10.11.2008
Septième ciel (Wolke 9) d'Andreas Dresen.
Film allemand (Durée : 1h.38) avec Ursula Werner, Horst Westphal, Horst Rehberg et Steffi Kühnert. (ASC Distribution)

Inge arbore la bonne soixantaine et est mariée depuis 30 ans. Elle a une fille, des petits enfants, apparemment tout va bien et pour améliorer l'ordinaire, effectue quelques travaux de couture à domicile.
Un client lui ayant confié un pantalon à retoucher va ... (comment dire ?) mettre la dame dans tous ses états et la séance d'essayage se convertira en dérapage caractérisé. Est-ce bien raisonnable ? ...
Ce sont des choses qui arrivent (presque) tous les jours, allez-vous dire !
Oui, mais en principe les femmes craquent alors pour un homme plus jeune qu'elles tandis que celui-ci avoue 76 ans, étant de ce fait encore plus vieux que le mari.
Mais comme chacun sait, le trouble, ça ne se commande pas et d'ailleurs le coeur ne vieillit jamais. (L'organe, oui - pas le ressenti qu'il symbolise.)
Si un français avait tourné un tel film, sans nul doute aurait-il choisi une comédienne botoxée à l'extrême et un septuagénaire aussi séduisant que Yves Montand le fut.
Les allemands sont beaucoup plus réalistes que nous et sur le plan esthétique, c'est là que le bât blesse ... je vous avouerai même que si je n'avais pas été coincée en bout de rangée contre le mur, j'aurais vraisemblablement pris la porte avant la fin. Sans doute aurais-je eu tort ?
N'importe, il ne vous viendrait pas à l'idée d'épier l'intimité de vos parents ou grand-parents ou alors, permettez moi de vous dire qu'il faut vous soigner avant que ça s'aggrave !
On pouvait selon moi dire exactement la même chose en éludant certaines scènes.
Il faut croire que cela plaît car la salle était pleine à craquer ce qui, en milieu d'après-midi est quand même assez rare. Ce film avait déjà recueilli le " coup de coeur du jury " à Cannes.
A chaque âge ses plaisirs ? Il semble que non, et notre époque se pose des questions qu'elle n'avait jamais osé aborder. A t-on tort ? ... A t-on raison ? ... Pour ma part, ce n'est pas le fait qui me dérange (les gens font ce qu'ils veulent aussi longtemps qu'ils le peuvent ...) mais est-il indispensable de nous infliger de telles images ? L'idée en soi n'est pas choquante mais l'esthétisme y perd beaucoup.
Ce n'est bien entendu, qu'un avis personnel.
Simone @
le film fait polémique. France-Infos précisait ce matin qu'en Allemagne, on distribuerait des préservatifs dans les maisons de retraite ... modèle baleiné-spécial-séniors, sans doute ? ...
21:17 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.11.2008
Vicky Cristina Barcelona de Woody Allen

D'aucuns prétendent que c'est un génie mais je ne suis pas fan de Woody Allen.
C'est ainsi. Pourquoi alors être allée voir ce film ? ... Un peu par curiosité et beaucoup pour Javier Bardem que je trouve de plus en plus craquant.
Comme on disait de Gérard Depardieu (mais cela n'a pas duré) ... " belle bête ! "
En outre, l'action se déroule à Barcelone, ville que l'on ne peut concevoir sans le soleil ce qui constitue une agréable compensation en ces temps de Toussaint.
Deux belles plantes américaines, l'une brune, l'autre blonde débarquent de l'avion. La brune est plutôt sage, sérieuse et rangée tandis que la blonde (pour ne pas contrarier le mythe de Marilyn sans doute ?) est nettement plus explosive et un tantinet inconstante. En clair, complètement paumée.
Bien évidemment et comme on pouvait le supposer Juan, artiste peintre qui joue les maudits va croiser leur chemin et flanquer la pagaille parmi cette belle entente féminine. L'homme ne s'embarrasse pas de politiquement correct et va d'emblée proposer aux deux filles de les emmener en week-end à Oviedo afin d'y coucher avec elles deux, ensemble ou à tour de rôle après tout peu importe puisque pour lui, seul le résultat compte ! L'une se cabre, l'autre s'interroge mais est prête à céder et les deux vont finalement l'accompagner dans cette expédition à la hussarde.
Ce n'est que le début de complications que je vous laisse découvrir ...
