11.10.2008

Introspection ... ouverte !

armure-bélier.jpg
Voilà quelques jours que je n'ai rien écrit (ici, du moins) pas facile de mener de front 3 blogs ! Parfois j'y parviens et à d'autres moments ... pas. Pourquoi en avoir ouvert un tel nombre, allez vous dire ? Je m'en suis déjà expliquée. Le troisième, (en l'occurrence, celui-ci) est la roue de secours indispensable. Du moins l'était-elle tant que je pouvais me servir de Safari, ce qui avec le système en place n'est désormais plus le cas. Qu'adviendra t-il de la gestion de mes écrits, dans les mois à venir ? ... Je l'ignore de même que j'ignore de quoi demain sera fait.
C'est sans doute ce qui mine la plupart d'entre nous depuis quelques temps.
A l'époque que d'aucuns baptisèrent : " les trois glorieuses " nous pouvions nous offrir le luxe de faire des projets à long terme. Maintenant, c'est fini. A moins d'être joueur et l'on ne voit que trop à quoi ce genre d'exercice mène !
Je n'ai jamais été joueuse, pire je déteste cela puisque bien au contraire, je n'ai que trop tendance à baliser en permanence. Malgré cela, il est impossible de tout prévoir et ce, même avec une imagination débordante. En réalité, nous sommes plus aptes à concevoir le mieux mais jamais le pire. C'est pourtant ce qui arrive le plus souvent.
Piégée par mes sorties théâtrales, j'ai de plus en plus de peine à gérer le reste ...
ce qui explique ma carence en certains domaines que je n'énumérerai pas ici.
Ce fut un choix, fait il y a très longtemps et que sans doute je referais en dépit de tout ce que j'ai appris ...
Souvent, on s'amuse à poser la question : " si tu avais la possibilité de tout recommencer, ferais-tu la même chose ? " En ce qui me concerne, je crois bien que ... oui ! - Il faut dire que je n'ai presque jamais agi à la légère, même mes imprudences étaient calculées. Bonjour la spontanéité ? ... Certes non, puisqu'il n'est pas interdit de calculer le pour et le contre à toute vitesse alors même que l'on est en train de foncer. Les coups de frein en catastrophe ne sont pas interdits, non plus, que je sache ?

amon_belier.jpg

05.10.2008

Accord inattendu.


Pour une fois que nous tenons le même langage à quelques nuances près, j'ai voulu me faire l'écho de Bruno Leroy (une fois n'est pas coutume et il faut toujours rendre à César ce qui lui appartient) aussi ai-je souligné tous les points sur lesquels nous sommes absolument d'accord.
Bruno-Leroy.jpg

CES CHRÉTIENS PATHOLOGIQUES.

Les gens ont peur des lendemains et même de leur présent incertains. Alors, comme il est naturel, chez l'être Humain, de se protéger, voire de se sur-protéger contre toutes formes d'agressions dont il ne peut maîtriser l'ampleur. Il cherche dans les idéologies ou dans les religions une réassurance du sens de son existence. Tout cela, au départ sonne faux puisque la source même soi-disant de sa Foi ou de ses combats est l'angoisse existentielle. De plus, il rejettera les autres qui ne pensent pas comme lui, cela étant la meilleure façon de ne plus se remettre en question.
Combien de fois n'entend-on pas que Dieu m'aime ! Et sous ses mots se cachent souvent la pensée perverse que Dieu m'aime que moi.
Les autres ne figurant pas dans les mêmes paradigmes que moi ; Il ne peut les aimer. En effet, la personne imagine que la croyance de l'autre est totalement aveugle, erronée, donc fausse et sans intérêt. Ils vénèrent des autres dieux que le mien. Combien de couples défaits à cause de cette pathologie de l'intolérance.

