12.12.2008

Entre ombre et lumière

Il n'est pas rare que l'on ait envie d'écrire la nuit. Paradoxalement, les idées y sont souvent plus claires que durant le jour. Mais n'allez surtout pas vous imaginer que je suis insomniaque, en fait c'est exceptionnel et toujours la conséquence d'un fait extérieur. Quelqu'un qui rentre dans l'immeuble sans précautions, sans se soucier du repos des autres, par exemple. Si on laisse passer ce moment là, il est très rare de retrouver les idées qui vous ont traversé l'esprit, le lendemain au réveil.
J'avais, je le sais beaucoup de choses à formuler cette nuit et puis faute de pouvoir accéder à l'ordinateur sans procéder à un mini-déménagement (...) me suis rendormie comme tout un chacun et au premier battement de cil, bernique ! c'était parti ... Cioran disait qu'il n'aurait jamais écrit s'il n'avait été insomniaque. Il n'y a pas d'interférences parmi ce calme ambiant. On est alors forcément, plus lucide. Ceci est vrai et faux à la fois car il est également indéniable que la nuit a tendance à aggraver les situations. Moi, dans ces moments là, il m'arrive de pousser au drame pour ne pas dire à la tragédie car alors ce serait presque une déformation professionnelle. Tout peut paraître évident, limpide mais pas toujours agréable, il est vrai. Je ne sais pas si pour vous c'est la même chose mais en cet état de veille je déshabille (mentalement, rassurez-vous) n'importe qui. Mon analyse est claire, nette, précise. C'est simple, ma conclusion est les psy' ne devraient même donner de consultations que la nuit.
Quelle belle enseigne : Dr La Bricolle, voyant-nocturne extra-lucide !
Les maris accompagneraient leur femme à la consultation afin qu'elle ne risque pas de se faire attaquer en empruntant des rues obscures et le spécialiste pressé d'aller se coucher, concentrerait alors toute son attention sur l'aspect positif de la chose, allant même jusqu'à dire,
- " allez, chère Madame, rentrez chez vous, n'ayez nulle crainte, tout ira bien. " Certes, les thérapies ne joueraient plus les prolongations mais comme il s'agirait d'un tarif de nuit, ceci compenserait cela.
Comment en suis-je venue à traiter d'un tel sujet ? Je sors à peine de la lecture du (Le) Maître des Ames, il est vrai et j'ai encore en préparation le commentaire de " Déjeuner chez Wittgenstein " de Thomas Bernhard où le personnage de Ludwig (non pas Louis II, un autre) hante encore ma mémoire. En réalité, je peine quelque peu à me détacher des images fortes créées par Guy-Pierre Couleau lorsque je découvris cette pièce en Avignon, il y a maintenant ? ... une quinzaine d'années ? Preuve qu'un excellent spectacle marque indéfiniment.
Allons, je ne vais pas tarder à aller voir la dernière pièce écrite par cet auteur (Alain Cauchi, pour ne pas le nommer) croisé samedi dernier à l'exposition de toiles et sculptures organisée par le copain B.P. et une autre pièce décalée est programmée de nouveau pour la semaine prochaine ...
Voir ainsi les autres vivre sous les feux de la rampe permet de relativiser les incidents de la vie de chaque jour. Au moins là, on sait que ce n'est pas " pour de vrai " comme disent les mômes. Il ne peut y avoir préjudice.
Dans la vraie vie, on apprend qu'une certaine ex-mannequin s'expose à poil sur des sacs et vient d'attaquer la société en question. Au fait, si elle n'avait pas posé nue, personne n'exploiterait sa photo il me semble ? Geneviève de Fontenay non contente d'avoir un chapeau vissé sur la tête se tient droit dans ses bottes pour mieux souligner le summum de ridicule qu'elle représente. Le Conseil Constitutionnel vient de ratifier la retraite à 70 ans disposition votée par des gâteux qui ne veulent pas rester seuls en activité. De quoi nous plaignons nous ? ... La vie est belle, non ?
Après ce rapide tour d'horizon il est évident que malfaisance et bêtise ont toujours de beaux jours devant elles ...

N.B. Je ne sais pas si je vais poursuivre la rédaction de ce blog qui arrive bientôt à expiration puisque j'ai droit à plusieurs espaces sur Hautetfort au titre de la formule pro. Auquel cas, vous savez où me retrouver.