Le rythme du film est effréné, les péripéties multiples, le propos à la fois léger et lourd de préoccupations existentielles.
Bref, c'est du Woody Allen tout craché !
Comme le public n'est pas venu là tout à fait par hasard, ça glousse allègrement. Ma voisine de droite qui était pourtant d'un âge canonique participait bruyamment en souvenance de tout ce qu'elle avait dû faire ou espérer ...
Bref, c'est un film que l'on va voir pour le plaisir du moment et qui selon moi, s'oublie presque aussi vite.
Film américain de Woody Allen, avec Javier Bardem, Rebecca Hall, Penelope Cruz et Scarlett Johansson ... Durée : 1h.37 Warner Bros France
Simone @
15:22 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.10.2008
Magique, comédie musicale de Philippe Muyl
Tabernacle ! J'me suis plintée ...

Si vous aimez la soupe aux navets, allez-y mais seulement dans ce cas.
Le film est d'un " cucul-gnangnan " comme j'en ai rarement vu.
Pas de rythme pour une pseudo-comédie musicale, avouez que c'est le comble !
Cali a une gentille gueule bien sûr et un bon regard, pour un peu on attendrait que ce soit lui qui fasse les pirouettes du chien savant car pour la voix ... personne porté par l'enthousiasme ne criera : " à l'opéra ! " Il pourrait tout au plus envisager un duo avec la dame de l'Elysée.
Marie Gillain est très jolie, a beaucoup de charme mais ce couple entouré de quelques autres comédiens ne suffit pas à faire un bon film. Généralement les enfants-acteurs sont géniaux (on se souvient encore du petit Gibus ...) celui-là, a juste l'air d'un bébé Cadum qui a un peu grandi. Quant à l'histoire ... il y avait les ingrédients pour faire quelque chose de bien or visiblement, Philippe Muyl est passé à côté.
Les chansons atterrissent brusquement comme autant de cheveux sur la soupe quant aux relations que les personnages entretiennent entre eux, on patauge en pleine guimauve.
Summum du ridicule, cette scène où la partenaire du magicien lanceur de couteaux, à la suite d'une scène de ménage, est abandonnée en pièces détachées dans plusieurs boîtes et où la tête et le tronc demandent aide et assistance pour se reconstituer. Cela ne ferait même pas rire des mômes de 5 ans.
Cà m'apprendra à aller voir un film en refusant de lire ce qui a déjà été écrit, sous prétexte que je voulais absolument revoir les paysages du Canada et ré-entendre cet accent qui évoque pour moi quelques souvenirs ...
Comme on était trois dans la salle, à mon avis, il faudra plus qu'une loupe, carrément une boussole pour retrouver le film programmé à partir de demain.
Histoire de me consoler, je suis entrée à la Fnac où là le fantôme du Chevalier de La Barre m'est carrément tombé dans les bras, sous la main voulais-je dire ... ce roman jusqu'alors inédit du sieur Zévaco étant seulement paru sous forme de feuilleton dans le Journal du Peuple de Sébastien Faure en 1899. Quelques heures de jubilation en perspective ... Un peu plus de 550 pages et à moins que je laisse tout tomber pour le dévorer, le commentaire suivra mais ... pas tout de suite.
15:43 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.09.2008
FAUBOURG 36 de Christophe Barratier
Bon ! l'icône image est inactive et le bouton " aide " se trouve situé à l'extérieur de mon écran. Tout va bien !
Inutile d'insister, l'ajout d'image est dans les choux ... je troque Safari pour Firefox histoire d'avoir accès à l' aide.
(vous ne pourrez pas dire que je ne vous tiens pas au courant à mesure ! )
Et voilà, la preuve est faite, obligée d'abandonner Safari (mon petit chouchou) bien plus cool que Firefox mais on ne m'a pas demandé mon avis ! cochon de payant, va !
A +
J'espérais un chef d'oeuvre et suis tombée sur un chromo.
Bien sûr, on ne pouvait reconstituer le Paris des années 30 qu'au moyen de décors mais ces derniers sentaient le trucage à plein nez ! Le caractère farouche de nos aînés qui rougiraient s'ils voyaient les comportements actuels m'a semblé pour le moins folklorique, assez " plan-plan " pour tout dire. Rien que des stéréotypes !