Ces individus sont de toute évidence névrosés et comme chaque névropathe, ils ne reconnaissent pas le bien-fondé de leur maladie. Nous les retrouvons aussi bien chez les chrétiens évangéliques que dans toutes autres formes de croyances. Ils justifient leurs comportements asociaux par les écrits de la Bible. Rien de plus dégradant pour une religion que d'avoir de tels adeptes. Ils parlent d'Amour mais ne le vivent qu'en fonction de la crainte du péché. Cet Amour est donc perverti à la base et ne saurait être reconnu comme authentique.
Ces chrétiens existent dans toutes expressions religieuses et sont véritablement des poisons violents de la Parole divine.
Leur vie sociale est généralement asséchée quand elle n'est pas inexistante. Leurs sourires sont d'artifice et il suffit de contempler leur visage pour comprendre qu'ils pensent vivre en profondeur spirituellement et en fait, leur médiocrité ressort de leur regard comme une flamme définitivement éteinte.

Pourquoi écrire cet article ?

Pour vous dire simplement, qu'il faut discerner intelligemment le véritable chrétien qui est en recherche constante du Christ et les autres qui se servent de Dieu pour cicatriser leurs plaies. Bien-sûr, dans leur mental névrotique, il s'agit là d'une conversion. Rien n'est plus faux, il suffit de mesurer leur coefficient relationnel pour savoir qu'ils mentent. Le drame est qu'ils se pensent souvent sur un chemin de Lumière où Dieu les a envoyés.Ils ne sont que de pauvres inadaptés d'une société trop rapidement en mouvance à laquelle ils ne savent plus adhérer.


Méfiez-vous de ces chrétiens qui justifient leurs carences avec la Bible en main ! Ils sont les contre Témoignages d'une religion saine ou d'une relation personnelle avec Dieu. Souvent, ils justifient leur pathologie en disant que l'Esprit-Saint leur dicte leur conduite. En effet, l'Esprit étant un Souffle impalpable et silencieux, cela leur donne la possibilité de ne plus être confrontés aux dures réalités.
Alors, que notre Foi nous demande de regarder, d'analyser les faits de société soit pour répondre à une soif de Justice ou nous émerveiller de certaines avancées.
Dieu est Amour et non intolérance au point de séparer deux individus n'ayant pas de semblables approches dans la Foi.
Dieu nous veut libres, debout, heureux. Il ne désire pas faire de ses créatures des êtres tourmentés pour l'éternité.
Notre fonctionnement psychique est révélateur de nos croyances. Si, intérieurement nous sommes déséquilibrés, notre perception de Dieu la sera également.
Tout chrétien qui cherche la division parce que le voisin n'a guère la même réponse de Foi que lui, est psychopathologiquement souffrant.
Et ce sont ces chrétiens qui créent leurs propres églises qui deviennent rapidement des sectes aux yeux fermés sur la Vie.

Dieu est justement ce rire et cette Joie de vivre dans la liberté d'une conscience épanouie et tolérante.
Le reste n'est que littérature dont il ne faut pas même ouvrir le livre.
Vous risqueriez de vous faire prendre à leur sous-culture évangélique et ontologique.
Tout cela demande une vigilance de chaque instant et un discernement qui ne faillit pas. La première symptomathologie du faux croyant étant l'esprit sectaire doublé d'une intolérance destructrice.
Ils sont les serviteurs idéaux du démon qui les utilise pour diviser et troubler les esprits.
Malheureusement, ils ne le savent pas et se disent toujours meilleurs que les autres chrétiens.
Encore un symptôme qui ne trompe pas !

Bruno LEROY.


Voilà qui est raisonner sainement ! Les quelques points de divergences n'étant qu'accessoires à la croyance ou non croyance de chacun
.

02.10.2008

C'est par où, la sortie ? ...

Ce papier était à l'origine destiné à http://eclats-de-dire.hautetfort.com et puis, comme ça ne passe pas ... Il atterrit donc ici, sur ma roue de secours habituelle ...
vatican.jpg L'illustration est de travers mais ça tombe bien !