Pour mémoire ou information : http://eclats-de-dire.hautetfort.com

08.12.2008

Rhumexpo '

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Je me demandais pour quelle raison je n'avais rien fait hier ? ...
J' couvais un rhume, c' te blague !
J'ai passé la journée comme enfouie dans la " wouate " pour me réveiller ce matin avec " une belle voix pour écrire " ce qui tomberait bien si je n'avais les neurones qui font du tricot dans le style : " une maille à l'endroit, une maille à l'envers ... UN JETE ! (j'avais oublié le plus important : coucou, FAFAF !) "
Comme je déteste les médicaments, je me suis ruée sur oranges, citrons et miel en une vision vitaminique de gestion de la crise. Ne pas oublier les gélules de thym, aussi.
Atch ... (à mes souhaits !) -

Samedi, j'avais donné rendez-vous à mes deux principaux " body-guards " afin de les entraîner à une expo organisée par un copain qui a laissé tomber la radio mais pas la peinture, contrairement à moi qui ne pratique plus ni l'une ni l'autre ...
Frédéric m'attendait dehors, très gentleman-farmer ... (à cause du couvre-chef) mais ayant à faire et peut-être pour ne pas succomber à l'envie d'acheter une oeuvre qui, décidément lui plaisait beaucoup, il ne stationna sur place que très peu de temps.
Dans l'intervalle, j'avais récupéré un auteur qui a oublié de ne pas avoir de talent et dont je devrais reparler " incessamment sous peu " ... Il ne me restait plus qu'à attendre Julien qui m'avait prévenue qu'il serait en retard à cause d'un repas d'anniversaire tombant précisément ce jour là.

Il faisait sur place une chaleur à crever. D'ailleurs le copain-peintre laissait deviner ses abdos-en-béton (laisse béton, Simone !) sous un tee-shirt recouvert d'une simple chemise ... J'avais conservé mon manteau et quand je ressortis de cette étuve, c'était gagné d'avance ...
Aaatch ... (à mes souhaits ! )
" Ah ! qu'est-ce que ch' tiens, ah ! qu'est-ce que je tiens. " ... (esprits salaces s'abstenir) -
Ouh ! c'est un joli exercice de diction, ça, tout à fait dans le style : " pour qui sont ces serpents qui sifflent sur nos têtes ? "
Même enrhumée, on a des lettres, qu'est-ce que vous croyez ? "
Oh ! p ... d'Adèle
" comme dirait Frédéric, précisément.

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www.brunoperroud.com
bruno.perroud@tatouvu.com

05.12.2008

Découvertes ...

Il m'arrive parfois en visitant un blog ami d'interroger les liens en place, (surtout quand j'ai du temps à perdre) et pardonnez l'expression, mais souvent, on n'est pas déçu du voyage... C'est ainsi que l'on passe directement des fous de Dieu aux folles du cul. (nommons sans barguigner un chat, un chat ! )
Il n'est pas rare en effet, que l'on rencontre les mêmes commentateurs sur un blog, des habitués en quelque sorte avec lesquels peu à peu on se familiarise et puis un jour, brusquement certains disparaissent. Alors tout naturellement, l'idée vient d'aller chez eux pour voir ce qu'ils sont devenus ...
Untel tourne en rond dans le pur style méthode Coué afin de s'auto-convaincre de sa foi sans faille, laquelle ressemble à une immense poubelle à superstitions.
Une autre, spécialisée dans les secrets d'alcove se met en scène dans une position que je qualifierai de plus que scabreuse ... (Si ce n'est elle, c'est donc sa soeur.) Une question se pose alors, sommes nous environnés de malades, de névrosés obsessionnels ? Un être absolument sain, bien dans sa tête et dans ses baskets éprouve t-il le besoin d'étaler ainsi aux yeux de tous ce qui constitue son moi privé ? Quelle pente savonneuse conduit du licite à l'illicite ? Quel besoin irrépressible fait sombrer certains êtres dans l'exhibitionnisme, que ce dernier soit physique ou mental ? Parce que là, d'évidence, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Internet en général et les blogs en particulier sont un formidable outil d'échange. La parole (en principe) y est libre et nous souhaitons tous qu'elle le reste le plus longtemps possible. Or, il y a quand même de quoi s'inquiéter face à certains excès. Je n'appartiens pas au camp de ceux qui font de la morale. Chacun est libre de faire ce qu'il veut dans la mesure où il ne porte préjudice à personne.
Mais nous savons que toute situation paroxystique déclenche infailliblement son absolu contraire. Si certains poussent le bouchon trop loin, la répression suivra et pénalisera ceux qui n'y sont pour rien.
N'allons pas gâcher ce semblant de liberté qui nous reste.
Un peu de pudeur, que diable !


