12.08.2008
Siné, quoi ! ... non ?
Intéressant, ce papier paru dans POLITIS ... et n'allez pas me dire que le sujet appartient déjà au domaine du " réchauffé " car on oublie trop vite, c'est même cela qui crée la désinformation : abondance + abandon ...
L’affaire Siné
PAR Bernard Langlois
jeudi 24 juillet 2008
" Mes lecteurs réguliers savent tout le bien que je pense du sieur Philippe Val, ancien chansonnier très moyennement doué, devenu par d’obscures manœuvres directeur d’un titre satirique qui fut longtemps glorieux, Charlie Hebdo. On ne va pas revenir sur toutes les vilenies par ce monsieur dispensées chaque semaine, le long d’éditoriaux filandreux à prétentions philosophiques (qui lui ont valu le surnom de Spinoval, tant il fait usage, à grands coups de citations, de l’œuvre du philo sophe marrane Spinoza), ni sur la patiente épuration conduite, dans une rédaction menée à la schlague, de tous éléments ayant osé contester la dérive avérée du journal vers des horizons quasi néoconservateurs (atlantisme, libéralisme, sionisme, islamophobie…) à l’opposé de ce que fut le vrai Charlie Hebdo d’antan : passons. Le renvoi de Siné, dernière saloperie en date, est une grosse bêtise, dont (peut-être) ce petit arriviste de Val ne se remettra pas ; le prétexte en est dégueulasse et grotesque.
Grosse bêtise, car Siné, à près de 80 balais, est une des grandes figures du journal et du dessin anar en général, au talent iconoclaste et au courage politique (notamment pendant la guerre d’Algérie) très largement reconnus. La nouvelle de son licenciement a provoqué une levée de boucliers et la manifestation d’un soutien qui doivent lui faire chaud au cœur.
Prétexte, car la vraie raison n’est pas du tout la crainte d’un procès qu’aurait envisagé de lui faire le fils Sarkozy, que Siné épinglait dans sa dernière planche avec son sens habituel de la nuance : en vérité, Siné était un des rares auteurs de Charlie qui se permettait encore de contester publiquement le patron, et qui lui était encore rentré dans le lard récemment à propos d’une autre saloperie, dirigée ce coup-là contre Denis Robert.
Prétexte dégueulasse, parce qu’il n’y a pas d’injure plus grave, au regard de l’Histoire et de ce qu’elle nous a appris du sort du peuple juif, que de traiter quelqu’un d’antisémite : aux yeux d’un Siné (aux miens aussi du reste), il n’est pas incongru, dans un espace public aseptisé, de polémiquer à grands renforts de noms d’oiseaux, c’est même recommandé – c’est sain, ça fouette le sang, ça réveille, ça ravigote –, mais il est des limites à ne pas franchir, l’accusation d’antisémitisme en est une, qui porte atteinte à l’honneur.
Prétexte grotesque, enfin, car qui connaît Siné (l’homme et l’œuvre), ses goûts interlopes, son internationalisme de principe, sa phobie de toute idéologie cocardière, de tous sectarismes, de toutes religions, de tous interdits en général, et son goût immodéré pour les provocations en tous genres – au demeurant, le meilleur des hommes, des époux, des pères et des amis des chats (qui le lui ont bien rendu !) –, qui le lit et rigole de ses pochades depuis des lustres sait qu’il n’a rien d’un raciste en général, ni d’un antisémite en particulier. Mais voilà : comme quelques autres, qui ont subi la même accusation gratuite, il soutient sans barguigner le peuple palestinien, depuis un demi-siècle sous le joug d’un État qui l’est, lui, raciste. Sinon dans ses principes, du moins dans sa politique ordinaire. Vous savez bien que s’en prendre à Israël est, dans ce pays, LA faute impardon nable, celle qui vous met au ban de la société, vous traîne au banc d’infamie. Ce qui est arrivé à Siné est somme toute banal. L’accusation a été d’abord portée sur une radio par un agent d’influence israélien coutumier du fait (comment s’appelle-t-il, déjà ? Sarkolovitch, un nom comme ça). Siné, fort naturellement, traîne ce peigne-cul en justice.