Depuis quelques temps et il faut bien reconnaître que c'est de bonne guerre ... on essaie de nous présenter les libres penseurs comme des êtres intolérants, prêts aux pires extrémités pour éradiquer les religions. Certains ont même commencé à adopter des postures de martyres ... (là, je retiens mes fauves qui grondent d'impatience en se pourléchant les babines) - Allez, les minous, couché ...
Un peu de sérieux, tout de même !
Il me semble bien au contraire que si les partisans de la non-religion imposée à tous (ou presque) n'avaient pas à ce point fait preuve de laxisme ... nous n'en serions pas là. Certains athées de mes amis, soucieux d'en référer à la méthode Coué, affirment que la religion est en perte de vitesse alors que chaque jour, j'en constate les effets contraires. C'est lorsque tout va mal, quand on ne sait plus à quel saint se vouer ... que l'homme à court de solutions se dit que, peut-être ? ... il pourrait exister une force supérieure censée mettre bon ordre à tout cela au moyen d'une utopique " justice immanente " qui - tout compte fait - serait la bienvenue.
Quel superbe constat d'échec ! - L'être humain qui, comme toujours, passe son temps à déléguer ses pouvoirs, constate qu'il vient de se faire blouser, hic et nunc et porte ses regards en direction de cette ligne d'horizon qui comme chacun sait recule à mesure qu'on avance vers elle que l'on ait ou non la tête dans les nuages.
Croyez vous que par un sursaut d'énergie, il décidera de redresser la barre lui-même ? Certes non, il plongera immédiatement la tête en question dans le sac et en référera à l'impossible. Et c'est comme ça, depuis toujours.
Je ne pense pas que cela puisse changer car malheureusement, force est de reconnaître que l'homme n'évolue pas.
Il invente des techniques qui elles aussi, adoptent la politique de la ligne d'horizon mais c'est tout. Nous n'en savons pas plus que les antiques philosophes de la Grèce antique et sans doute même, un peu moins. C'est exactement comme si nous voulions avancer, le frein à main serré ! En pareille condition les théories les plus fumeuses sont celles qui ont le plus de chances de rencontrer un écho.
Les marchands d'illusions ont un bel avenir devant eux.
Comme disait Philippe Meyer : " nous vivons une époque moderne, le progrès fait rage " et inversement.

laicite.jpg
illustration figurant au n° 4 de SINE HEBDO " où comment se délecter d'être mal élevé pour seulement 2€ ...

27.09.2008

fulgurance télévisuelle

Hier, au cours d'un zapping je tombe sur une interview - mieux vaut que je continue à ignorer le nom de celui qui prononça cette phrase - au sujet du Nabucco qui doit se jouer ce soir au Stade de France car mes oreilles incrédules entendirent ceci,

- " Si Verdi vivait actuellement, ce serait le Johnny Halliday local " ( ! ! ! )

Confrontée à une connerie aussi abyssale, il n'y a plus rien à ajouter.

25.09.2008

légère pagaille ...