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04.12.2008

Apocalypse or not ? ...

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Durant quinze ans, Gérard Mordillat et Jérôme Prieur se sont penchés, que dis-je littéralement immergés dans la lecture approfondie du Nouveau Testament afin d'analyser le pourquoi du comment de ces racines judéo-chrétiennes qui sont (il faut bien le reconnaître) les nôtres.
Cette série sera diffusée sur Arte entre le 3 et le 20 décembre (l'époque s'y prête allez-vous dire) et j'ai de ce fait, regardé le premier volet hier soir. Très intéressant, la démarche n'étant nullement partisane mais littéraire et historique.
Le point de départ en fut l'Apocalypse de Jean de Patmos, île sur laquelle ce juif converti au christianisme avait vraisemblablement dû s'exiler, ce dernier écrivant en réaction à l'empire romain.
" Le temps est proche " s'avère être la phrase récurrente à valeur d'avertissement - voire de menace - que d'aucuns utilisent toujours pour signifier qu'il faut être prêt.
En clair, tremblez car l'Apocalypse est pour bientôt !
Le message fut lancé au premier siècle (apparemment, il ne s'est rien passé) et le réchauffement de la planète amène certains à réactualiser ce langage ...
C'est la peur qui dirige le monde et nos politiques ne se privent pas d'y avoir recours sous toutes les formes possibles et imaginables chaque fois que l'occasion se présente. Soumettez-vous, sinon vous serez punis.
Où l'agnostique de service commence à se marrer, c'est quand il est question de la Synagogue de Satan, deux mouvements opposés présents alors, ayant tendance à se qualifier de la sorte ... Si l'un avait raison, l'autre avait forcément tort !
Or une croyance ne peut pas se discuter. Elle existe ou pas. Par conséquent, l'individu l'accepte ou la rejette. Il est donc parfaitement inutile de le menacer des foudres divines si la notion de divinité n'entre pas dans son raisonnement.
Comme le fait remarquer Gérard Mordillat interviewé par Le Monde,
- " la grande illusion de la télévision c'est de faire croire qu'il suffit de réunir quelques personnes d'avis différents pour qu'il y ait débat. En réalité, il n'y en a aucun ! "
Ce montage avait cependant pour objectif de prouver le contraire et nous saurons en fin de diffusion de la série si le but fut ou non atteint. Personnellement, je reste persuadée que les intimes convictions de départ perdureront et c'est très bien comme cela. Si tout le monde pensait de façon identique, on s'ennuierait fort !

02.12.2008

Soeur Anne, ne vois tu rien venir ? ...