PIED GAUCHE
Mais le plus triste, à mes yeux, est l’absence de réaction de la plupart des rédacteurs de Charlie, les collègues de Bob : les vieux de la vieille se retournent, gênés, dans leur couche ; ou font mine de ne pas comprendre ; ou, pour les plus fringants, toussent un peu en tétant leur havane : ils ont l’excuse d’être vieux, amortis, décorés, malades, voire déjà morts (seul Willem, à l’heure où je rédige, a signé la pétition de soutien). Les jeunes, eux, n’ont aucune excuse, sauf de préserver leur carrière (mais vu le barouf que provoque l’affaire, on va peut-être trouver des résistants de la dernière heure…). Autrefois, c’était surtout la page 3 qui salissait les semelles quand par mégarde on marchait dessus ; aujourd’hui, c’est tout le journal qu’il vaut mieux contourner, quand on le croise sur un trottoir. À la rigueur, si l’on est superstitieux, on peut y mettre le pied gauche. "(fin de citation)
Apparemment, les Bernard Langlois ne sont pas nombreux dans le monde journalistique ! Et puis, 24 juillet, ce n'est pas la préhistoire, quand même !
Petite piqure de rappel.
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06.06.2008
Délit en Algérie
Moi qui ai dénoncé à maintes reprises les méfaits de l' Inquisition, je ne serais pas honnête si je ne m'insurgeais aujourd'hui contre le procès qui vient d'être intenté à Habiba Kouider, cette femme de 37 ans qui, pour des raisons qui n'appartiennent qu'à elle a préféré il y a quelques années le christianisme à la religion musulmane. Peut-être a t' elle troqué un cheval borgne pour un aveugle mais c'est son problème. Cela ne regarde qu'elle.
Ne croyez pas non plus qu'en disant cela je pratique l'ingérence puisque les faits se sont déroulés à Tiaret (Algérie) ... je me contente tout simplement de dire ce que je pense en mon âme et conscience
(Oui, oui, il m'arrive de donner dans le pompeux de temps en temps ...)
Ceci pour signaler le caractère scabreux qui consiste à vivre dans un pays où règne la religion d'état.
Sautant sur l'occasion à mains jointes (...) notre bien pensant Figaro de mercredi commentait le fait, photo d'un mariage algérien à l'appui (?) oubliant de préciser si ce jour là, la mariée était vierge mais on peut le supposer. Nonobstant cette extrapolation revenons à nos moutons ou plus spécialement à notre brebis égarée de l' Islam. Bref, une relaps ! Cà, les religions n'aiment pas. Or, ce que le quotidien français a oublié de préciser mais qui ne fut nullement omis par son homologue indépendant El Watan c'est que la dame en question s'est fait pincer avec une douzaine de Bibles dans son sac ... D'où l'accusation de prosélytisme en pays musulman. En agissant ainsi, elle devait parfaitement savoir ce qu'elle risquait ce, en fonction de l'existence de l'article 11 de l'ordonnance de février 2006 traitant de " cas flagrants d'incitation, d'utilisation de moyens de séduction dans le but de convertir des musulmans à une autre religion " Tiens, " séduction " n'est-ce pas déjà le terme qui avait été utilisé voilà plus de 2000 ans vis à vis d'un certain Jésus ? Force est de constater une fois de plus que la loi religieuse n'évolue pas vite.
Un conseil Alberto, si tu vas passer tes vacances dans ce pays, laisse ton précieux petit livre à la maison, et puis essaie de ne pas évangéliser les foules car là-bas, ça peut être dangereux !
16:35 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
30.05.2008
Lettre ouverte à un catholique convaincu.