Il n'y a pas quelqu'un qui pourrait m'expliquer ce qui se passe en ce moment ?
C'est la pagaille dans mon ciel astral ? ... Zeus se désintéresse de moi ? ...
Nom de d' là ! - Hier, je me suis fait une douce violence pour aller voir une pièce que je ne nommerai pas, suis tombée en pleine représentation destinée aux scolaires (le mercredi, c'était prévisible). Oh ! les pauvres gosses, ils ont dû souffrir ... Pas autant que moi face à ces deux nanas qui roulaient des mécaniques. A croire qu'elles avaient effectué toutes les répétions chez Moune. Chauve qui peut comme aurait dit Yul Brynner !
Autant je suis la première à défendre les gays quand ils sont attaqués, autant j'exècre cet extrémisme caricatural. Bon, passons !
Ce matin, brusquement plus de téléphone, plus d'internet. Le service de dépannage d' orange m'a expliqué qu'il fallait que je débranche régulièrement ma live-box afin de la purger. V' là aut' chose ! ... Toujours ce fichu progrès qui donne surtout l'impression que ce sont les complications qui progressent à la vitesse grand V.
Tout à l'heure, histoire de me changer les idées, j'irai voir FAUBOURG 36 j'ai tellement entendu parler du Front Populaire comparativement auquel MAI 68 fut un pétard mouillé ... que j'aimerais me faire une opinion. Ce ne sera jamais que celle du réalisateur il est vrai, lequel vu son âge ne peut qu'avoir une vision lointaine et forcément déformée de l'événement. Inutile d'annoncer le film par le biais de photos comme d'habitude puisque j'ignore si dans le contexte actuel, elles seront visibles d'un autre écran que le mien.
A part ça, tout va très bien madame la marquise. Comme chaque matin, j'ai fait le tour de mes blogs préférés ... risqué un commentaire ou deux. Finalement et à peu de choses près, ce sont toujours les mêmes qui participent. Ceux qui se contentent de lire sont ils plus prudents que nous ? ... Bien possible ! Tout dépend des sujets évoqués et puis autant s'exprimer tant que nous le pouvons encore, non ?

22.09.2008

En attendant ...

Peut-être devrais-je adopter la formule utilisée par Pascal Mérigeau dans le Nouvel Obs' et parler de plusieurs spectacles au fil d'un même papier ?
Je ne pense pas que cela pourrait satisfaire les attachés de presse puisque j'ai toujours écrit une chronique entière par spectacle. Pour une raison que j'ignore mais peut-être est-ce moi qui ne maîtrise pas l'actuelle formule en vigueur sur Hautetfort (?) dès que je mets en place des images, je ne peux plus ajouter de texte et j'ai effectivement repéré que certains disposaient les photos, après)
Il fut un temps pas si lointain (la saison dernière ...) où cela était encore possible puisque j'annonçais par le biais de visuels avant que le commentaire suive.
Ah ! et puis zut : autre temps, autres moeurs: n'importe, tout va trop vite et perturbe quelque peu mon rythme d'intervention.
Décidément, on prend aisément des habitudes en ce domaine comme en d'autres ...
Bref, me voilà une fois de plus avec des chroniques en retard et sans doute vais-je choisir de les annoncer désormais ici. Demain, c'est décidé, je me boucle et j'écris pour theatrauteurs.

91cd7dfbeb7558149fab1a9eb2bd2447.jpg
(Là au moins, c'est possible, je peux sans problème ajouter du texte !)

J'avais comme tout le monde vu Jacques Bonnaffé au cinéma mais autant que je me souvienne ( ... vu le nombre de spectacles auxquels j'ai assisté depuis 25 ans ) jamais sur scène et croyez moi, c'était une lacune à combler ! Il a une énergie que l'on peut qualifier de galopante. L'espace scénique de la Maison de la Poésie (cela se déroulait dans la grande salle) n'est pas petit et le comédien, lui était partout : au pied de la scène, côté cour, côté jardin, dans les cintres tout cela à une allure folle. A vous en presque donner le tournis.
A ma grande confusion, je ne connaissais pas Jean-Pierre Verheggen et même s'il ne risque pas de devenir un jour mon auteur préféré ses exercices langagiers étaient à découvrir.



0c5a976a1a172da2ed01602c3c064e3a.jpgLes monologues sont à la mode depuis assez longtemps et j'ai tendance à le déplorer considérant que c'est en quelque sorte de l'anti-théâtre mais comment se plaindre quand on a en face de soi une comédienne telle que celle là?
Cette irlandaise issue de parents bretons (on ne risque pas de l'oublier, confrontés au bleu de son regard ...) a bien mérité d'avoir reçu le prix de la meilleure actrice lors du Dublin Theatre Festival en 2003.
Un nom à retenir : Olwen Fouéré car il y a peu de comédienne de cette envergure de par le monde ...

c378047f9c6a7c129f8c861ef4a18135.jpg
" La femme qui se cognait dans les portes " de Roddy Doyle,
adaptation et mise en scène : Michel Abécassis.