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Mon rythme d'écriture va - cahin caha - au fil des péripéties et des 3 blogs en ligne. Sans doute vais-je en laisser tomber un l'année prochaine ? ... D'autant qu'avec cette triple astreinte, je n'écris pratiquement plus pour moi. Je me suis durant très longtemps livrée à ce genre d'exercice en refusant d'être lue. Démarche stupide allez-vous dire ? Pas tant que cela ! Coucher mes pensées sur le papier constitue en fait un besoin doublé d' une très longue habitude. Une sorte de soupape de sécurité sans laquelle j'étouffe. Quand m'étant réveillée un peu trop tard, je partais travailler sans avoir eu le temps d'écrire une ligne, j'étais de mauvaise humeur pour le restant de la journée. En réalité, je me levais deux heures plus tôt afin de pouvoir me livrer à ce genre d'exercice par nécessité et sans nulle prétention. Depuis l'enfance, j'accumulais les ruses pour pouvoir me livrer à cette activité qui m'était indispensable. Cela constituait une part de temps inaliénable, bien à moi dérobée aux regards de tous. Alors, quand internet a proposé ses blogs j'ai commencé par paniquer. Jamais je ne consentirai à livrer quoique ce soit et puis j'y suis venue, peu à peu mais la difficulté de commenter le présent perdure. Certaines pensées, certains faits n'appartiennent qu'à moi et je ne saurais les livrer. Je le ferai plus tard, sans doute quand ils auront basculé dans le passé. Tout dire sur l'heure peut facilement devenir obscène.
Je parle rarement de mes amis par exemple car certains me lisent et je ne voudrais pas risquer de les froisser au détour d'une phrase.
En lisant certains blogs, il m'arrive de me demander si certains font encore la différence entre privé et public. C'est parfois de l'exhibitionnisme pur et simple et il me semble qu'on en dit toujours beaucoup trop. Bon ! " laissons là ce chapitre. " Tiens, c'était dans quoi, ça ? ... La phrase à valeur de réplique m'est venue par accident car je cite rarement les auteurs. Mieux vaut les commenter, non ?
Hier (c'est déjà du passé, forcément) n'étant pas sortie, j'ai veillé pour écouter l'interview du sieur Mélenchon sur France 2. Benoit Duquesne faisait comme à l'accoutumée dans le politiquement correct vis à vis des instances en place et son invité montait à l'assaut dans le dessein d'augmenter l'impact de ses dires.
Le titre du mouvement a d'évidence été choisi à la hâte " Parti de Gauche " cela fait P.D.G sigle scabreux par excellence. Ce que le journaliste n'a pas manqué de souligner. En schématisant nous avons désormais trois mouvements de gauche, celui-ci, tout nouveau, l'ancestral PS et le parti de Besancenot en cours d'élaboration là aussi. Deux partis qui tentent de se construire un troisième qui survit tant bien que mal alors qu'il faudrait une force d'opposition forte et unie face à la majorité actuelle car 2012, c'est demain ou presque. Etrange cette faculté que l'homme a - de se projeter dans le futur en oubliant de gérer le présent !
Wait and see semble être devenue la devise actuelle. D'autres s'agitent durant ce temps là. Les prédateurs eux, sont actifs.

29.11.2008

fin de semaine (une de plus)

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Et bien voilà, ceci est ma siamoise, la vraie ! celle dont les yeux bleus virent au jaune quand ce n'est pas au rouge sous l'éclair du flash, campée sur ce champ de bataille qu'est mon bureau. L'enquiquineuse qui me réveille la nuit quand l'idée lui vient de me tirer de cette position horizontale afin de mieux s'installer à ma place.
C'est un cadeau, celle-là ! A contrario, Salammbô reste tranquille, respectant mon sommeil et attendant que je décide que l'heure est venue d'ouvrir une paire de sachets-fraîcheur. Là, elle se précipite ... Souvent l'autre s'en fiche complètement ! Ce n'est donc pas la faim qui la motive. Le besoin que l'on s'occupe d'elle, sans nul doute. J'imagine que certaines femmes doivent être comme cela ? Aïe ! je me tais car on va encore me taxer de misogynie. Ce n'est tout de même pas de ma faute si (à de rares exceptions près) je m'entends mieux avec les hommes. C'est que je n'aime pas les complications. Tant pis si certaines subtilités passent au travers. Sont elles à ce point indispensables ? Droit au but reste ma devise. Ainsi, on gagne du temps, nous n'en avons déjà pas trop. Finalement, hier et une fois de plus, je ne suis pas sortie, me creusant les méninges pour savoir ce que j'allais bien pouvoir raconter au sujet de ces Bidochon vus au théâtre ... Ce n'est certes pas mon habituelle tasse de thé. (Tiens, en parlant de thé, il me faut renouveler le stock. J'en fais une telle consommation ! ) L'autre jour, lors d'une de mes excursions à la Fnac, j'ai négligemment ajouté à la pile de livres un Michel de Grèce. " Le Rajah Bourbon." J'ai toujours affectionné les romans historiques et si je ne trouve pas son style extraordinaire, du moins se lit-il avec une évidente facilité. Hier soir, n'étant pas sortie, je me suis couchée trop tôt, bilan à 2 heures du mat' n'ayant plus sommeil je me suis relevée pour une pause-lecture d'une bonne paire d'heures.
Je commenterai sans doute dans les jours à venir ? Le film sélectionné - quant à lui - attendra lundi. On ne peut être au four et au moulin et il me reste en attendant mille et une choses à faire ...