Nos témoins se seront déplacés pour rien puisque nous n'étions en forme ni l'un ni l'autre et après se les être gelés à nous attendre sans doute sont-ils allés se réchauffer au café du coin? J'imagine qu'à force d'additionner les cafés-calva, ils ont maintenant intérêt à éviter les alcootests ...
J'arrive donc en retard " affreux inquisiteur de la toile " à nous deux !
Je comprendrais fort bien que vous contestiez un papier paru dans Le Monde Libertaire (très peu diffusé) dont la virulence à l'égard des religions pourrait vous mettre le système pileux au garde-à-vous mais Le Monde des Religions est réputé assez modéré quant à ses commentaires.
Moi même, j'ai hésité avant de me procurer ce numéro convaincue du fait qu'ils allaient minimiser les choses. Il n'en fut rien et c'est tant mieux. Cela dit, vous dénoncez au passage la "laïcité ambiante " or, si vous voulez mon avis, cette dernière ouvre à peine un oeil, émergeant d'un long sommeil coupable sorte d'hibernation qui laissa les coudées franches à l'autre camp. Le vôtre, cher ami ... désolée de vous le dire.
Personnellement, je n'ai nullement l'ambition d'amener qui que ce soit à penser comme moi. Je m'exprime tant que je puis encore le faire ... c'est tout. Or de tout temps, la fonction de l'église a été de convertir soit par persuasion, soit par force et cela est INACCEPTABLE ! Que vous essayez de minimiser les CRIMES (il n'y a pas d'autre expression) commis dans le passé ne me parait pas plus acceptable, je vous le dis tout de go !
Les faits sont ce qu'ils sont (ou plutôt ont été) et rien - jamais - ne pourra les effacer.
Quant aux fenêtres murées pour ne pas payer l'impôt qui remonte je crois à Napoléon III, là, permettez moi de vous dire que votre zèle whitespirisateur pousse le bouchon un peu loin !
Celui qui m'avait désigné le fait avait vécu cette époque et les protestants au début des années 1900 se faisaient purement et simplement lapider par les catholiques zélés dans le Sud-Ouest où l'on a - il est vrai - le sang chaud.
St-Antonin-Noble-Val (Tarn & Garonne) adopta successivement l'un ou l'autre nom (désormais réunis) selon que sa population passait à une communauté religieuse ou à une autre. On croit rêver ! Ce qui nous amène une fois de plus à constater l'existence du fameux tandem : politique-religion.
Sachez par ailleurs, que mes opinions au quotidien sont les mêmes que sur le papier. J'ai des convictions dont la première est de rester libre mais ne suis pas en dépit des apparences (peut-être) une militante puisque n'ayant jamais adhéré à quoique ce soit. (Impossible par conséquent, de me confondre avec une huitre)
Vous sembliez contester l'autre jour, les méthodes de recherches historiques utilisées par Philippe Erlanger au sujet de Jeanne d' Arc mais de même que tout journaliste (qu'il le veuille ou non) est déterminé par ses convictions personnelles, il en est de même pour un historien qui en plus, utilise des textes pré-existants !
Alors mettons nous d'accord une bonne fois pour toutes en reconnaissant que la vérité historique n'existe pas. Ce ne sont que des témoignages subjectifs lesquels peuvent inclure un certain livre. Vous savez lequel puisque de façon notoire, vous y plongez quotidiennement.
Cerise sur le gâteau, afin de rafraîchir la mémoire de certains, j'en porte constamment une autour du cou. A ne surtout pas confondre avec un emblème religieux. Je nourris certes, quelque tendresse pour ces malheureux cathares (bis repetita) mais c'est avant tout la croix du Languedoc dans toute sa laïcité.

11:15 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.04.2008
Et puis quoi, encore ? !!!