On patauge dans la carte postale à 2 sous. Gérard Jugnot fait du Jugnot et du pire. Pourtant je l'ai vu sur scène il n'y a pas si longtemps dans le rôle de Ste Beuve et puis témoigner qu'il est capable d'être sobre quand il veut ou quand il est bien dirigé mais là, c'est une autre histoire ... Clovis Cornillac est égal à lui-même mais sans plus. Pierre Richard utilise toujours les mêmes tics, c'est sans appel.
Celui qui m'a bluffée, est Kad Merad que j'ai trouvé ici remarquable et la découverte est bien entendu la très jolie Nora Arnezeder.
Bref, sur le plan interprétation tous les comédiens, y compris Bernard Pierre Donnadieu ont fait ce que l'on attendait d'eux sur un film d'un académisme assez consternant. On espérait la subversion, on a eu le mélodrame.
Marcel Carné peut dormir en paix, Christophe Barratier ne fera aucune ombre à sa mémoire. Vous allez dire que j'ai la dent dure ? Non, je suis déçue.
Simone @
17:58 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.08.2008
Le silence de Lorna de Jean-Pierre & Luc Dardenne
film belge avec Arta Dobroshi, Jérémie Renier - 1h.45 -
Dans ce monde où seul l'argent compte, que ne feraient certains pour s'acheter une maison ou s'offrir un fond de commerce ? ...
Lorna, une jeune albanaise, pour obtenir la nationalité belge a contracté un mariage blanc avec Claudy, toxicomane notoire. Tout passe par l'intermédiaire de Fabio, un chauffeur de taxi qui arrondit ses fins de mois à grand renfort de trafics en tous genres. Rien ne l'arrête, pas même la perspective de tuer pour toucher sa commission.
Or, maintenant que Lorna est en possession de ses papiers d'identité belge, il pense à la vendre à nouveau et le plus vite possible.
Pour cela, Claudy doit disparaître.
Qui s'étonnerait de la survenue d'une over-dose concernant un drogué ?
Mais, depuis qu'il connaît Lorna, Claudy a décidé de s'en sortir et demande à cette dernière de l'aider. Fabio en a décidé autrement puisqu'un russe passé à l'ouest est tout disposé à payer et Lorna veuve, devrait faire l'affaire !
On mesure à quel point cette société s'est débarrassée de tous principes moraux quand il s'agit de " faire du fric "
Jérémie Renier dans le rôle du toxicomane est excellent comme d'habitude et l'on découvre une Arta Dobroshi, tout à la fois sensible et déterminée.
Ce film récompensé à Cannes par le prix du scénario est à voir sans aucun doute.
Simone @
18:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.08.2008
La fille de Monaco d'Anne Fontaine
Film français avec Fabrice Lucchini, Roschdy Zem, Louise Bourgoin, Stéphane Audran, Gilles Cohen, Jeanne Balibar, plus ...
Il existe des professions pour lesquelles il vaut mieux avoir l'esprit libre. Celle de journaliste par exemple, imaginez un critique-cinéma qui serait obnubilé par une comédienne et souhaiterait la voir dans tous les rôles ...
- une animatrice radio obsédée par un chanteur qui ne ferait que passer ses disques ...
En pareilles circonstances, c'est le suicide assuré, il faut trancher dans le vif !
Alors lorsqu'il s'agit d' un avocat avec toute l'implication qu'une plaidoirie présuppose ... si ce dernier tombe raide-dingue d'une bombe sexuelle, l'incident risque de lui fait perdre tous ses moyens.
C'est précisément le thème du film.
Vous avez sans doute remarqué à quel point les gens intelligents peuvent devenir stupides quand ils sont amoureux, on a alors l'impression d'être confrontés à un sablier que l'on vient de retourner, puisque c'est exactement le même et son absolu contraire. L'idée géniale de ce film a été de choisir Fabrice Luchini pour illustrer ce contre-emploi ponctuel. Le brillantissime personnage devient un petit garçon timide et gauche face à cette amazone délurée pour retrouver (heureusement) son assurance dès qu'il entame sa plaidoirie.
Pour le protéger, il y a Christophe - garde du corps zélé - rôle interprété par Rochdy Zem. Ce dernier lui a été imposé par le fils de la femme qu'il est venu défendre (impressionnante Stéphane Audran) et l'avocat trouvera la clé de l'énigme précisément grâce à ce qu'il est en train de vivre, personnellement.