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25.11.2008

Retour en arrière.

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Hier, je suis retournée à Levallois, ville dans laquelle j'ai effectué mes dernières années de galère bureaucratique. J'avais à tout hasard glissé l'appareil-photos numérique dans mon sac mais une fois sur place, n'ai pas eu envie de l'utiliser.
Levallois est une ville froide - béton et verre / verre et béton - mais depuis quelques temps les sociétés l'abandonnent au profit de la Défense ce qui crée un supplément d'absence d'âme. Il faisait assez froid aussi avais-je pris la précaution de ressortir de l'armoire ce long manteau beige doublé de fourrure (synthétique, rassurez-vous) censé me dispenser de l' impression de morsure ressentie au creux des reins l'autre jour.
La ville étant truffée de caméras aucun SDF à l'horizon. Sans doute les ramassent-ils ? Pour faire croire que la misère épargne certaines villes, les indésirables sont priés de faire un grand détour ... Je n'aime pas cette ville, vous l'avez compris et rien que le nom de Balkany suffit à déclencher dans mon esprit un tas de réactions en chaîne ... Le lieu le plus sympathique est un immense magasin Leclerc (c'est dire ! ...) où je m'arrêtai histoire de faire ample provision de nourriture pour mes chats et ne tardai pas à constater que pour une marque identique, j'étais gagnante. Les prix varient tellement d'un magasin à l'autre ... La démarche était exceptionnelle car j'imagine mal la possibilité d'aller m'approvisionner en banlieue puisque je n'ai pas de voiture. Bizarre quand même que le seul lieu où j'ai eu envie de revenir soit un super-marché ! Cela en dit long sur la société dans laquelle nous vivons ...
Tiens, dommage qu'ils ne vendent pas de recharges d'imprimante car je les aient oubliées au retour ... Il y a un très long chemin à parcourir depuis le métro Louise Michel (la vierge rouge dans une municipalité "bourge", marrant ! ) jusqu'à la banque où j'allai récupérer ma nouvelle carte bleue. Je me souviens avoir fait ce trajet en patinette quand c'était la mode, m'amusant ainsi à étonner mes collègues qui ne brillaient pas par la fantaisie. Je trouvais très drôle également d'aller travailler en jean et baskets quand les autres s'endimanchaient au moyen de pseudo- Chanel. Si l'on m'avait dit quoique ce soit, la réponse était toute prête : " augmentez-moi ! " Bien entendu, personne ne s'y est risqué. J'étais rarement en contact avec la clientèle (autrement que par téléphone) et faisais parfaitement mon travail puisqu'ils n'ont pu découvrir une faute professionnelle avant de me licencier.
Cela dit, mon parachute bien qu'en zinc en aurait quand même contenté certains.
Ce que je supportais le moins à la fin avait pour nom " transports-en-commun-aux-heures-de-pointe. " même pas moyen de lire tant nous étions serrés. De vraies sardines en boîte et la mauvaise humeur en prime ...
Heureusement, au mépris de toute fatigue, il y avait la compensation suprême le soir, à savoir le spectacle choisi. Très paradoxalement, il m'est plus difficile de sortir maintenant que je n'ai plus à faire preuve d' énergie particulière.
Comme vous pouvez le constatez, je n'ai pas grand chose à dire en ce moment. J'envierais presque les ours qui hibernent. Ah ! rester sous la couette à regarder des vidéos en compagnie de mes chattes tout en me goinfrant de mandarines et de chocolats. Mais je me connais, j'en aurais vite marre, cela pourrait durer tout au plus une paire d'heures. Je me dis parfois que la vie est un peu morose sans alcool et sans tabac ... règles que je me suis moi-même imposées et qui, certains jours me paraissent excessives. On est censé ne vivre qu'une fois pourtant, non ?

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podcast

Philippe Meyer (extrait de l'album "Paris la grande " : Métro correspondance (Gaston Ouvrard fils)

22.11.2008

Chat bath !