Il vient de se trouver quelques médecins opportunistes (alors qu'on nous répète depuis longtemps qu' " il faut boire au moins un litre et demi d'eau par jour " ) pour affirmer l'absolu contraire. Nous n'avons pas besoin de tout ce liquide, bien sûr ... Pour un peu ils nous menaceraient de noyade ! Et c'est ainsi depuis toujours.
Quand il faut vendre l'eau, elle est indispensable. Maintenant que l'on risque de ne plus en avoir assez : stop ! attention ! danger ! Ils nous prennent vraiment pour des gogos.
Il n'y a pas très longtemps non plus on dénonçait les méfaits de l'auto-médication et sans doute avait-on raison car certains avalent n'importe quoi, n'importe comment et en n'importe quelle quantité.
Actuellement, non seulement on nous incite à nous soigner tout seuls à grands renforts de pub à la télé mais en plus l'imbécile de service (inutile de préciser à qui je pense, vous avez tous compris) vient d'autoriser la vente libre des médicaments. N'étant plus remboursables, bizarre : ils ne sont plus dangereux !
Car il reste entendu que sans indications fournies par les médias, personne ne saurait comment se comporter. Ils nous diront bientôt qu'avant d'aller ... , il ne faut surtout pas oublier d'enlever sa culotte !
Pauvres humains complètement abrutis, incapables de se diriger seuls ...
Merci, mille fois merci de toute cette sollicitude absolument désintéressée nous n'en avons jamais douté !
14:45 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
19.04.2008
Triste époque !
Je ne sais plus à quand remonte la dernière fois où j'ai entendu quelqu'un me dire, - " heureusement, plus personne ne souffre de la faim en France ! "
Et oui, j'ai entendu cela, à une époque qui remonte à quelques décennies, tout au plus; les temps ont bien changé et la situation s'est dangereusement dégradée . On ne parlait pas alors de S.D.F. mais de clochards et comparativement à maintenant, ils n'étaient pas très nombreux.
Pour moi, sortir un sac poubelle est devenu une épreuve culpabilisante car presque chaque fois, je trouve une ou deux personnes en train de fouiller dans le container ...
Je voudrais alors devenir invisible. Or nous faisons partie des pays riches ! Peut-être plus pour longtemps ?
Quand je suis arrivée dans cet arrondissement, il y a un peu plus d'un an - (ma fenêtre donne sur une rue piétonne) on pouvait encore voir des chats en liberté. Brusquement, on n'en a plus vu un seul et l'espace est interdit aux véhicules ... Heureusement que les miens ne sortent pas; comme ils sont bien dodus, je leur recommande de ne pas trop se montrer à la fenêtre (on ne sait jamais)
Un peu plus sérieusement, je ne sais pas où nous allons. Or, c'est encore pire dans certains pays : les éternels oubliés, les éternels sacrifiés, les éternels exploités, surtout !
Cette mondialisation est une calamité. Mais l'inertie des peuples est en cause tout de même ? Il ne faut pas être sorti de polytechnique pour comprendre que ce que l'on produit coûte moins cher que ce que l'on importe ! Cette circulation des denrées est absolument mortifère. Habitués à trouver de tout en toute saison, nous avons pulvérisé les anciens repères. Et pendant ce temps là, sous d'autres cieux, des enfants sont réduits à ingurgiter des galettes de terre pour essayer de calmer leur faim. J'ai comme beaucoup, vu cette image atroce à la télé. Dans le même temps, les gouvernants vont de réception en réception, s'offrent des vêtements de luxe (je ne désignerai personne car tout le monde a compris) et se fichent complètement de ce qui arrive ailleurs. Comment pourrait-il en être autrement du reste puisqu'ils ne se préoccupent même pas de ceux dont ils ont la charge ?
Ces éternels cocus qui les ont élus !
" Les promesses électorales n'engagent que ceux qui y croient." Effectivement. Et ne me dites pas que seul le contexte international est en cause car GOUVERNER, C'EST AVANT TOUT PREVOIR !
09:30 Publié dans Billet d'humeur | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note