Le film est intelligent, mené à un rythme d'enfer et en dit long sur les circonstances qui peuvent faire basculer une vie.
Simone @
11:00 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
18.08.2008
GOMORRA de Matteo Garrone (Durée : 2h.15)
Film italien avec Salvatore Abruzesse, Maria Nazionale, Salvatore Cantalupo, Toni Servillo ...
Le film commence tel un coup de poing, par un massacre perpétré dans un solarium et nous savons immédiatement que le LA est donné. La violence atteint deréchef les profondeurs abyssales de cette plongée bleutée évoquant la noyade dans des océans où les requins sont ces membres de la Camorra désignée ici sans ambages.
Les étages de cette cité populaire évoquent des couloirs de prison.
Là, s'y déroulent tous les trafics et là ont lieu tous les règlements de comptes ...
- Décor sordide abritant toutes les déchéances, incluant toutes les formes d'exploitations où l'argent liquide est distribué avec parcimonie par des intermédiaires aux poches pleines.
- Ateliers clandestins travaillant pour les grands noms de la mode,
- transports et stockage de déchets toxiques au mépris des conséquences.
Ces gens là ne respectent rien et surtout pas la vie ! On recrute parmi les plus jeunes et les plus violents surtout parmi ceux qui sont les moins aptes à réfléchir ... car l'impression générale que donne le film c'est d'être peuplé de débiles mentaux tels ce tandem formé par Marco et Ciro qui agissent uniquement par pulsions aussi imprévisibles que violentes.
Un court instant, on espère que le petit coursier, Toto échappera à la malédiction et puis non, car il n'y a aucune issue de secours en cet enfer instauré. Confrontés à cet univers apocalyptique, on se surprend à désirer voir à l'horizon l'ombre d'un uniforme or apparemment l'autarcie est complète et tous ces monstres maîtres des lieux.
Politiques et policiers seront éludés, seuls règnent ces mafiosi installés dans leur vulgarité graisseuse et sans appel. Afin de mieux nous convaincre que les faits sont réels, le film a l'aspect d'un documentaire.
Nous sommes aux antipodes du Parrain ou même de la Vierge des Tueurs, c'est une réalité crue qui nous est servie sans laisser place à la moindre petite échappatoire.
Ajouter " âmes sensibles s'abstenir " constituerait un pléonasme pur et simple !
Simone @
09:55 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
15.08.2008
VERSAILLES de Pierre Schoeller (durée 1h.53)
Film français avec Guillaume Depardieu, Judith Chemla, Patrick Descamps, Aure Atika, plus ...
Pourquoi avoir choisi Versailles (plutôt que Vincennes par exemple, ce qui eut été un peu plus plausible) par goût des contrastes sans doute, car nous ne ferons pas au réalisateur l'injure de supposer qu'il ait voulu nous amener à réfléchir sur les injustices flagrantes de notre société ...
Le film reste, çà et là parsemé de quelques invraisemblances ... Le Samu social laisserait il une femme accompagnée d'un enfant de 5 ans dehors en se contentant de lui proposer une boisson chaude ? ... Ensuite quand elle sera " récupérée " on l'installera comme par hasard dans ce qui fut la citée des rois. Un peu gros, quand même ! La misère va donc coudoyer les splendeurs passées.
La rencontre avec Damien, cet homme des bois ne va pas tarder à s'effectuer et après un rapprochement que nous qualifierons de biblique ... la dame va s'évanouir dans la nature sans l'ombre d'une explication.
Après lecture d'un article parlant de réinsertion, cette mère va prendre le train (tiens, elle avait de quoi le payer ?) et revenir quelques temps après pour découvrir la baraque censée abriter l'homme auquel elle a abandonné son fils, ravagée par les flammes. Damien a de son côté amorcé une tentative de reprise en mains, débarquant avec l'enfant chez son père ... Ebauche de vie normale puis ... pfft ! nouvelle disparition mais réapparition de la mère (on ne sait comment).
Le petit garçon a grandi, de blond est devenu brun (encore un symbole sans doute puisque le rapprochement avec la mère s'effectue, apparemment sans histoire, sans l'ombre d'un reproche de la part de cet ado qui accepte d'avoir été largué puis récupéré. En résumé, les intentions sont louables mais l'aventure difficilement crédible à cause de la présence du garçon, précisément.