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J'avais vaguement projeté d'aller voir un film aujourd'hui, en avais même sélectionné deux ... (pile ou face ?) Ce genre d'approche est dangereuse parce que presque jamais suivie d'effets. Je vise une séance, puis une autre, m'aperçois que je me suis trompée ( voyons, ... pour cette heure là ? ... et bien non, c'était l'autre ! ) et finalement reste vissée sur place. Il faudrait également que je remplace les cartouches de mon imprimante car le voyant rouge clignote à tout va. Bref, il faudrait que je sorte ! Envie terrible dans la foulée de m'offrir un album de bandes dessinées politiques. Une grande affiche dans le métro fait la pub d'un album dont le graphisme me plaît assez. J'ai cessé de lire des BD vers l'âge de 11 ans ... ma tante m'ayant fait honte. " Si tu continues à lire ça, tu deviendras aussi bête que ta soeur " - Perspective horrifique ! J'ai aussi sec plongé dans la lecture de Jules Verne (même pas illustré)
A la radio, juste avant mon magazine théâtral, il y avait précisément une équipe constituée de fans de B.D. L'un d'entre eux, peut-être complexé m'avait nettement dans le collimateur. Je devais à ses yeux faire figure d'intello-chiante, sans doute ? Pourtant tout me destinait à ce genre de lecture puisque j'ai appris à dessiner très tôt en recopiant tout ce qui me tombait sous la main. Ma mère posait un livre illustré ou une revue sur la table, me calait deux bottins sous les fesses, et m'ayant fourni feuilles vierges et crayons de couleurs, se ménageait ainsi une bonne heure de tranquillité, voire plus. C'est même la raison pour laquelle je suis arrivée à l'école sachant écrire mais pas lire ... Je recopiais tout ce que je voyais ! De même que je répétais tout ce que j'entendais mais ça, c'est encore une autre histoire ...
Les enfants présentent à l'état d'ébauche, tous les signes de ce qu'ils deviendront (ou pas) selon les hasards de la vie. Je crois que j'aurais bien aimé être caricaturiste mais il faut pour cela un esprit caustique - certes pas inné - et touchons du bois ... je fais partie des êtres " protégés." puisque quoiqu'il arrive, cela aurait pu être pire. Je passe souvent à côté des catastrophes sans même m'en rendre compte. Comme s'il existait une bulle invisible autour de moi.rencontre.jpg
L'exemple le plus significatif fut ce jour où sortant du métro situé Place des Ternes, une femme flageolante, se cramponna aux grilles en me disant : - " Mais c'est inouï, vous vous rendez-compte ? En plein jour ? " Je la regardai sans comprendre. Deux hommes m'avaient croisée, revolver au poing et je n'avais strictement rien vu. Leur monde n'était pas le mien.
Un épais tapis de feuilles mortes recouvre les pavés de la rue sur laquelle donne mon unique fenêtre. J'ai l'impression que tous ceux qui cultivent une sensibilité de gauche, sont aujourd'hui un peu K.O. avec ce qui vient de se passer hier au P.S. (là, ce n'est pas Ts'Eu qui bouge tout le temps quand je veux la prendre en photo mais son sosie - à peu de choses près)
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Ma siamoise était ravie puisque j'ai écouté les commentaires au rythme nocturne de France-Infos jusqu'à 4 heures du matin (encore une nuit en pointillés) ravie que je me réveille aussi souvent, Ts'Eu ronronnait tellement fort qu'elle en couvrait presque la radio en sourdine ... Il faut souhaiter qu'elle ne pense pas (car un chat, ça pense, n'en déplaise à certains) qu'il en sera de même cette nuit ...

19.11.2008

Réflexion.

