01.11.2008

J'arrive ...

J'ai vainement cherché la vidéo. Le disque vinyle doit traîner dans un bac, tout au fond de la penderie ... Serait-ce le genre d'enregistrement à n'écouter qu'une fois par an ? En tous cas, il survivra.

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" De chrysanthèmes en chrysanthèmes
" Nos amitiés sont en partance
" De chrysanthèmes en chrysanthèmes
" La mort potence nos dulcinées
" De chrysanthèmes en chrysanthèmes
" Les autres fleurs font ce qu'elles peuvent
" De chrysanthèmes en chrysanthèmes
" Les hommes pleurent, les femmes pleuvent.

" J'arrive, j'arrive
" Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
" Encore une fois, traîner mes os
" Jusqu'au soleil jusqu'à l'été
" Jusqu'au printemps, jusqu'à demain
" J'arrive, j'arrive
" Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
" Encore une fois voir si le fleuve
" Est encore fleuve, voir si le port
" Est encore port, m'y voir encore
" J'arrive, j'arrive
" Mais pourquoi moi, pourquoi maintenant
" Pourquoi déjà et où aller ?
" J'arrive bien sûr, j'arrive
" N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ?

" De chrysanthèmes en chrysanthèmes
" A chaque fois plus solitaire
" De chrysanthèmes en chrysanthèmes
" A chaque fois surnuméraire
" J'arrive, j'arrive
" Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
" Encore une fois prendre un amour
" Comme on prend le train pour plus être seul
" Pour être ailleurs pour être bien
" J'arrive, j'arrive
" Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé
" Encore une fois remplir d'étoiles
" Un corps qui tremble et tomber mort
" Brûlé d'amour le coeur en cendres
" J'arrive, j'arrive
" C'est même pas toi qui es en avance
" C'est déjà moi qui suis en r' tard
" J'arrive, bien sûr j'arrive
" N'ai-je jamais rien fait d'autre qu'arriver ? "


paroles de Jacques Brel.

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09.08.2008

PLAINS-CHANTS de Geneviève Pastre

abe5a0baf0beb8d927b747b6f3c7e030.jpgCollection Les Octaviennes.
Editions Geneviève Pastre.

Impressions de lecture.
(résumé interprétatif)



Chant I -

Cet homme qui est assis, qui reste assis même quand il marche et peut rester ainsi immobile durant des heures, des jours, des mois, des années, qui sait ? ...
Il ne bouge plus mais regarde le monde, ce monde composé d'êtres tout à fait semblables à lui.


Chant II -

Le brouillard froid a succédé au chaud soleil, le profil de l'être aimé s'est estompé, les lèvres se sont dérobées et les bras ne rencontrent plus que le vide. Course éperdue pour rattraper la chaleur d'antan, l'homme trébuche avant d'être happé par le marais.


Chant III -

Au tréfonds de son âme, quelque chose bouge ...
L'énergie ressuscite. Il n'a pas bougé d'un poil.
Vertige cadenassé.


Chant IV -

Choc de mots contre le roc, fleurs en papier-crépon jetées aux pieds de ceux qui passent bardés d'indifférence. Sont ils encore vivants ou bien semblables à tous ces morts dont les fantômes s'exhibent aux fenêtres quand la nuit va tomber ?



Chant V -

L'homme privé d'amour revient à l'état larvaire, il se traîne, creuse des tunnels pour s'y cacher tout en cherchant désespérément la sortie, feignant de rire en quête d'un son qui encourage ...


Chant VI -

Inlassable répétition de ce qui fut et voudrait être encore ...
Rires, pleurs, suffocation, espérance désespérée.


Chant VII -

Lente ascension empruntant des barreaux débouchant sur un ciel vide ? ...


Chant VIII -

Après les insupportables stridences, le silence est au rendez-vous en ce néant hospitalier.


Chant IX -

La mémoire transforme le passé en présent inaliénable.


Chant X -

Derrière lui, les espoirs déçus, tentatives avortées de transcendances, accroissement de solitude, les amours mortes s'offrent une ultime prolongation dans l'air automnal.


Chant XI -

Ultime attente. Purgatoire en suspension ...


Chant XII -

Symphonie sphérique !


Chant XIII -

Retrouvailles définitives.

Ces commentaires ont été inspirés de la lecture de " IL" première partie de ce poème en forme de triptyque (IL, Lamento, Le Fleuve) sous le titre de PLAINS-CHANTS. que l'on doit à Geneviève Pastre, collection Les Octaviennes.
http;//www.gpastre-editions.com

Editions Geneviève Pastre 67, rue St-Jacques 75005 PARIS.

N.B. A partir du Chant VII mon interprétation du poème a peut-être pris un chemin personnel. (non voulu par l'auteur(e) ? Elle seule pourrait le dire ... mais on se projette toujours dans ce qui est lu. Par conséquent, la Rencontre selon les sensibilités de chacun aura lieu en ce monde ou dans l'après-vie. (Nirvana pour les uns et Néant pour les autres ...)

L'écriture de l'ouvrage est d'une beauté à couper le souffle. La musicalité du verbe nous entraîne au fil de ces treize séquences en adoptant un rythme différent qui nous permet d'adhérer étroitement à ce qui est dit. Les images surgissent sous nos yeux éblouis et nous nous ouvrons à ce que les anciens désignaient sous le terme de Cosmos.

Simone Alexandre.