Les interprètes, eux - en revanche - sont formidables, tous sans exception !
Simone @
22:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
13.08.2008
L'empreinte de l'ange (durée : 1h.35)
Film français de Saly Nebbou.
avec : Catherine Frot, Sandrine Bonnaire, Wladimir Yordanoff, Sophie Quinton,
Michel Aumont, Antoine Chappey, plus ...
Réunir Catherine Frot et Sandrine Bonnaire en une même distribution, c'était déjà dès le départ, jouer sur le velours ... Ce film est tiré d'un fait réel dont le réalisateur, Saly Nebbou saura cultiver le suspens tout au long du déroulement de l'histoire.
Il n'est que trop facile de décréter que quelqu'un est dingue quand un évênement traumatisant a bouleversé la vie de celui ou celle que l'on juge ainsi.
Elsa (Catherine Frot) a perdu sa petite fille âgée de 5 jours lors de l'incendie de l'hôpital où elle a accouché. Certains coups du sort sont difficiles à admettre et cette femme s'obstine à nier que son enfant est morte ...
Le drame a débouché sur un divorce et nous la retrouvons quelques années plus tard alors que son ex-époux lui confie leur fils pour quelques jours car son état psychique lui en a interdit la garde permanente. C'est du moins l'opinion que tout le monde a la concernant.
Elle va un jour " reconnaître " SA petite fille lors d'un goûter d'anniversaire chez les parents d'un ami de son fils. L'obsession ne la lâchera plus : elle est convaincue que c'est elle et va ensuite présenter tous les symptômes d'une névrose obsessionnelle.
L'instinct maternel existe t-il réellement ? Une mère peut-elle savoir que son enfant n'est pas morte quand tout le monde affirme le contraire ? C'est bien entendu la question que l'on se pose après avoir vu ce film remarquable à plus d'un titre.
Simone @
20:15 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
11.08.2008
Les trois p'tits cochons (Durée : 2h.04)
Film canadien de Patrick Huard.
avec Claude Legault,
Paul Doucet,
Sophie Prégent,
France Castel,
Guillaume Lemay-Thivierge, Isabel Richer ...
Je me suis donc décidée à aller voir un film ce qui ne m'était pas arrivé depuis ... une semaine, pile-poil. Avoir une carte UGC Illimité en poche et sortir si peu, cela frôle l'inconséquence ! J'avais visé la séance de 16h.30 pour constater qu' il y avait à peine une demi-douzaine de spectateurs dans la salle (étrange) et pour une raison inexplicable, le film commença immédiatement. Certaines salles font un peu ce qu'elles veulent. Bien que les dialogues soient en langue française, le film était sous-titré car il n'est pas aisé de suivre le parler de La Belle Province quand on n'a pas l'habitude de l'entendre.
Patrick Huard n'a pas tout à fait le talent de Denis Arcand certes mais ses personnages sont bien sympathiques. Disons que c'est truculent en plus soft ce qui en soi constitue déjà un non sens car on peut difficilement être truculent à moitié.
L'histoire ... sans tout vous raconter. Une femme que l'on devine en fin de vie - car elle collectionne les états comateux - a trois fils, qu'elle adore et qui le lui rendent bien. Ils vont tous se retrouver un jour (ou plutôt une nuit) autour de son lit à l'hôpital et tandis que leur mère flirte avec l'au-delà, vont parler de ces choses que les hommes (à fortiori, 3 frères) ne se racontent que lorsqu'ils sont entre eux.
Nous allons suivre chacun, découvrir que,
- Christian (le benjamin) qui enseigne les exercices physiques en salle, a besoin de films porno pour libérer sa libido.
- Mathieu (le cadet) père de famille comblé et bourreau de travail à son bureau va précisément y jouer les prolongations en succombant au charme d'une de ses collègues ... Classique mais bonjour les complications ! Quant à ...
- Rémi (l'ainé) celui qui fait la morale à tout le monde, et bien ... mais là, je vous laisse découvrir ! (sachez seulement que ses deux frères n'en sont toujours pas revenus).
Parmi beaucoup d'autres, une petite phrase m'a beaucoup plu,
- " coucher avec un homme marié, c'est comme emprunter un livre à la bibliothèque, on sait par avance, qu'il faudra un jour ou l'autre le restituer ! "
Simone @
10:40 Publié dans Film | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