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J'ai l'impression de devenir de plus en plus " à-quoi-bonniste " ...
Le dialogue de sourds s'est installé depuis longtemps dans notre société.
Chacun monologue face à l'autre ... les tentatives de réponse tombent dans le vide.
Pourquoi un échange passerait-il mieux alors sur internet ?
On dit parfois à un inconnu ce que l'on ne confierait pas à son meilleur ami.
Etrange démarche ... Les confidences se mondialisent. C'est surréaliste !
Une génération de kamikazes irresponsables voit le jour à chaque seconde.
Plus besoin de curé, plus besoin de psy. On a pour se libérer écran et clavier.
Soupape de sécurité (?) permanente ...
Une vague impression nous traverse l'esprit ? Crac ! la voilà formulée " brut de pomme " - Au diable les conséquences !
Je n'ai pas échappé à l'épidémie mais parfois ai envie de rentrer dans ma coquille. Ne plus faire le jeu des observateurs, refuser de sacrifier à l'ironie malsaine ...
Quel malin démon porte à s'exprimer ?
L'atrabilaire Alceste s'il avait connu les moeurs actuelles aurait-il utilisé la Toile pour y déverser ses invectives ou bien s'en serait-il détourné avec mépris, destinant ses foudres à ceux qui pratiquent ce nouvel exercice ?
Le monde va t-il si mal que nous en soyons réduits à accoucher de mots ?
L'écriture plus ou moins harmonieuse, est devenue fonction.
On écrit désormais comme on défèque : pour se libérer alors qu'en réalité on s'enferre ... Nous construisons des moulins à vent pour mieux les attaquer.
La réaction a remplacé la réflexion engendrant toute une suite de conséquences parfaitement inutiles. Certains ayant beaucoup lu mais conscients de la lourdeur de leur plume se contentent de citer, ce qui évite aux autres d'approfondir, leur fournissant ainsi un remake de Reader's Digest. D'autres règlent leurs comptes .. Que restera t-il de tout cela ? Nous construisons dans le vide.
Et moi, j'écris pourquoi, au fait ? ... I don't know.
Heureusement, parfois nous rencontrons un poète. Quelqu'un qui sait encore prendre son temps pour exprimer les choses, pour ciseler les rimes ... Perle rare égarée sur la paille en décomposition, rayon de soleil au milieu d'un ciel gris.
Fait rarissime. Oh ! et puis zut ! ce sera tout pour aujourd'hui. Je tire l'échelle.

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RECTIFICATIF : prenons TOUS du recul. Le monde s'en portera mieux.

15.11.2008

le blues de novembre ? ...

Le ciel est gris, dehors l'atmosphère est froide et humide. J'ai à la fois l'intention de sortir et le désir de rester ici, dans cette chaleur raisonnable ( un peu plus de 19°) température censée m'épargner les rhumes ... Jusqu'ici, ça marche !

Dans mon précédent domicile, situé sous les toits, le thermomètre ne dépassait jamais 17° l'hiver et montait jusqu'à 34° ... l'été, ajoutez à cela 4 étages (sans ascenseur, bien sûr) que je trouvais très pénibles les jours de provisions.
Sinon, j'étais en plein centre de Paris et perdais beaucoup moins de temps dans les transports quand il s'agissait d'aller voir un spectacle. Maintenant, c'est toute une expédition, ce qui fait que parfois, je cale.

Superbe voix de contralto diffusée par Radio-Classique avec sans aucun doute : Kathleen Ferrier. Là, impossible de sortir, je reste scotchée. Aucune voix n'est plus agréable à mes oreilles. J'attends la désannonce. Brahms est à l'honneur, c'est certain. C'était bien elle. L'enregistrement de l'orchestre philharmonique de Londres remonte à 1947, est d'évidence remastérisé mais adroitement (pour une fois).

Le cinoche, c'est râpé ... à l'heure habituelle, du moins. J'ai parfois l'impression que ma vie se déroule d'un écran à l'autre : ordinateur, télé, grand écran. On n'en sort plus ! Il existe pourtant d'autres façons de vivre, non ? ... J'aurais sans doute mieux fait de reprendre un chien plutôt que ces chats qui m'incitent à rester à domicile.
Trop tard, maintenant qu'ils sont ici, il convient de les assumer et contrairement à un chien, eux ont le droit de se métamorphoser en bouillottes chaque nuit. Précieux avantage ...

Pour l'heure, je farniente ... Je coince la bulle ... Le temps s'écoule, en parallèle et puis, comme décidément j'aime les voix graves, pourquoi ne pas vous en faire profiter ? Certains reconnaîtront, sans doute.


podcast

la coupure est un peu sèche. Voici de quoi me faire pardonner - ce qui vous permettra d'identifier la propriétaire de cette voix exceptionnelle.
Sinon, demandez, on vous répondra.

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