18.09.2008

A y bien réfléchir ...

" Dis-moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu es " phrase que prononçait ma mère quand une amie d'enfance ne lui plaisait pas, quand elle voulait mettre fin à l'une de mes relations. Généralement, je n'étais pas d'accord - bien sûr ! -
J'ai très tôt aimé avoir des amis très éclectiques, ce à un point tel qu'il m'était difficile d'imaginer des rencontres entre eux tous tant ils étaient dissemblables. Cela tombait bien puisque j'ai toujours préféré le dialogue. Trois personnes en face de moi et me revoilà seule contre tous. Question de tempérament, d'indépendance surtout !
Il me reste encore deux chroniques-théâtre à écrire et pour l'instant, je me sens peu disposée à ... Quand on écrit sans en ressentir le besoin impératif, c'est mauvais, forcément. Je vais donc attendre que les mots viennent d'eux mêmes d'autant que si l'un des spectacles m'a plu, je ne suis pas parvenue à " entrer " dans le second. Ce sont des choses qui arrivent ...
La faute à qui ? Mystère ! Mieux vaut conclure que je n'étais pas en état de réceptivité. Cela se produit souvent avec les livres. On décide de s'attaquer à une lecture et puis au bout de la dixième page voire plus, on finit par conclure que non, décidément " mieux vaudrait réessayer demain ..."
Le lendemain, même scénario mais on insiste plusieurs jours de suite (moi, du moins) et puis de guerre lasse, on finit par replacer l'ouvrage sur son étagère. Il sera dévoré presque d'un seul trait quelques mois ou quelques années plus tard. J'attends toujours que cet état de grâce me tombe dessus concernant Proust.

d993a7694237d8dbc6b8ed787baee31a.jpgPrécisément, sur un blog voisin, Solko (pour ne pas le nommer) propose (apparemment à son tour ...) un petit jeu qui consiste à ouvrir un livre donné à la page 123 recopier les lignes 5 à 10 et faire suivre à 4 personnes censées posséder déjà l'ouvrage ou avoir envie de se le procurer aux fins de commentaires ? ...
Sélection : l' Argent de Charles Péguy auteur peu honoré chez moi,
( O Meuse emmerdeuse ! ...)
Je lui substituai donc l' Argent d' Emile Zola (chacun son truc) et voilà ce que ça donne,

" ... Mais il rencontra le regard raisonnable de Mme Caroline, qui souriait elle aussi, sceptique, un peu fâchée même; et il eut honte de son enthousiasme.
" N'importe, mon cher Hamelin, nous ferons bien de tenir secret ce couronnement de l'édifice, comme vous dites. On se moquerait de nous. Et puis, notre programme est terriblement chargé, il est bon d'en réserver les conséquences extrèmes, la fin glorieuse, aux seuls initiés.
- Sans doute, telle a toujours été mon intention,
... " ??? ...

STOP ! ici, ça ne se voit pas mais sur mon livre les dix lignes sont surlignées.

Cette opération de taguage culturel est alors censée frapper 4 victimes de mon choix, ce dont je me garderai bien car, scrognegneu ! chacun est libre de lire ce qu'il veut ! ... D'autant que pour commenter en toute connaissance de cause, à moins que cette lecture soit encore toute fraîche à votre esprit, vous allez devoir vous farcir dans un temps record : 497 pages que vous n'aviez pas prévues ...

Ce serait donc faire preuve de terrorisme pur et simple, démarche à laquelle je me refuse obstinément. Ceci étant, si le coeur vous en dit ... bon courage !

N.B. A l'extrait évoqué je choisirai plus volontiers ce dernier selon moi plus " parlant " qui s'affiche au dos du volume folio qualifié de quintuple ! ...

