c'est de la perversion par "l'instinct de conservation" (ou par le fric), mais surtout par une belle imposture que d'aucuns défendent "avec une férocité inégalée" : prière de ne pas être "malade" chez eux ! Ce serait se constituer "valet des âmes"...

Ecrit par : PSYPOUBELLE | 11.12.2008

Pourquoi votre blog il ya si longtemps n'a pas ete mis a jour? Good etait autrefois un blog.

Ecrit par : BRUCE | order medicine | 26.11.2009

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