" Alors, pendant la dernière demi-heure, ce fut la débâcle. Après l'extrême confiance, l'engouement aveugle, arrivait la réaction de la peur, tous se ruant pour vendre, s'il en était temps encore. Les cours, de chute en chute, tombèrent à 1500, 1200 à 900. Il n'y avait plus d'acheteurs, la plaine restait rase, jonchée de cadavres. Au dessus du sombre grouillement des redingotes, les trois coteurs semblaient être des greffiers mortuaires, enregistrant des décès. Un silence effrayant régna, lorsque, après le coup de cloche de la clôture le dernier cours de 830 francs fut connu. "

Et bien voilà, je ne vous indiquerai pas la page parce que je n'ai pas eu le temps de la trouver mais au moins, cet extrait est porteur si je puis dire, vu les circonstances, ô combien, d'actualité !

14.09.2008

Insomnie.

f76ea3ddee27e463d60edba325f8ed08.jpgJe me suis réveillée en catastrophe pour échapper à un rêve-séquelle de mon passé. Nous avons tous notre part d'irrationnel et la mienne aurait tendance à s'exercer en direction de la télépathie. Le cerveau n'est il pas après tout une sorte de radio émettrice ou un appareil récepteur ? ... C'est selon. Ajoutez à cela quelques coïncidences venant conforter ce qui n'est peut-être qu'un fantasme, une utopie et le wagon se retrouve sur les rails.
Nobody is perfect.
J'écris dans une position très inconfortable l'ouverture du lit-armoire m'obligeant à déplacer des petits meubles qui durant le jour sont situés devant. Bref, je me suis casée sur un tabouret-tambourin (tiens, ça revient à la mode) récupéré à la cuisine et j'ai une cuisse sur le rebord du meuble télé qui habituellement durant la nuit est casé devant l'ordinateur éteint. Très pratique !
Les deux chattes pendant ce temps là se prélassent sur ma couche en toute quiétude. " Chouette, elle nous a laissé toute la place ! " semblent elles se dire et dans le silence de la nuit, mon clavier fait un boucan du diable ! Pas au point quand même de réveiller le voisin du dessus : ce n'est pas une Underwood ...
Il fut une époque où j'aimais bien écrire la nuit, période durant laquelle les idées viennent toutes seules. Enfin ... en principe !
Je ne suis pas allée à République me joindre à la manif' de protestation à la venue du pape. Il devait y avoir trois pelés et un tondu et puis quand les carottes sont cuites on ne s'insurge pas du fait qu'elles ont été arrachées. Cela ne sert plus à rien. J'entendrai sans nul doute quelques commentaires dans quelques heures sur ma radio favorite du dimanche ... si je me réveille à temps !
Dans la courte mémoire populaire, la venue de Kadafi, celle du Dalaï-Lama et enfin la présence du pape, se trouvent réunies par un même fil rouge contestataire ...
Il est choquant en effet de recevoir ostensiblement ( et à nos frais, ne l'oublions pas ) des invités quand on oblige le pays à se serrer à ce point la ceinture !
Nous savons tous que la diplomatie a ses contraintes et obligations mais un peu plus de discrétion serait la bienvenue.
Hier matin, j'ai enfin réussi à mettre la main sur un exemplaire de Siné Hebdo.
La présentation fait un peu trop penser à celle de Charlie, tactique ou erreur ? Seul l'avenir le dira. En tous cas, à peu de choses près, les lecteurs sont les mêmes.
Bon, sur ce il est maintenant plus de 2 heures et je vais essayer de me rendormir ... Pourvu que le meuble télé ne craque pas trop quand je vais le remettre en place.
Envie d'espace !!!

cb22e5dc65cad03c6be7666a350cfcf8.jpg

12.09.2008

Matou-pacha & princesse siamoise.

C'est Georges qui va être surpris de trouver son matou ici.
Par la même occasion, je le présente à Geneviève !


f372e2ee3724a8eb2a986c2b61fed335.jpg


Le chat de votre technicien préféré se nomme : ROUXY. Cà vous étonne ? ... le roux, Rouxy ... certains noms sont incontournables ! Et des grosses papattes comme des gants de boxe. L'une de mes chattes en est folle amoureuse à un tel point que je culpabilise presque de ne pas les laisser ensemble.
Un jour, nous les avons trouvé dans un placard, dans les pattes l'un de l'autre à se faire des léchouilles. Geojo et moi sommes repartis très discrètement ...


757ce8705c115d31f4041ed32cba24b3.jpg


Ts'Eu Hi, complètement énamourée ... très femelle alanguie.
Rien d'une amazone !

04.09.2008

De Louise à Catherine ...

Whaaa ! Je viens de retrouver les poèmes philosophiques de Louise Ackermann. (O joie, ô bonheur, ô volupeuté ! ) Il faut dire que le volume est tout petit et avait dû glisser ... S'il n'était aussi ancien, je crois que je l'aurais en permanence dans une poche. Mais ce serait moeurs trop cavalières et cette édition ancienne bien que non reliée mérite le respect.
Je tombe par hasard sur un extrait de l'Amour et la Mort.

"Tous les êtres, formant une chaîne éternelle,
Se passent, en courant, le flambeau de l' Amour,
Chacun rapidement prend la torche immortelle
Et la rend à son tour. "


Ce petit volume ira donc ce soir rejoindre l'étagère située dans mon lit armoire où là, je ne saurai l'égarer. Lire quelques vers avant de s'endormir n'a jamais fait de mal à personne, bien au contraire !


3ca495f49f268de269f34ea4797070b0.jpgEn réalité, je voulais vous parler de LA GRANDE CATHERINE écrite par la Princesse Lucien Murat. Ce n'est certes pas la première biographie que je lis concernant Catherine II de Russie mais j'avoue avoir été un peu déçue par celle-là. L'avertissement de son auteur(e) aurait dû me mettre la puce à l'oreille ...

" Si vous feuilletez ces pages, n'y cherchez pas l' Impératrice géniale qui a incliné la Russie vers l'Europe et reculé adroitement ses frontières mouvantes; vous y trouverez plutôt une souveraine dont les caprices anobllrent les sujets qu'elle distingua. Ainsi l'astucieuse Catherine associait son bon plaisir à la grandeur du pays qu'elle gouverna superbement. Le coeur viril de Sa Majesté ne réclame pas notre indulgence puisque dans sa vie tout fut calcul, même l'amour. "

Là, j'ai envie de crier au régicide !

On ne devrait en réalité n'écrire que les biographies de personnages que l'on aime. Sinon, c'est les tuer gratuitement une seconde fois.
Je n'ai pas retrouvé ici l'indéniable génie de la Grande Catherine mais une sorte de despote nymphomane qu'elle était sans doute or ce n'était qu'une des multiples facettes de sa personnalité hors norme.
Maurice Rostand lui a mille fois mieux rendu hommage par le biais de sa pièce, CATHERINE EMPEREUR que plus personne ne joue car il y a bien entendu trop de monde et que par ailleurs, il faudrait trouver la comédienne susceptible de l'incarner. (L'idéal eut été Bette Davis si elle n'avait déjà interprété Elisabeth 1ère d'Angleterre, la reine vierge car pour rester au cinéma, Marlène dans l'impératrice rouge ne nous a fourni qu'une version très hollywoodienne du personnage.)

Madame Lucien Murat a également écrit la biographie de Christine de Suède que l'on peut se procurer par internet à des prix réactualisés (!) ... mais je resterai sur le souvenir de Garbo interprétant le rôle, cela vaudra peut-être mieux ? ...

Rappel : La Grande Catherine par la Princesse Lucien Murat - chez Flammarion édition de 1927 collection " Hier et Aujourd'hui " que l'on trouve parfois sur les quais où quelques vendeurs sont encore honnêtes.

Toutes les notes